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Coup de coeur de YSN – The Vines : entre Beatles et Nirvana

«Mon père jouait de la guitare et chantait dans un groupe des années 60 appelé The Vynes, avec un y, explique le juvénile Australien Craig Nicholls, chanteur-guitariste des Vines, avec un i. Ils n’ont enregistré qu’un single, que mon père a perdu. Je ne les ai donc jamais entendus. J’ai seulement vu une photo d’eux, posant dans leurs costards étriqués… Je n’avais que des idées stupides au moment de trouver un nom pour le groupe, j’ai pensé que ça serait bien de faire revivre les Vynes.» Cette nouvelle mouture échouera-t-elle dans quinze ou vingt ans sur une compilation façon Nuggets, consacrée aux soubresauts du rock’n’roll au début du millénaire ? Ou les Vines deviendront-ils le groupe majeur que subodore l’incorrigible presse anglaise, évoquant à leur propos une «synthèse parfaite entre Nirvana et les Beatles» ?

Eclosion. «Tout ce battage ne m’affecte pas vraiment, soutient Craig Nicholls, qui aligne les interviews dans un local de la fac de Glasgow aménagé en loge. Je ne m’en rends d’ailleurs même pas compte : la musique bouffe toute mon énergie, et je n’étais pas habitué à voyager autant.» Les Vines présentaient le mois dernier sur quelques scènes britanniques leur premier album tout juste sorti, Highly Evolved. Où l’auditeur assiste à l’éclosion d’un groupe en devenir, qui revêt d’un titre à l’autre les atours et tics soniques d’autres formations. Ainsi Highly Evolved, la chanson-titre qui démarre l’album, rappelle-t-elle Beck interprétant du Nirvana ; Autumn Shade fait, quant à elle, Oasis singeant les Beatles (pléonasme) ; Outtathaway, qui suit, emprunte à Blur ses maniérismes working-class bidons ; In the Jungle lorgne même du côté de feu Alice In Chains. Et ainsi de suite, avec une prédominance marquée pour Cobain et Gallagher – donc les Beatles – heureusement assortie d’une candeur désarmante («Je suis resté scotché en 1969», déclare Nicholls au début de la dernière chanson du CD, 1969) et d’un sens inné de la mélodie accrocheuse qui rendent à l’arrivée l’affaire plus palpitante qu’irritante.

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Obsession. La gestation des Vines a été «très lente», se rémémore Nicholls, qui a fondé voici sept ans le groupe avec le bassiste Patrick Matthews et le batteur David Olliffe. «Au départ, on ne songeait même pas à monter un groupe. On faisait des reprises des Kinks et de Nirvana, jouant de temps à autre dans des pubs pour quelques amis. On était très feignasses. Par la suite, réalisant que j’étais incapable de faire quoi que ce soit d’autre, j’ai décidé de concentrer toute mon énergie sur la musique.» Enregistrer un album devient dès lors une obsession : «Je serais devenu fou si je n’y étais pas arrivé», s’enflamme Nicholls.

Démarré il y a un an à Los Angeles avec le producteur de Beck, Highly Evolved connaît vite des problèmes de croissance. Au bout de quelques semaines, l’argent manque : «On nous a dit de rentrer en Australie, mais, pour moi, il n’en était pas question. Je voulais terminer douze chansons, point-barre.» Le trio perd son batteur (remplacé au début de cette année par Hamish Rosser, auquel est venu s’adjoindre Ryan Griffiths à la deuxième guitare), mais Nicholls persiste et voit son obstination récompensée lorsque Capitol offre un contrat mondial aux Vines à la fin du mois de décembre 2001.

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Fureur adolescente. «Quoi qu’il arrive, il y aura un deuxième album, même si on doit l’enregistrer sur le 4 pistes d’un copain», affirme aujourd’hui ce garçon certes intense, mais nullement borderline comme le prétend sa réputation naissante. Sauf sur scène, où il se déchaîne avec une fureur adolescente fleurant bon le «retour du rock’n’roll» matraqué à longueur d’articles par la presse spécialisée. «Je suis ravi que des groupes comme les Hives, les White Stripes ou les Strokes existent. Nous avons des points communs évidents avec eux : aucun d’entre nous n’est un produit manufacturé. Le rock nous excite et nous voulons faire partager notre passion. Et puis, seuls, nous n’aurions jamais récolté une telle attention. Le timing est très important et nous sommes sans doute arrivés au bon moment.».

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