Les enfants de Ringo Starr
Ringo Starr a trois enfants, tous nés de son premier mariage avec Maureen Cox : Zak, l’aîné, né en 1965 au cœur de la Beatlemania et devenu l’un des batteurs les plus demandés du rock britannique ; Jason, né en 1967 au moment de la mort de Brian Epstein, qui a choisi de vivre loin des projecteurs ; et Lee, née en 1970 quelques mois après la séparation des Beatles, créatrice et maquilleuse, qui a surmonté une tumeur cérébrale. À ce noyau s’ajoutent deux beaux-enfants venus avec Barbara Bach en 1981, Francesca et Gianni Gregorini, une demi-sœur du côté maternel, Augusta Tigrett, neuf petits-enfants et un arrière-petit-fils.
Cette biographie des enfants de Ringo Starr raconte chacun de leurs parcours, de l’enfance dans les maisons des Beatles jusqu’à aujourd’hui : les débuts de Zak sous l’œil de son parrain Keith Moon, ses trente ans aux côtés des Who et son passage chez Oasis, la discrétion de Jason, les combats de Lee, la mort de leur mère en 1994, et la relation qu’ils entretiennent avec un père qui a reconnu publiquement ne pas avoir été le père qu’il aurait dû être. Avec des citations sourcées, des vidéos, une chronologie, une FAQ et les erreurs les plus fréquentes corrigées une à une.
En bref — Les enfants de Ringo Starr en dix points
- Trois enfants biologiques : Zak Starkey (13 septembre 1965), Jason Starkey (19 août 1967) et Lee Starkey (11 novembre 1970).
- Leur mère : Maureen Cox, première épouse de Ringo de 1965 à 1975, morte en 1994 à Seattle.
- Zak, le batteur : formé dans l’ombre de son parrain Keith Moon, batteur des Who de 1996 à 2025, d’Oasis de 2004 à 2008, de Johnny Marr, et producteur primé aux Grammy Awards.
- Jason, le discret : ancien batteur devenu road manager puis photographe, marié à la créatrice Flora Evans, père de quatre fils.
- Lee, la créatrice : maquilleuse et styliste, deux fois soignée pour une tumeur cérébrale, mère de triplés nés en 2009.
- Deux beaux-enfants : Francesca Gregorini, réalisatrice, et Gianni Gregorini, enfants de Barbara Bach.
- Une demi-sœur : Augusta King Tigrett, née en 1987 du second mariage de Maureen.
- Petits-enfants : neuf à ce jour, dont Tatia Starkey, née en 1985, qui a fait de Ringo le premier Beatle grand-père.
- Arrière-petit-fils : Stone, fils de Tatia, né en août 2016.
- Le père : Ringo a reconnu qu’il aurait pu être un meilleur père, et dit aujourd’hui adorer son rôle de grand-père.
Qui sont les enfants de Ringo Starr ? La famille Starkey en un tableau
La question semble simple, mais la réponse dépend de ce que l’on compte. Ringo a trois enfants biologiques. Si l’on ajoute les deux enfants de Barbara Bach, qu’il a élevés à partir de 1981, on arrive à cinq. Les intéressés, eux, comptent souvent la fratrie à quatre, en incluant Augusta, la fille de Maureen et d’Isaac Tigrett, qui n’a aucun lien de sang avec Ringo mais a grandi avec Zak, Jason et Lee. Le tableau ci-dessous présente l’ensemble de la famille.
| Nom | Naissance | Lien avec Ringo | Activité |
|---|---|---|---|
| Zak Richard Starkey | 13 septembre 1965 | Fils (avec Maureen Cox) | Batteur, producteur |
| Jason Starkey | 19 août 1967 | Fils (avec Maureen Cox) | Ancien batteur, road manager, photographe |
| Lee Parkin Starkey | 11 novembre 1970 | Fille (avec Maureen Cox) | Maquilleuse, styliste |
| Francesca Gregorini | 1968 | Belle-fille (fille de Barbara Bach) | Réalisatrice, scénariste |
| Gianni Gregorini | 1972 | Beau-fils (fils de Barbara Bach) | Vie privée |
| Augusta King Tigrett | 4 janvier 1987 | Aucun (demi-sœur de Zak, Jason et Lee) | Vie privée |
| Tatia Jayne Starkey | 7 septembre 1985 | Petite-fille (fille de Zak) | Artiste peintre, musicienne |
| Luna Lee Lightnin Starkey | 21 mars 2021 | Petite-fille (fille de Zak) | — |
| Louis, Sonny, Rock et Buddy Starkey | 1999, 2002, 2009, 2011 | Petits-fils (fils de Jason) | — |
| Ruby, Jakamo et Smokey | 7 septembre 2009 | Petits-enfants (triplés de Lee) | — |
| Stone Zakomo Low | Août 2016 | Arrière-petit-fils (fils de Tatia) | — |
Pour un tour d’horizon complémentaire de toute la famille, voir aussi notre dossier Les enfants de Ringo Starr : Zak, Jason, Lee et toute la famille Starkey.
Sommaire
Avant les enfants : Ringo, Maureen et la Beatlemania
Une rencontre au Cavern
L’histoire des enfants de Ringo commence au Cavern Club de Liverpool, en 1962. Mary Cox, que tout le monde appelle Maureen, est une jeune apprentie coiffeuse de quinze ou seize ans, habituée des concerts de midi. Richard Starkey vient de quitter Rory Storm and the Hurricanes pour remplacer Pete Best chez les Beatles. Elle lui demande un autographe ; quelques semaines plus tard, il l’invite à danser. Pendant deux ans, leur relation reste aussi discrète que possible, conformément à la règle de Brian Epstein qui veut que les Beatles paraissent célibataires. Le parcours de Maureen est raconté en détail dans notre biographie de Maureen Cox Starkey.
Un mariage précipité
Le 20 janvier 1965, Ringo demande Maureen en mariage à l’Ad Lib Club, à Londres. Quelques jours plus tard, elle apprend qu’elle est enceinte. Le mariage est célébré le 11 février 1965, à huit heures du matin, au bureau d’état civil de Caxton Hall, avec Brian Epstein pour témoin. Maureen a dix-huit ans, Ringo vingt-quatre. Onze jours plus tard, il s’envole pour les Bahamas tourner Help!. La vie familiale des Starkey commence au rythme d’une carrière qui ne laisse aucun répit.
Un père dans la tourmente
Entre 1965 et 1970, Ringo est simultanément le batteur du groupe le plus célèbre de la planète et le père de jeunes enfants. Les Beatles jouent au Shea Stadium en août 1965, tournent jusqu’en 1966, puis s’enferment à Abbey Road pour enregistrer Revolver, Sgt. Pepper, l’Album blanc et Abbey Road. La vie domestique s’organise autour de cette contrainte, et non l’inverse. Ringo l’a résumé plus tard sans détour : il a appris en devenant père qu’il aurait pu être un meilleur père. Pour le parcours de Ringo lui-même, voir la biographie complète de Ringo Starr.
Grandir derrière un portail
Après un premier appartement au 34 Montagu Square, à Londres, la famille s’installe en juillet 1965 à Sunny Heights, une grande maison de St George’s Hill, à Weybridge, dans le Surrey, non loin de chez John Lennon. Viendront ensuite une demeure ancienne à Elstead, une maison à Highgate en 1969, puis, en 1973, Tittenhurst Park, le domaine du Berkshire racheté à John Lennon, où avait été tourné le clip d’Imagine. Les enfants Starkey grandissent donc dans les maisons mêmes où s’écrit la légende des Beatles, protégés des photographes par de hauts murs, mais exposés à tout le reste : l’absence d’un père en tournée ou en studio, puis, au début des années 1970, l’alcool et le délitement du couple.
1975 : le divorce
Le mariage de Ringo et Maureen se défait au début des années 1970. Le divorce est prononcé le 17 juillet 1975. Maureen obtient la garde des trois enfants ; Ringo, un droit de visite et la charge de leur entretien. Zak a neuf ans, Jason sept, Lee quatre. Les enfants grandissent désormais principalement chez leur mère, qui refait sa vie à partir de 1976 avec Isaac Tigrett, le cofondateur du Hard Rock Cafe. Ringo, lui, traverse une décennie difficile, racontée dans La traversée du désert de Ringo Starr (1975-1992).
Zak Starkey, l’aîné : l’enfance d’un batteur (1965-1980)
Né le 13 septembre 1965
Zak Richard Starkey naît le 13 septembre 1965 au Queen Charlotte’s Hospital, à Hammersmith, dans l’ouest de Londres. Sa mère a dix-neuf ans depuis cinq semaines. Interrogée par la presse, Maureen exprime le souhait que le bébé ressemble à son père, sans forcément suivre ses traces. Ringo, de son côté, aurait affirmé qu’il ne laisserait pas son fils devenir batteur. Le prénom, court et impossible à abréger, aurait été choisi précisément pour cela : trois lettres, aucun diminutif possible.
Le jour de sa naissance coïncide avec la sortie aux États-Unis du single Yesterday, dont la face B, Act Naturally, est chantée par Ringo. La précision a son importance, car au Royaume-Uni Yesterday ne sortira en 45 tours qu’en 1976.
Une maison pleine de musique
Zak grandit à Sunny Heights, puis dans les autres maisons de la famille, au milieu des musiciens qui passent rendre visite à son père. Il l’a raconté au magazine Modern Drummer en 2006 : quand il était très jeune, la musique était partout dans la maison de ses parents. Son père l’emmène voir T. Rex lorsqu’il a six ans, un concert qui le marque durablement : c’est, dit-il, à ce moment-là que tout a commencé pour lui.
Les séjours chez son père, après le divorce, sont aussi l’occasion de passer quelques jours chez un voisin et ami de la famille : Keith Moon, le batteur des Who. Zak l’a toujours décrit comme une sorte d’oncle, l’un des meilleurs amis de son père.
Keith Moon, le parrain
Keith Moon est le parrain de Zak, et c’est lui qui décide de sa vocation. Vers l’âge de huit ans, Zak découvre la compilation des Who Meaty Beaty Big and Bouncy, qui, selon ses propres mots, renverse tout. Moon lui offre une batterie, un kit Premier blanc et or, qui sera revendu bien plus tard aux enchères chez Sotheby’s. Zak l’a résumé sans ambiguïté : il a voulu jouer de la batterie à cause de Keith.
Le paradoxe est savoureux. Le fils de Ringo Starr, l’un des batteurs les plus célèbres du monde, n’a pas appris auprès de son père. Ringo refusait de lui donner des leçons et tentait même de le décourager, convaincu que la vie de batteur professionnel n’était pas un cadeau. Zak a donc appris seul, en écoutant les disques et en observant Moon, c’est-à-dire en adoptant le style le plus éloigné qui soit de celui de son père : là où Ringo est un batteur de retenue et de placement au service de la chanson, Moon est un batteur de débordement permanent. Zak a hérité du second. Il a pourtant précisé qu’il ne s’était jamais vraiment assis derrière une batterie avec Keith : il observait, il écoutait, il apprenait de loin.
Correctif factuel — À quel âge Keith Moon a-t-il offert une batterie à Zak ?
Les récits divergent. La version la plus répandue, reprise par la plupart des notices biographiques, situe le cadeau autour de son huitième anniversaire, en 1973. Dans son entretien de 2006 avec Modern Drummer, Zak évoque pour sa part un kit Premier blanc et or reçu à douze ans. Il est possible que les deux souvenirs se rapportent à des batteries différentes ; il est surtout certain que Keith Moon a été l’initiateur de sa vocation, ce que Zak n’a jamais cessé de répéter. Autre point à noter : Kenney Jones, successeur de Moon chez les Who, lui aurait ensuite transmis l’une des batteries blanches de son parrain.
1978 : la mort de Keith Moon
Keith Moon meurt le 7 septembre 1978, à trente-deux ans. Zak a presque treize ans. Ses obsèques ont lieu le 13 septembre au crématorium de Golders Green, le jour même de l’anniversaire de Zak, qui y assiste avec sa mère. Dix-huit ans plus tard, il occupera le tabouret de son parrain derrière la batterie des Who.
Un adolescent dans les pubs
Dès douze ans, Zak joue dans les pubs avec un groupe de garage baptisé The Next. Il apprend le métier sur le tas, sans école ni professeur, au contact des musiciens de passage. Son frère Jason partage alors la même passion pour la batterie. Pour comprendre le poids de l’héritage paternel sur sa génération, voir notre comparaison des carrières des fils de Beatles.
Zak Starkey, les années d’apprentissage (1980-1995)
Des groupes aux noms improbables
Au début des années 1980, Zak enchaîne les formations aux noms volontairement absurdes, comme Musty Jack Sponge and the Exploding Nudists, où joue aussi Jason. Ces groupes ne franchissent pas le seuil de la notoriété, mais ils lui permettent de multiplier les concerts et les rencontres.
Les premiers enregistrements
Ses premiers enregistrements notables le rapprochent déjà des Who. En 1985, il joue sur l’album solo de Roger Daltrey Under a Raging Moon, conçu comme un hommage à Keith Moon. La même année, il enregistre avec John Entwistle, le bassiste des Who, l’album The Rock, qui ne sortira qu’en 1996. Il participe aussi aux séances d’un album du groupe américain The Semantics, publié seulement au Japon en 1996.
Icicle Works et ASAP
En 1988, il remplace Chris Sharrock dans les Icicle Works, groupe de Liverpool mené par Ian McNabb, avec qui il n’enregistre qu’un titre. En 1989, il tient la batterie sur Silver and Gold, l’album d’ASAP, le projet solo d’Adrian Smith, guitariste d’Iron Maiden. Ces collaborations lui valent une réputation de batteur puissant et fiable, capable de passer d’un univers à l’autre.
Le All-Starr Band de son père (1989-1995)
En 1989, Ringo, sobre depuis sa cure d’octobre 1988, lance son All-Starr Band. Zak y fait une apparition dès la première tournée, puis tient la batterie aux côtés de son père lors des tournées de 1992 et de 1995. La configuration à deux batteurs, le père et le fils côte à côte, devient l’une des images fortes de cette période. Ce n’est pas un simple geste familial : Zak y apprend à tenir un concert carré, chaque soir, dans de grandes salles, entouré de musiciens comme Joe Walsh, Todd Rundgren, Nils Lofgren ou Dave Edmunds. L’histoire de la formation est racontée dans Le All-Starr Band de Ringo Starr : l’histoire complète.
En juillet 1992, le groupe se produit au festival de Montreux, en Suisse. Le concert a été filmé :
Les meilleurs moments de ces tournées, dont plusieurs avec Zak, sont réunis sur la compilation Ringo Starr and His All-Starr Band: The Anthology So Far.
Daltrey, Face et l’appel des Who
En 1994, Zak accompagne Roger Daltrey sur la tournée Daltrey Sings Townshend, aux côtés de John Entwistle. Fin 1995, il rejoint brièvement un groupe baptisé Face, qu’il quitte au printemps 1996. C’est à ce moment que les Who l’appellent. Selon Zak, c’est John Entwistle qui l’a fait venir après l’avoir entendu jouer dans un pub. En 1995, il doit aussi faire face, avec son père, au diagnostic de sa sœur Lee : les deux hommes annulent alors une tournée américaine pour être à ses côtés.
Zak Starkey et les Who : vingt-neuf ans sur le tabouret de Keith Moon (1996-2025)
1996 : Quadrophenia
En 1996, les Who remontent sur scène leur opéra rock Quadrophenia, d’abord à Hyde Park, puis en tournée. Ils cherchent un batteur capable de restituer l’énergie de Keith Moon sans le singer. Zak obtient le poste. Pour lui, c’est l’aboutissement d’une histoire commencée vingt ans plus tôt dans le salon de son parrain. Pour Pete Townshend et Roger Daltrey, c’est le batteur qui, depuis la mort de Moon, colle le mieux à l’esprit du groupe. Townshend aurait trouvé une formule pour le décrire : un “Keith Moon karmique”.
Les grands rendez-vous
Pendant près de trente ans, Zak accompagne les Who dans leurs concerts les plus marquants. Il est derrière la batterie au Concert for New York City, le 20 octobre 2001, après les attentats du 11 septembre ; au spectacle de la mi-temps du Super Bowl en février 2010 ; aux concerts annuels du Royal Albert Hall au profit du Teenage Cancer Trust, l’association parrainée par Roger Daltrey ; à la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Londres, le 12 août 2012 ; au concert 12-12-12 pour les victimes de l’ouragan Sandy ; et à Hyde Park en 2015, pour les cinquante ans du groupe.
Les disques
En studio, sa participation est plus discrète, car les Who enregistrent peu après 1982. Zak joue sur les titres inédits de la compilation Then and Now (2004), sur un titre de l’album Endless Wire (2006), et sur plusieurs morceaux de WHO (2019), le dernier album studio du groupe : WHO sur Amazon. C’est avant tout sur scène qu’il s’est imposé, au point de devenir le batteur qui a accompagné les Who le plus longtemps de leur histoire.
Correctif factuel — Zak Starkey a-t-il été “membre des Who” ?
On lit souvent que Zak a été membre des Who pendant trente ans. C’est inexact au sens strict : il a été le batteur engagé du groupe, pour les tournées et les enregistrements, mais n’a jamais fait partie de l’entité The Who, qui reste la propriété de Pete Townshend et Roger Daltrey. Daltrey l’a dit lui-même sans détour en 2025 : Pete et lui conservent le droit d’être les Who, et tous les autres sont des musiciens de session. Cette distinction explique pourquoi son départ a pu être décidé, annulé puis confirmé en quelques semaines.
Le jeu de Zak
Ceux qui l’ont vu jouer avec les Who décrivent un batteur au jeu dense et foisonnant, qui respecte l’esprit de Moon sans reproduire ses parties note pour note. Zak l’a expliqué à Modern Drummer : il n’existe pas vraiment de parties figées dans les chansons des Who, car tout ce que jouait Keith changeait constamment. Plutôt que de copier, il a donc cherché à retrouver la manière, l’élan et l’imprévisibilité. C’est sans doute ce qui lui a valu la confiance de Townshend pendant si longtemps.
2025 : la rupture avec les Who, chronique d’un feuilleton
Mars : l’incident du Royal Albert Hall
Fin mars 2025, lors des concerts des Who au Royal Albert Hall au profit du Teenage Cancer Trust, Roger Daltrey interrompt la chanson The Song Is Over en se plaignant de ne pas entendre la tonalité, couverte selon lui par la batterie. L’incident, filmé par des spectateurs, fait le tour des réseaux sociaux.
16 avril : le premier départ
Le 16 avril 2025, la presse annonce que les Who se séparent de leur batteur. Le lendemain, Zak publie un message où il se dit très fier de ses presque trente années avec le groupe. Il rappelle qu’il a souffert en janvier d’un problème de santé sérieux, des caillots de sang dans le mollet droit, désormais complètement guéri. Il se dit surpris et attristé que quelqu’un ait pu trouver à redire à sa prestation ce soir-là, et conclut avec humour que vingt-neuf ans dans n’importe quel emploi, c’est une belle carrière.
19 avril : le retour
Trois jours plus tard, Pete Townshend annonce que Zak reste finalement le batteur des Who. Il évoque des problèmes de communication, personnels et privés, de tous les côtés, et l’affaire semble close.
18 mai : le second départ
Le 18 mai 2025, nouveau retournement : Townshend annonce qu’après de nombreuses années de beau travail à la batterie, le moment est venu d’un changement, et souhaite à Zak le meilleur pour ses nombreux projets. Scott Devours, batteur du groupe solo de Daltrey, le remplace pour la tournée d’adieux. Zak réagit le jour même : il affirme avoir été renvoyé deux semaines après sa réintégration, et qu’on lui a demandé de déclarer qu’il avait quitté les Who de lui-même, ce qu’il refuse, puisqu’il n’aurait jamais quitté le groupe qu’il aime. Il résume l’épisode d’une image restée célèbre : il est entré et sorti du groupe comme le soufflet d’un accordéon.
Les versions de Townshend et de Daltrey
En juin, Pete Townshend reconnaît, dans un entretien au journal i, n’avoir rien remarqué d’anormal dans le jeu de Zak, et attribue le problème au son. Il explique que la décision devait être prise avec Roger, mais qu’elle a en quelque sorte échappé à tout contrôle, et compare Zak à un autre Keith Moon, avec de vrais atouts et de vraies difficultés. Au cours de l’été, Roger Daltrey donne sa version au Times : il y avait tant de basses sur le son de la batterie qu’il ne parvenait pas à trouver sa note, et c’est au technicien, non au batteur, qu’il adressait ses gestes. Il qualifie les déclarations publiques de Zak d’“assassinat de caractère”.
Ce que l’épisode révèle
Au-delà de l’anecdote, l’affaire illustre la situation ambiguë de Zak au sein des Who : indispensable sur scène depuis trois décennies, mais sans statut. Elle illustre aussi la manière dont il a toujours refusé de jouer la carte du “fils de” : ni plainte publique contre son employeur, ni appel à son père, mais une défense de son travail, avec l’humour pince-sans-rire hérité de Liverpool. Zak a précisé être resté en bons termes avec Daltrey. Selon plusieurs médias, il a présenté en 2026 un spectacle personnel autour des chansons des Who, et un rapprochement avec le groupe aurait même été évoqué : la porte n’est peut-être pas tout à fait fermée.
Correctif factuel — Zak a-t-il été “viré une fois” des Who ?
La plupart des articles parlent d’un licenciement unique. Il y a eu en réalité trois épisodes : l’annonce de son départ le 16 avril 2025, sa réintégration le 19 avril par Pete Townshend, puis un second départ annoncé le 18 mai. Zak lui-même a d’abord parlé d’une “mise à la retraite”, avant de préciser qu’il avait bien été renvoyé. Les déclarations de Ringo Starr sur l’affaire, souvent citées, n’ont été rapportées que de seconde main, par son fils ; elles doivent donc être maniées avec prudence.
Zak Starkey au-delà des Who : Oasis, Johnny Marr, le reggae et Mantra of the Cosmos
The Lightning Seeds (1997-2000)
Parallèlement aux Who, Zak mène une carrière de musicien de studio et de scène très active. De 1997 à 2000, il joue avec les Lightning Seeds, le groupe pop de Ian Broudie, sur les albums Like You Do (1997) et Tilt (1999). Broudie, producteur emblématique de la scène de Liverpool, deviendra pour lui un mentor et un confident.
Johnny Marr and the Healers (2000-2003)
Au tournant des années 2000, Zak est membre fondateur des Healers, le groupe formé par Johnny Marr, l’ancien guitariste des Smiths. L’album Boomslang, paru en 2003, est suivi d’une tournée mondiale : Boomslang de Johnny Marr and the Healers sur Amazon. L’amitié entre les deux hommes est restée solide : Johnny Marr sera l’un des témoins du second mariage de Zak, en 2022.
Oasis (2004-2008)
En 2004, Zak rejoint Oasis en tournée et en studio, après le départ du batteur Alan White. Il joue sur deux albums du groupe des frères Gallagher : Don’t Believe the Truth (2005) et Dig Out Your Soul (2008), sans jamais devenir membre officiel. Il partage avec le groupe la scène des Brit Awards en 2007, quand Oasis reçoit un prix pour l’ensemble de sa carrière. Zak a qualifié les musiciens d’Oasis de parmi les plus intelligents qu’il ait jamais rencontrés.
Le clin d’œil de l’histoire est réjouissant : les frères Gallagher, qui ont construit leur légende sur l’admiration des Beatles, se retrouvent avec le fils de Ringo derrière la batterie. Le single Lyla, extrait de Don’t Believe the Truth, devient numéro un au Royaume-Uni en 2005 :
Les deux albums sont disponibles : Don’t Believe the Truth et Dig Out Your Soul. Sur la relation entre Oasis et les Beatles, voir notre dossier Oasis, de Liverpool à Manchester et l’anecdote de Liam Gallagher face à Ringo Starr.
Correctif factuel — Zak Starkey a-t-il été membre d’Oasis ?
Non, pas officiellement. De 2004 à 2008, il a été le batteur de tournée et de studio d’Oasis, et il joue sur deux albums, mais il n’a jamais été intégré au groupe comme membre à part entière. Il n’était pas non plus le batteur de la tournée de reformation de 2025 : il a lui-même expliqué que les remous de son départ des Who l’avaient privé de cette possibilité.
Paul Weller, Kasabian et les autres
Zak multiplie aussi les collaborations ponctuelles : avec Paul Weller, au concert d’hommage à Steve Marriott en 2001 et sur un titre enregistré en 2007 avec Graham Coxon, ou encore sur l’album One More Time for the Old Tosser, lié à Steve Marriott. Avec sa compagne Sharna Liguz, il forme à la fin des années 2000 le groupe Penguins, rebaptisé Pengu!ns, qui publie l’album Hatemale en 2011 et fait les premières parties de Kasabian et de Beady Eye, le groupe de Liam Gallagher.
SSHH
Le duo SSHH, formé par Zak et Sharna Liguz, surnommée “Sshh”, publie en 2016 l’album Issues, sur lequel Zak tient plusieurs instruments. Le projet signe ensuite chez BMG. C’est le signe d’une évolution : le batteur devient producteur, arrangeur, maître d’œuvre de ses propres disques.
Trojan Jamaica et le Grammy
En 2016, Zak et Sshh fondent Trojan Jamaica, un label consacré au reggae, installé en Jamaïque et soutenu par BMG. En 2019, Zak coproduit et joue sur l’album collectif Red Gold Green & Blue, publié par le label. Surtout, Zak coproduit et joue sur Got to Be Tough, le dernier album de Toots and the Maytals, publié en 2020, quelques semaines avant la mort de Toots Hibbert. L’album remporte le Grammy Award du meilleur album de reggae lors de la cérémonie de 2021. Le fils de Ringo Starr est donc, entre autres choses, un producteur de reggae récompensé.
L’album est disponible ici : Got to Be Tough de Toots and the Maytals. Le goût de Zak pour le reggae fait écho à celui de son père, qui a lui aussi exploré ce répertoire : voir Ringo Starr, fier de cette chanson reggae.
Mantra of the Cosmos (depuis 2023)
En 2023, Zak forme Mantra of the Cosmos avec Shaun Ryder et Bez, des Happy Mondays, et Andy Bell, de Ride et d’Oasis. Le groupe donne son premier concert à Londres en juin 2023 et se produit à Glastonbury la même année. Il publie une série de singles, dont X (Wot You Sayin?) et Domino Bones (Gets Dangerous), avec Noel Gallagher en invité.
En juin 2025, le groupe publie Rip Off, avec Sean Ono Lennon et James McCartney. Pour la première fois, trois fils de Beatles apparaissent sur un même enregistrement. La presse y voit aussitôt une “réunion” de la nouvelle génération ; Zak coupe court, au Telegraph, en expliquant qu’il s’agit simplement de Mantra of the Cosmos avec eux dedans, et que cela reste son groupe. Pour les deux autres fils de Beatles, voir Sean Ono Lennon et l’héritage de John et Yoko et James McCartney, l’héritier discret.
Une autobiographie en préparation
Dans son message d’avril 2025, Zak indiquait travailler à une autobiographie, écrite par lui seul. Si elle paraît, ce sera le premier récit à la première personne d’un enfant de Ringo Starr sur sa famille et sa carrière.
Zak Starkey, la vie privée
Sarah Menikides et Tatia
En 1985, à dix-neuf ans, Zak épouse en secret son amour de jeunesse, Sarah Menikides. Leur fille, Tatia Jayne, naît le 7 septembre 1985. Ringo devient ainsi, à quarante-cinq ans, le premier des quatre Beatles à être grand-père, et Maureen grand-mère à trente-neuf ans. Le couple se sépare au milieu des années 2000 ; le divorce est prononcé en 2021.
Sharna “Sshh” Liguz et Luna
Depuis le milieu des années 2000, Zak partage sa vie et sa musique avec Sharna Liguz, musicienne et artiste d’origine australienne. Leur fille, Luna Lee Lightnin, naît le 21 mars 2021 ; son deuxième prénom rend hommage à Lee, la sœur de Zak. Le couple se marie le 21 mars 2022 à Los Angeles. Selon plusieurs médias, Eddie Vedder, le chanteur de Pearl Jam, et Johnny Marr étaient les témoins de Zak. Zak a raconté avec humour qu’après dix-huit ans de vie commune, c’est le cordon ombilical de Luna qui avait en quelque sorte noué le lien du mariage.
Le fils et le père
Zak a toujours entretenu avec son père une relation affectueuse et sans complaisance. Il a rarement parlé de son enfance en termes amers, et préfère évoquer les souvenirs heureux, comme le concert de T. Rex ou les séjours chez Keith Moon. Les deux hommes partagent parfois la scène lors d’occasions spéciales, comme, selon plusieurs sources, les célébrations du soixante-dixième anniversaire de Ringo en 2010, et Zak assiste régulièrement aux célébrations “Peace and Love” du 7 juillet. Sur la question de leurs styles, il a réglé le débat à sa manière : en jouant comme Keith Moon plutôt que comme son père, il a évité toute comparaison directe.
Le style de Zak Starkey : le fils de Ringo qui joue comme Keith Moon
Deux écoles opposées
Pour comprendre la place de Zak dans l’histoire de la batterie rock, il faut le comparer aux deux hommes qui l’ont façonné. Ringo Starr incarne une école de la retenue : un tempo d’une grande stabilité, des parties inventives mais économes, une manière de servir la chanson plutôt que de la dominer. Keith Moon incarne l’école inverse : un jeu foisonnant, des roulements permanents, des cymbales frappées comme des instruments mélodiques, une batterie qui ne se contente jamais d’accompagner. Zak, élevé entre ces deux pôles, a fait un choix clair dès l’adolescence : celui de Moon.
Un jeu puissant et mobile
Ceux qui l’ont vu sur scène décrivent un batteur puissant, d’une grande endurance, capable de tenir des concerts de plus de deux heures sur un répertoire exigeant. Son jeu est mobile, il circule beaucoup sur les toms, multiplie les relances, mais sans tomber dans la caricature de Moon, dont il sait qu’elle serait vaine. Chez les Who, il a cherché à retrouver l’élan et l’imprévisibilité de son parrain plutôt que ses parties exactes, puisque, selon ses propres mots, rien de ce que jouait Keith n’était jamais fixé.
Un batteur caméléon
La diversité de ses collaborations dit autre chose : Zak n’est pas seulement un héritier de Moon. Il a su adapter son jeu au rock pop des Lightning Seeds, au rock à guitares de Johnny Marr, au son massif d’Oasis, et même au reggae de Toots and the Maytals, un genre qui exige une précision et une retenue aux antipodes du style des Who. Cette polyvalence explique la longévité de sa carrière de musicien de session, et la confiance que lui ont accordée des artistes aussi différents.
Ce qu’il a hérité de son père
Si Zak a choisi le style de Moon, il a hérité de son père autre chose que la technique : une forme d’humilité devant la chanson, le goût du travail collectif, et cette capacité à rester à sa place de batteur sans chercher la lumière. Comme Ringo, il est avant tout un musicien de groupe. Comme Ringo, il a passé l’essentiel de sa carrière au service des chansons des autres. Pour le jeu de son père, voir notre article Ringo Starr chanteur des Beatles et la biographie de Ringo Starr, qui revient en détail sur son style de batteur.
Zak Starkey en dix dates
- 13 septembre 1965 : naissance à Londres.
- Vers 1973 : son parrain Keith Moon lui offre une batterie.
- 13 septembre 1978 : obsèques de Keith Moon, le jour de ses treize ans.
- 1985 : mariage avec Sarah Menikides, naissance de sa fille Tatia ; premiers enregistrements avec Roger Daltrey et John Entwistle.
- 1992 : batteur du All-Starr Band de son père.
- 1996 : entre au service des Who pour la tournée Quadrophenia.
- 2004 : rejoint Oasis en tournée et en studio.
- 2021 : Grammy du meilleur album de reggae pour Got to Be Tough ; naissance de sa fille Luna.
- 2023 : fonde Mantra of the Cosmos.
- 2025 : quitte les Who après un feuilleton de plusieurs semaines ; publie Rip Off avec Sean Ono Lennon et James McCartney.
Jason Starkey, le cadet : le choix de la discrétion
Né le 19 août 1967
Jason Starkey naît le 19 août 1967, lui aussi au Queen Charlotte’s Hospital. L’été 1967 est celui de Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band, sorti le 1er juin, et de la retransmission mondiale de All You Need Is Love, le 25 juin. Huit jours après la naissance de Jason, le 27 août, Brian Epstein est retrouvé mort à Londres. L’enfant vient au monde au moment précis où les Beatles perdent l’homme qui les avait guidés depuis 1961. Pour le contexte, voir notre portrait de Brian Epstein, le cinquième Beatle.
Dans la famille, on l’appelle “Jay” ; c’est ainsi que son père le désigne dans ses rares confidences. Selon Maureen, son prénom vient de la mythologie grecque, celui du héros de la quête de la Toison d’or. Il a sept ans au moment du divorce de ses parents et grandit, avec son frère et sa sœur, principalement chez sa mère.
1968 : la Sardaigne et Octopus’s Garden
Jason a un an lorsque son père, découragé, quitte les séances de l’Album blanc en août 1968. Persuadé de ne plus être à la hauteur, Ringo emmène sa famille en Sardaigne, à bord d’un bateau prêté par l’acteur Peter Sellers. C’est là qu’un capitaine lui raconte comment les pieuvres rassemblent des cailloux au fond de la mer : l’idée d’Octopus’s Garden est née. La seule chanson signée Ringo sur Abbey Road naît donc d’un moment où il avait choisi sa famille plutôt que le groupe. Voir Octopus’s Garden : paroles, traduction et histoire.
Batteur, lui aussi
Comme son frère aîné, Jason choisit la batterie. Au milieu des années 1980, il joue dans une série de formations londoniennes, parmi lesquelles Buddy Curtis and the Grasshoppers, The People’s Friend, Empire of Sponge ou Musty Jack Sponge and the Exploding Nudists, avec Zak. Aucune ne perce. La comparaison avec son frère n’est pas seulement une question de talent : Zak a bénéficié d’un parrain célèbre, puis d’un réseau construit au fil des tournées. Jason n’a pas eu ces appuis.
Road manager, puis photographe
Jason se tourne ensuite vers les coulisses de la musique. Il travaille comme road manager, au service d’autres musiciens en tournée, puis devient photographe. C’est un parcours de l’ombre, qui lui permet de rester dans le milieu qu’il connaît sans s’exposer.
Les tabloïds
À la fin des années 1980, Jason fait l’objet de plusieurs articles de la presse populaire britannique pour des démêlés judiciaires de faible gravité. Ces épisodes, mineurs, sont restés attachés à son nom pendant des décennies, chaque article sur la famille Starkey les rappelant. Une phrase qui lui est attribuée par la presse britannique au milieu des années 1990, dans les mois qui suivent la mort de sa mère, résume son état d’esprit : être le fils de Ringo Starr aurait été, selon lui, le plus grand poids de sa vie. La citation, souvent reprise, doit être lue pour ce qu’elle est : la réaction d’un homme de vingt-huit ans, qui venait de perdre sa mère, face au fait d’être sans cesse renvoyé au nom de son père. Elle vise la condition de “fils de”, non son père lui-même. Son parcours est raconté plus en détail dans Jason Starkey : le fils de Ringo Starr qui voulait échapper au poids du nom Beatles.
Flora Evans et quatre fils
Jason partage sa vie avec Flora Evans, créatrice de mode et cofondatrice de la marque de jeans Superfine. Le couple se marie en 2010, selon la presse américaine, au terme d’une longue relation. Ils ont quatre fils : Louis, né le 1er juillet 1999, qui s’est tourné vers la comédie ; Sonny, né le 7 février 2002 ; Rock, né le 21 novembre 2009 ; et Buddy, né le 24 juin 2011. Les prénoms, de Sonny à Buddy en passant par Rock, disent assez l’amour de la famille pour le rock’n’roll des origines.
Correctif factuel — Jason Starkey a-t-il trois ou quatre fils ?
De nombreux articles, notamment américains, attribuent trois fils à Jason. C’était exact avant juin 2011 : Buddy, le quatrième, est né le 24 juin 2011. Les textes postérieurs qui donnent encore le chiffre de trois recopient des sources anciennes. Ce flottement explique en partie la confusion sur le nombre total de petits-enfants de Ringo.
Un homme qui a choisi l’ombre
Depuis les années 2000, Jason ne donne plus d’entretiens, n’apparaît pas dans les documentaires sur les Beatles et ne participe à aucune commémoration publique. Il apparaît seulement, de temps à autre, sur des photos de famille, notamment autour des anniversaires de son père. C’est un choix assumé, cohérent avec sa volonté de ne pas être défini par son nom. Il est, des trois enfants de Ringo, celui dont on sait le moins, et sans doute celui qui l’a le plus voulu.
Lee Starkey, la cadette : une vie de combats
Née le 11 novembre 1970
Lee Parkin Starkey naît le 11 novembre 1970 à Londres, sept mois après l’annonce publique de la séparation des Beatles, le 10 avril 1970. Son père vient de publier ses deux premiers albums solo, Sentimental Journey et Beaucoups of Blues. Sa naissance coïncide avec la période la plus instable de la vie de Ringo, et avec le début du délitement de son mariage. Elle a quatre ans au moment du divorce. Elle est la seule fille de la fratrie et, selon tous les témoignages, la plus proche de sa mère.
Correctif factuel — Lee est-elle née le 11 ou le 17 novembre 1970 ?
Plusieurs sources donnent le 17 novembre 1970. Les ouvrages de référence, dont les chronologies consacrées à Ringo, retiennent le 11 novembre 1970. C’est cette date que nous adoptons.
Une adolescente punk
Adolescente, Lee adopte l’esthétique punk, puis gothique, de son époque : vêtements noirs, cheveux teints, une allure à l’opposé de l’image que la presse attend d’une fille de Beatle. Elle quitte à seize ans la King Alfred School de Hampstead, sans diplôme. Suivent plusieurs essais : un emploi chez le disquaire Tower Records, une école d’art dramatique abandonnée, une formation de maquilleuse menée jusqu’au diplôme, puis un passage au Hard Rock Cafe, l’enseigne de son beau-père, Isaac Tigrett.
1981 : demoiselle d’honneur
Le 27 avril 1981, Lee, dix ans, est demoiselle d’honneur au mariage de son père avec l’actrice Barbara Bach, à Londres, aux côtés de Francesca, la fille de Barbara. Les photographies de la journée montrent la nouvelle famille recomposée, main dans la main. Lee entretiendra par la suite une relation chaleureuse avec sa belle-mère. Voir notre biographie de Barbara Bach.
1989 : “Hello, Daddy”
En 1989, Lee apparaît avec son père dans une publicité télévisée américaine pour les voitures Oldsmobile, dans une campagne qui mettait en scène des célébrités avec leurs enfants adultes. On l’y entend lancer un “Hello, Daddy” complice. C’est sa seule apparition médiatique volontaire de cette ampleur. Elle intervient l’année qui suit la cure de désintoxication de Ringo et Barbara, au moment où Ringo reconstruit sa vie professionnelle et familiale.
Planet Alice
À la fin des années 1980, avec son ami Christian Paris, Lee ouvre à Los Angeles une boutique de vêtements, Planet Alice, spécialisée dans la mode des années 1960. La boutique déménage en 1991 sur Melrose Avenue ; son père, Barbara Bach et les Tigrett assistent à l’inauguration. L’aventure s’arrête au bout d’un an environ, et Lee revient en Angleterre, où elle poursuit son activité de maquilleuse et de créatrice.
1994 : au chevet de sa mère
À l’automne 1994, Maureen fait un malaise lors de l’inauguration d’un établissement House of Blues. Les médecins diagnostiquent une maladie de la moelle osseuse, un syndrome myélodysplasique. Lee reste auprès de sa mère pendant tout son traitement au Fred Hutchinson Cancer Research Center de Seattle. Maureen meurt le 30 décembre 1994, à quarante-huit ans, entourée de ses quatre enfants, de sa mère, de son mari Isaac Tigrett et de Ringo.
1995 : la tumeur
Huit mois plus tard, en août 1995, Lee s’effondre à son tour, en Angleterre. Le diagnostic tombe : une tumeur cérébrale. Ringo et Zak annulent une tournée américaine pour être à ses côtés. Lee est opérée une première fois, puis une seconde fois au Brigham and Women’s Hospital de Boston, avant de suivre une radiothérapie. Elle peut rentrer en Angleterre pour Noël 1995. En l’espace d’un an, la famille a perdu la mère et failli perdre la fille.
2001 : la récidive
En 2001, la tumeur réapparaît, et Lee est de nouveau soignée à Boston. C’est pour être auprès d’elle que Ringo se trouve dans cette ville à l’automne 2001, quelques semaines avant la mort de George Harrison, qu’il est allé voir en Suisse. George, déjà très malade, lui aurait proposé de l’accompagner à Boston, un geste que Ringo a souvent raconté avec émotion. Lee se rétablit. Elle n’a jamais commenté publiquement son état de santé.
Une voix sur un disque de Ringo
En 1998, Lee chante dans les chœurs de La De Da, l’un des titres de l’album de son père Vertical Man, enregistré avec de nombreux invités, dont Paul McCartney et George Harrison : Vertical Man sur Amazon. C’est la seule trace discographique connue de Lee.
Jay Mehler et les triplés
Depuis 2006, Lee partage la vie de Jay Mehler, guitariste et bassiste qui a joué avec Kasabian puis avec Beady Eye, le groupe formé par Liam Gallagher. En juin 2009, le couple annonce attendre des triplés. Ruby, Jakamo et Smokey naissent le 7 septembre 2009, jour du vingt-quatrième anniversaire de leur cousine Tatia. Selon Lee, citée par le Daily Mail en 2017, les trois enfants tiennent de leur grand-père côté musique : ils ont commencé à apprendre quelques années plus tôt. La famille Starkey compte ainsi un nouveau lien avec la galaxie Oasis, après les années de Zak avec les Gallagher.
Correctif factuel — Les triplés de Lee sont-ils nés en 2009 ou en 2010 ?
On trouve parfois 2010. Le couple avait annoncé la grossesse en juin 2009, et les sources de référence donnent la date du 7 septembre 2009 pour la naissance de Ruby, Jakamo et Smokey. Le prénom de Ruby est parfois complété en Ruby Tiger.
Une créatrice discrète
Lee vit à Londres, où elle travaille comme maquilleuse et créatrice de mode. Elle assiste aux concerts de ses frères, aux défilés de Stella McCartney, à des soirées caritatives, mais garde un profil très bas. Elle est aussi présente, avec Zak, à plusieurs célébrations “Peace and Love” organisées par son père le 7 juillet. Comme Jason, elle n’a jamais cherché à tirer parti de son nom.
Augusta King Tigrett, la demi-sœur
Augusta King Tigrett naît le 4 janvier 1987 à Dallas, au Texas. Elle est la fille de Maureen et d’Isaac Tigrett, que Maureen épouse le 27 mai 1989 à Monaco. Son parrain serait l’acteur Dan Aykroyd, associé de Tigrett dans la création de House of Blues. Augusta n’a aucun lien de sang avec Ringo Starr, mais elle est la demi-sœur de Zak, Jason et Lee, avec qui elle a grandi. Elle avait sept ans à la mort de sa mère. Elle n’a jamais eu d’activité publique. Quand les enfants de Maureen parlent de leur fratrie, ils comptent à quatre.
Francesca et Gianni Gregorini, les beaux-enfants
La famille recomposée de 1981
En épousant Barbara Bach le 27 avril 1981, Ringo devient le beau-père de ses deux enfants, nés de son premier mariage avec l’homme d’affaires italien Augusto Gregorini : Francesca, née en 1968, et Gianni, né en 1972. Les deux familles se recomposent au moment où Zak, Jason et Lee entrent dans l’adolescence. Ringo et Barbara n’auront pas d’enfant ensemble. Ringo a toujours parlé de Francesca et Gianni comme de ses propres enfants.
Francesca Gregorini, réalisatrice
Francesca a joué un rôle dans l’histoire des Beatles bien malgré elle : c’est elle qui, le 8 décembre 1980, annonce par téléphone à sa mère et à Ringo, en vacances aux Bahamas, l’assassinat de John Lennon. Musicienne au début des années 2000, elle passe ensuite à la réalisation : elle coréalise Tanner Hall (2009) avec Tatiana von Fürstenberg, puis signe The Truth About Emanuel (2013), avec Jessica Biel et Kaya Scodelario, présenté au festival de Sundance. Elle a ensuite réalisé des épisodes de séries télévisées, dont Killing Eve.
Gianni Gregorini
Gianni mène une vie beaucoup plus discrète, loin des médias. Il est associé à l’action caritative de la famille, notamment autour de la Lotus Foundation créée par Ringo et Barbara. Il n’a pas d’activité publique.
La mort de Maureen et Little Willow
Décembre 1994
La mort de Maureen, le 30 décembre 1994, est l’événement fondateur de la vie adulte des enfants Starkey. Zak, vingt-neuf ans, a donné sa moelle osseuse à sa mère, puis des plaquettes et des globules blancs, mais la greffe n’a pas suffi. Jason a vingt-sept ans, Lee vingt-quatre, Augusta sept. Ringo est à son chevet, aux côtés de ses enfants et du mari de Maureen. Le récit complet de cette fin est raconté dans notre biographie de Maureen Cox Starkey et dans les derniers mois de Maureen à Seattle.
Trente ans plus tard, Zak a livré au Telegraph un souvenir amer : selon lui, sa mère est morte sans argent, avec un bureau rempli d’enveloppes brunes qu’elle n’avait jamais ouvertes. Une phrase qui dit beaucoup de la fragilité de celle qui avait tout quitté à dix-huit ans pour suivre un Beatle.
Correctif factuel — Zak a-t-il reçu une greffe pour sa mère ?
On lit parfois que Zak aurait “subi une greffe” pour aider sa mère. C’est l’inverse : Zak était le donneur, Maureen la receveuse. Maureen avait par ailleurs quarante-huit ans, et non quarante-sept comme l’indiquait la dépêche d’agence de l’époque, et elle est morte à Seattle, où elle était soignée, et non à Los Angeles, où elle vivait.
Une chanson pour les enfants
Au début de 1995, Paul McCartney écrit Little Willow, une chanson destinée aux enfants de Maureen. Il a expliqué avoir voulu exprimer combien il tenait à elle, pour elle et pour ses enfants, en espérant que cela les aiderait un peu. La chanson paraît en 1997 sur l’album Flaming Pie. C’est le même geste que celui de Hey Jude, écrite trente ans plus tôt pour consoler le petit Julian Lennon : voir Hey Jude, McCartney et Julian Lennon.
L’album est disponible en version remastérisée : Flaming Pie de Paul McCartney.
Les maisons de l’enfance
Sunny Heights, Weybridge (1965-1968)
Zak et Jason passent leurs premières années à Sunny Heights, la grande maison achetée par leurs parents en juillet 1965 sur la colline de St George’s Hill, à Weybridge, dans le Surrey. Ringo y a fait aménager un pub privé au-dessus du garage, The Flying Cow, avec bar, billard et juke-box, et un circuit de karting dans le parc. John Lennon et sa famille vivent à quelques minutes, à Kenwood ; Julian Lennon, né en 1963, grandit donc à proximité.
Elstead et Highgate (1968-1973)
La famille s’installe ensuite dans une demeure ancienne à Elstead, toujours dans le Surrey, rachetée à l’acteur Peter Sellers, puis, à partir d’avril 1969, à Highgate, au nord de Londres, dans une maison baptisée Roundhill. C’est là que naît Lee, en novembre 1970, au moment où les Beatles se séparent.
Tittenhurst Park (1973-1975)
En septembre 1973, Ringo rachète à John Lennon le domaine de Tittenhurst Park, à Sunninghill, dans le Berkshire. Les enfants Starkey y vivent quelques années, dans la maison où avait été tourné le clip d’Imagine et prise la dernière séance photo des quatre Beatles, en août 1969. Après le divorce de 1975, ils suivent leur mère, tandis que Ringo conserve Tittenhurst jusqu’en 1988.
Chez Maureen, après 1975
Après le divorce, les enfants grandissent avec leur mère, entre Londres et, à partir de la fin des années 1970, les États-Unis, au gré de la vie de Maureen avec Isaac Tigrett. Les séjours chez leur père, à Tittenhurst ou ailleurs, s’organisent selon le droit de visite. C’est au cours de ces séjours que Zak a gardé le souvenir de visites chez Keith Moon.
Les enfants Starkey face à la presse
Être l’enfant d’un Beatle, c’est grandir sous le regard des photographes. Dès la naissance de Zak, en 1965, la presse du monde entier publie la nouvelle. Dans les années 1980, la presse populaire britannique s’intéresse de près aux faits et gestes des enfants de Ringo, avec une prédilection pour les écarts de conduite. Jason en fait les frais à la fin de la décennie. Zak, de son côté, voit chacun de ses engagements commentés à l’aune de son père.
Les trois enfants ont répondu à cette pression de manière différente, mais avec une même constante : aucun ne s’est servi du nom pour se faire connaître. Aucun n’a, à ce jour, publié de livre sur son enfance. Dans l’univers des enfants de stars, c’est une discrétion rare.
Francesca Gregorini : une filmographie
Parmi les beaux-enfants de Ringo, Francesca Gregorini est la seule à avoir mené une carrière publique. Après des débuts dans la musique, elle s’est imposée comme réalisatrice et scénariste.
| Année | Titre | Rôle |
|---|---|---|
| 2009 | Tanner Hall | Coréalisation et coécriture avec Tatiana von Fürstenberg |
| 2013 | The Truth About Emanuel | Réalisation, scénario ; présenté au festival de Sundance |
| Fin des années 2010 | Killing Eve, série | Réalisation d’épisodes |
Pour l’histoire de sa mère et de la famille Gregorini, voir notre biographie de Barbara Bach.
Les petits-enfants et l’arrière-petit-fils de Ringo Starr
Tatia, premier petit-enfant d’un Beatle
Tatia Jayne Starkey naît le 7 septembre 1985, fille de Zak et de sa première épouse, Sarah Menikides. Ringo a quarante-cinq ans : il devient le premier des quatre Beatles à être grand-père, un fait que la presse britannique ne manque pas de souligner. Vingt ans séparent presque jour pour jour la naissance de Zak, en septembre 1965, et celle de sa fille. Tatia s’est tournée vers les arts ; elle expose aujourd’hui ses peintures. Voir Tatia Starkey, petite-fille de Ringo Starr, expose Invert.
Stone, l’arrière-petit-fils
En août 2016, Tatia et son compagnon, Adam Low, ont un fils, Stone Zakomo Low, dont le deuxième prénom rend hommage à son grand-père Zak. Ringo devient alors arrière-grand-père, à soixante-seize ans. Il évoque depuis volontiers ce statut avec amusement, lui qui a grandi fils unique dans le quartier du Dingle, à Liverpool.
Correctif factuel — De quelle branche vient l’arrière-petit-fils de Ringo ?
On lit parfois que l’arrière-petit-fils de Ringo serait issu de la branche de Jason. C’est inexact : Stone Zakomo Low, né en août 2016, est le fils de Tatia Starkey, elle-même fille de Zak. Les fils de Jason, nés entre 1999 et 2011, étaient trop jeunes à cette date pour être pères. La naissance a été annoncée par la presse britannique à la mi-août 2016.
Les quatre fils de Jason
Louis (1999), Sonny (2002), Rock (2009) et Buddy (2011) forment la branche la plus nombreuse de la famille. Fidèles à la ligne de conduite de leur père, ils n’ont aucune activité publique liée au nom Starkey, à l’exception de Louis, qui s’est orienté vers la comédie.
Les triplés de Lee
Ruby, Jakamo et Smokey, nés le 7 septembre 2009, partagent leur date d’anniversaire avec leur cousine Tatia. Ils s’intéressent tous trois à la musique, selon leur mère.
Luna, la benjamine
Luna Lee Lightnin Starkey, née le 21 mars 2021, fille de Zak et de Sharna Liguz, est la plus jeune des petits-enfants de Ringo. Son deuxième prénom, Lee, rend hommage à sa tante.
Correctif factuel — Huit ou neuf petits-enfants ?
Ringo a souvent parlé de “huit petits-enfants et un arrière-petit-fils”, notamment en 2020. L’addition des naissances connues donne pourtant neuf petits-enfants depuis 2021 : Tatia et Luna, filles de Zak ; Louis, Sonny, Rock et Buddy, fils de Jason ; Ruby, Jakamo et Smokey, enfants de Lee. Le chiffre de huit est antérieur à la naissance de Luna, en mars 2021. D’autres articles, encore plus anciens, en comptent sept. Aucun recensement officiel n’a jamais été publié par la famille.
Ringo Starr, père et grand-père
Un père absent, de son propre aveu
Ringo n’a jamais écrit d’autobiographie et n’a jamais donné de grand entretien sur sa vie de père. Ce que l’on sait de son regard sur sa paternité tient en quelques phrases, prononcées au fil des années. Elles convergent toutes vers le même constat : les années de la Beatlemania, puis celles de l’alcool, ont fait de lui un père souvent absent. Il l’a reconnu sans détour en 2020, dans un entretien au Manila Bulletin : être père lui a appris qu’il aurait pu être un meilleur père.
1988 : le tournant
Tout change en octobre 1988, quand Ringo et Barbara Bach entrent ensemble en cure de désintoxication en Arizona. Ringo a quarante-huit ans, une carrière en panne et des relations familiales abîmées. Ce qui suit ressemble à une reconstruction patiente : en 1989, il fonde le All-Starr Band et tourne une publicité avec sa fille ; de 1992 à 1995, son fils aîné devient son batteur de tournée ; en 1994, il est au chevet de Maureen à Seattle ; en 1995, il annule une tournée pour être auprès de Lee. Aucun de ces gestes n’est spectaculaire. Leur accumulation dit beaucoup. Sur cette période, voir la biographie de Ringo Starr.
Le bonheur d’être grand-père
Le Ringo d’aujourd’hui parle de sa famille avec une tendresse amusée. Il dit adorer être grand-père, parce qu’on peut s’amuser avec les petits-enfants et ensuite les rendre à leurs parents. Il raconte aussi, avec un étonnement sincère, regarder la table familiale et se demander comment tous ces gens peuvent être de sa famille, lui qui a grandi fils unique. En 2023, il confiait au magazine People que la famille communique par une boucle de messages commune, “une famille de l’ère moderne”. Et quand il évoque, en 2025, l’idée de prendre sa retraite, il reconnaît que ses enfants en ont assez de l’entendre en parler depuis des années.
Un père fier de son fils batteur
Ringo avait juré qu’il ne laisserait pas Zak devenir batteur. Il est aujourd’hui l’un de ses plus fidèles défenseurs. Lors de l’affaire des Who, en 2025, Zak a rapporté au magazine Rolling Stone que son père lui avait confié ne jamais avoir aimé la façon dont Roger Daltrey dirigeait le groupe. La phrase, rapportée de seconde main, a été largement reprise ; à notre connaissance, aucune déclaration directe de Ringo sur le sujet n’a été publiée.
Les enfants Starkey et les autres enfants des Beatles
Une génération sous surveillance
Les quatre Beatles ont eu onze enfants, dont une fille adoptée. John Lennon a eu deux fils, Julian (1963) et Sean (1975). Paul McCartney a eu cinq enfants, Heather, qu’il a adoptée, Mary, Stella, James et Beatrice : voir notre dossier Les enfants de Paul McCartney. George Harrison a eu un fils unique, Dhani : voir Dhani Harrison, In Parallel. Ringo, enfin, a eu trois enfants. Dans les quatre familles, une grande partie des enfants a travaillé dans la musique ou dans la création, preuve que la musique était le langage domestique par défaut.
Le choix de la batterie
Un point distingue toutefois les Starkey. Chez les Lennon, les McCartney et les Harrison, les enfants musiciens sont devenus chanteurs, guitaristes ou auteurs, occupant la place de leur père. Chez les Starkey, les deux fils ont choisi la batterie, poste par définition moins exposé. Zak a résolu la question de la comparaison de la manière la plus élégante : en jouant comme Keith Moon plutôt que comme Ringo.
Le refus du “groupe des fils”
L’idée d’un groupe réunissant les enfants des Beatles revient régulièrement depuis des années. Les intéressés l’ont toujours écartée. Rip Off, en 2025, est la première chanson sur laquelle trois d’entre eux figurent ensemble, mais Zak a insisté pour qu’on n’y voie pas une réunion : c’est son groupe, avec des invités. Les enfants des Beatles partagent la même méfiance envers le rôle de “fils de” que le public voudrait leur faire jouer.
Trois manières de porter le nom Starkey
Zak : affronter le nom par le travail
Des trois enfants de Ringo, Zak est celui qui a fait le choix le plus exposé : devenir batteur, c’est-à-dire exercer exactement le métier qui a rendu son père célèbre. Mais il l’a fait à sa manière, en refusant toute comparaison directe et en construisant sa carrière auprès des autres plutôt que dans l’ombre paternelle. Les Who, Oasis, Johnny Marr : aucune de ces collaborations ne doit quoi que ce soit au nom Starkey, et toutes reposent sur sa réputation de musicien. Son réflexe, quand on le ramène à son statut de fils de Beatle, est toujours le même : ramener la conversation à la musique.
Jason : se retirer
Jason a fait le choix inverse. Après quelques années comme batteur et des débuts difficiles, marqués par l’intérêt de la presse populaire, il a quitté la lumière pour les coulisses, puis pour la photographie, et a fini par disparaître presque totalement de la vie publique. C’est une réponse tout aussi légitime au poids d’un nom célèbre : refuser d’en faire un sujet. Sa famille, ses quatre fils et sa vie privée lui appartiennent.
Lee : vivre sa vie, sans bruit
Lee a suivi une troisième voie. Elle n’a ni fui ni affronté le nom : elle a vécu sa vie, avec ses goûts, ses essais et ses échecs, de la boutique de Los Angeles au maquillage et à la mode. Ses rares apparitions publiques, une publicité aux côtés de son père, quelques chœurs sur un de ses disques, des soirées familiales, sont celles d’une fille proche de ses parents, non d’une personnalité médiatique. Les épreuves qu’elle a traversées, la mort de sa mère puis la maladie, elle les a vécues loin des caméras.
Les idées reçues sur les enfants de Ringo Starr
Ringo a-t-il cinq enfants ?
Non. Ringo a trois enfants biologiques. Le chiffre de cinq, que l’on trouve dans certains magazines, ajoute les deux enfants de Barbara Bach, Francesca et Gianni Gregorini, que Ringo a élevés comme les siens à partir de 1981. Les deux chiffres peuvent se défendre, à condition de préciser ce que l’on compte.
Augusta Tigrett est-elle la fille de Ringo ?
Non. Augusta est la fille de Maureen et d’Isaac Tigrett, née en 1987, douze ans après le divorce de Ringo et Maureen. Elle est la demi-sœur de Zak, Jason et Lee, mais n’a aucun lien de parenté avec Ringo.
Zak a-t-il été formé par son père ?
Non. Ringo a même tenté de le dissuader de devenir batteur. C’est Keith Moon, son parrain, qui a éveillé sa vocation, et Zak a appris seul.
Zak est-il né le jour de la sortie de Yesterday ?
Oui, mais seulement aux États-Unis. Le single Yesterday, avec Act Naturally chanté par Ringo en face B, sort chez Capitol le 13 septembre 1965, jour de la naissance de Zak. Au Royaume-Uni, la chanson ne paraît en 45 tours qu’en 1976.
Zak a-t-il été le batteur des Who depuis la mort de Keith Moon ?
Non. Après la mort de Moon en 1978, c’est Kenney Jones, ancien batteur des Small Faces et des Faces, qui lui succède, jusqu’au milieu des années 1980. D’autres batteurs, dont Simon Phillips, accompagnent ensuite le groupe. Zak n’arrive qu’en 1996, et reste jusqu’en 2025, ce qui fait de lui le batteur qui a accompagné les Who le plus longtemps.
Les enfants de Ringo ont-ils hérité de sa fortune ?
Rien de public ne permet de le dire, et Ringo, âgé de quatre-vingt-six ans en 2026, est toujours en activité. Les enfants de Ringo et de Maureen ont été soutenus financièrement par leur père après le divorce de 1975, mais ils ont tous mené leur propre vie professionnelle. Les rumeurs qui circulent sur des héritages ou des testaments relèvent de la spéculation.
Les enfants de Ringo et l’héritage des Beatles
Peace and Love, en famille
Depuis 2008, Ringo célèbre son anniversaire, chaque 7 juillet, en invitant le monde entier à dire ou penser “peace and love” à midi. Ces rassemblements, souvent organisés à Los Angeles, réunissent régulièrement des membres de sa famille. Zak et Lee y ont été aperçus à plusieurs reprises. Pour Ringo, qui a grandi fils unique, la présence de ses enfants et petits-enfants autour de lui est devenue l’un des plaisirs de ces journées.
Le soixante-dixième anniversaire de 2010
Le 7 juillet 2010, pour ses soixante-dix ans, Ringo donne un concert à New York avec son All-Starr Band, rejoint sur scène par Paul McCartney. Selon plusieurs sources, Zak joue aussi à l’occasion des célébrations de cet anniversaire. Ces moments de partage musical entre le père et le fils sont rares, et d’autant plus précieux.
Une famille tenue à l’écart des films de Sam Mendes
Les quatre films consacrés aux Beatles par Sam Mendes, attendus en avril 2028, couvriront essentiellement les années 1960. Zak, né en 1965, et Jason, né en 1967, n’étaient alors que de très jeunes enfants. Ringo a toutefois veillé à la manière dont serait représentée sa vie de famille de l’époque : en 2025, il a révélé au New York Times avoir passé deux jours avec le réalisateur pour revoir les scènes le montrant avec Maureen, la mère de ses enfants, qui seront incarnés à l’écran par Barry Keoghan et Mia McKenna-Bruce. Voir Mia McKenna-Bruce dans le rôle de Maureen Starkey.
Les enfants de Ringo Starr en chiffres
- 3 enfants biologiques : Zak, Jason et Lee.
- 2 beaux-enfants : Francesca et Gianni Gregorini.
- 1 demi-sœur du côté maternel : Augusta Tigrett.
- 9 petits-enfants connus : deux filles pour Zak, quatre fils pour Jason, des triplés pour Lee.
- 1 arrière-petit-fils : Stone, né en 2016.
- 2 batteurs parmi les enfants : Zak et, dans sa jeunesse, Jason.
- 29 années passées par Zak aux côtés des Who, de 1996 à 2025.
- 2 albums d’Oasis avec Zak à la batterie.
- 1 Grammy Award pour Zak, en 2021.
- 45 ans : l’âge de Ringo quand il devient grand-père, le premier des quatre Beatles.
- 76 ans : l’âge de Ringo quand il devient arrière-grand-père, en 2016.
Ce que l’on sait, et ce que l’on ignore
Écrire la biographie des enfants de Ringo Starr pose une difficulté particulière. Aucun d’eux n’a publié de mémoires, même si Zak a annoncé en préparer. Aucun n’a autorisé de biographie. Jason et Lee n’ont donné que très peu d’entretiens. Ce que l’on sait provient donc de quelques interviews de Zak, des déclarations ponctuelles de leur père, des archives de presse et des notices encyclopédiques, qui se recopient souvent les unes les autres.
Nous avons privilégié les faits datés et attestés par plusieurs sources, et signalé les divergences quand elles existent, notamment sur l’âge de Zak lorsqu’il reçoit sa première batterie, sur la date de naissance de Lee, sur le nombre de petits-enfants ou sur l’origine de l’arrière-petit-fils. Nous avons aussi choisi de ne pas nous attarder sur la vie privée des petits-enfants, qui n’ont aucune activité publique : le fait d’être né dans la famille d’un Beatle ne fait pas d’eux des personnalités publiques.
Portrait croisé : Zak, Jason et Lee
Le tableau ci-dessous résume les trajectoires des trois enfants de Ringo Starr et Maureen Cox.
| Repère | Zak | Jason | Lee |
|---|---|---|---|
| Naissance | 13 septembre 1965 | 19 août 1967 | 11 novembre 1970 |
| Âge au divorce de 1975 | 9 ans | 7 ans | 4 ans |
| Âge à la mort de leur mère | 29 ans | 27 ans | 24 ans |
| Métier | Batteur, producteur | Ancien batteur, road manager, photographe | Maquilleuse, créatrice de mode |
| Conjoint | Sharna Liguz (depuis 2022) ; auparavant Sarah Menikides | Flora Evans | Jay Mehler |
| Enfants | Tatia (1985), Luna (2021) | Louis, Sonny, Rock, Buddy | Ruby, Jakamo, Smokey (2009) |
| Lien musical avec Ringo | All-Starr Band (1992, 1995) | — | Chœurs sur Vertical Man (1998) |
| Rapport aux médias | Entretiens réguliers sur sa musique | Aucun entretien depuis des années | Très rares apparitions |
L’héritage de Maureen chez ses enfants
Une mère fan de musique
On parle souvent de l’héritage de Ringo chez ses enfants. On parle moins de celui de leur mère. Maureen Cox était une passionnée de musique, une habituée du Cavern qui est restée, toute sa vie, une admiratrice des Beatles. Sur le toit d’Apple, le 30 janvier 1969, elle applaudit si fort que Paul McCartney la remercie d’un “Thanks, Mo” resté sur le disque Let It Be. Elle chante aussi dans les chœurs de The Continuing Story of Bungalow Bill, sur l’Album blanc. Il n’est pas étonnant que deux de ses fils soient devenus batteurs, et que ses petits-enfants s’intéressent à la musique.
La mère qui a élevé les enfants
Après le divorce, c’est Maureen qui élève Zak, Jason et Lee, d’abord à Londres puis entre l’Angleterre et les États-Unis. Elle les accompagne dans leurs années d’adolescence, avec leurs choix parfois difficiles, et reste le centre de la famille jusqu’à sa mort. Tous les témoignages décrivent des enfants très proches de leur mère, et particulièrement Lee, qui reste à ses côtés pendant toute sa maladie.
La fratrie à quatre
En donnant naissance à Augusta en 1987, Maureen élargit la fratrie. Zak, Jason et Lee ont alors vingt-et-un, dix-neuf et seize ans. Selon les rares témoignages de proches, ils sont restés liés à leur petite demi-sœur après la mort de leur mère, quand Augusta n’avait que sept ans. C’est l’un des héritages les plus durables de Maureen : une famille unie, au-delà des divorces et des remariages.
Une famille ordinaire dans une histoire extraordinaire
Au terme de ce parcours, une évidence s’impose : l’histoire des enfants de Ringo Starr ressemble à celle de beaucoup de familles de leur génération, à ceci près qu’elle s’est déroulée sous le regard du monde entier. Un mariage jeune, trois enfants en cinq ans, un père souvent absent, un divorce au milieu des années 1970, une mère qui refait sa vie, une famille recomposée, des deuils et des maladies, puis, avec le temps, des réconciliations et une nouvelle génération qui arrive.
Ce qui distingue les Starkey, c’est le décor. Les maisons de leur enfance sont celles où s’est écrite l’histoire des Beatles. Le parrain de l’aîné est Keith Moon. La chanson écrite pour consoler les enfants après la mort de leur mère est signée Paul McCartney. Le premier petit-enfant fait de Ringo le premier Beatle grand-père. Et l’aîné passe près de trente ans derrière la batterie des Who, avant de signer avec les fils de John Lennon et de Paul McCartney la première chanson réunissant trois enfants de Beatles.
Ce qui les rapproche, en revanche, c’est la manière dont chacun a su préserver une vie à soi. Zak en se forgeant une réputation de musicien indépendante de son nom, Jason en choisissant le silence, Lee en vivant ses combats loin des caméras. Ringo, qui a grandi fils unique dans un quartier pauvre de Liverpool, regarde aujourd’hui sa table de famille avec un étonnement qu’il ne cherche pas à cacher. C’est peut-être là le vrai sens de sa devise, “peace and love” : non pas une formule de scène, mais le constat d’un homme qui, après avoir beaucoup perdu, a fini par retrouver les siens.
Zak Starkey : discographie et principales collaborations
Le tableau ci-dessous recense les principaux disques et projets auxquels Zak Starkey a participé comme batteur ou producteur. Il ne prétend pas à l’exhaustivité, tant ses apparitions ponctuelles sont nombreuses.
| Année | Artiste | Disque ou projet | Rôle |
|---|---|---|---|
| 1985 | Roger Daltrey | Under a Raging Moon | Batterie |
| 1985 (paru en 1996) | John Entwistle | The Rock | Batterie |
| 1988 | The Icicle Works | Un titre | Batterie |
| 1989 | ASAP (Adrian Smith) | Silver and Gold | Batterie |
| 1989, 1992, 1995 | Ringo Starr and His All-Starr Band | Tournées et albums live | Batterie |
| 1996-2025 | The Who | Tournées ; Then and Now (2004), Endless Wire (2006, un titre), WHO (2019) | Batterie |
| 1997-1999 | The Lightning Seeds | Like You Do, Tilt | Batterie |
| 2003 | Johnny Marr and the Healers | Boomslang | Batterie |
| 2005 | Oasis | Don’t Believe the Truth | Batterie |
| 2008 | Oasis | Dig Out Your Soul | Batterie |
| 2011 | Pengu!ns | Hatemale | Batterie, composition |
| 2016 | SSHH | Issues | Plusieurs instruments, production |
| 2019 | Trojan Jamaica | Red Gold Green & Blue | Coproduction, batterie |
| 2020 | Toots and the Maytals | Got to Be Tough (Grammy 2021) | Coproduction, batterie |
| Depuis 2023 | Mantra of the Cosmos | Singles dont Domino Bones et Rip Off | Batterie, production |
Ils ont parlé des enfants Starkey : citations
Les enfants de Ringo parlent peu, et leur père n’a jamais écrit sur eux. Voici les citations dont la source est identifiée. Les traductions sont de la rédaction ; l’original anglais est donné.
Maureen, à la naissance de Zak (1965)
“J’aimerais que le bébé ressemble à Ringo, mais il n’est pas obligé de suivre les traces de son père.”
— Maureen Starkey, citée par The Miami News, 14 septembre 1965. Original : “I’d like the baby to be like Ringo, but he need not necessarily follow in his father’s footsteps.”
Zak Starkey, sur son enfance
“Quand j’étais tout petit, il y avait de la musique partout dans la maison de mes parents.”
— Zak Starkey, Modern Drummer, novembre 2006. Original : “When I was very young there was music all around me in my parents’ house.”
Zak Starkey, sur Keith Moon
“Keith Moon a été ma première grande influence, sans aucun doute. J’ai voulu jouer de la batterie à cause de Keith. […] Keith était comme un oncle, vraiment. C’était l’un des meilleurs amis de mon père.”
— Zak Starkey, Modern Drummer, novembre 2006. Original : “Keith Moon was my first big influence, definitely. I wanted to play the drums because of Keith. […] Keith was like an uncle, really. He was one of my dad’s best friends.”
Zak Starkey, sur les Who (avril 2025)
“Prendre la place de mon parrain, “oncle Keith”, a été le plus grand honneur, et je reste leur plus grand fan. Ils ont été comme une famille pour moi. […] Vingt-neuf ans dans n’importe quel emploi, c’est une belle carrière.”
— Zak Starkey, déclaration du 17 avril 2025, publiée par Variety. Original : “Filling the shoes of my Godfather, ‘uncle Keith’ has been the biggest honor and I remain their biggest fan. They’ve been like family to me. […] 29 years at any job is a good old run.”
Pete Townshend (mai et juin 2025)
“Après de nombreuses années de beau travail à la batterie de la part de Zak, le moment est venu d’un changement.”
— Pete Townshend, message publié le 18 mai 2025. Original : “After many years of great work on drums from Zak the time has come for a change.”
“Zak est un autre Keith Moon. Il vient avec de vrais, vrais atouts et de vraies, vraies difficultés.”
— Pete Townshend, entretien au journal i, juin 2025. Original : “Zak is another Keith Moon. He comes with real, real bonuses and real, real difficulties.”
Roger Daltrey (2025)
“Pete et moi conservons le droit d’être les Who. Tous les autres sont des musiciens de session.”
— Roger Daltrey, The Times, été 2025. Original : “Pete and I retain the right to be The Who. Everyone else is a session player.”
Zak Starkey, sur Mantra of the Cosmos (juin 2025)
“C’est Mantra of the Cosmos avec eux dedans. C’est Sean of the Cosmos et James of the Cosmos, ça reste mon groupe.”
— Zak Starkey, The Telegraph, juin 2025, à propos de Rip Off. Original : “It’s like Mantra Of The Cosmos with them in it. It’s Sean of the Cosmos and James of the Cosmos, it’s still my band.”
Zak Starkey, sur Oasis
“Parmi les musiciens les plus intelligents que j’aie jamais rencontrés.”
— Zak Starkey, à propos des membres d’Oasis, MusicRadar, 2009. Original : “some of the smartest musicians I’ve ever met.”
Ringo Starr, sur sa paternité (2020)
“Être père m’a appris que j’aurais pu être un meilleur père. […] Et j’adore être grand-père, parce qu’on peut s’amuser avec eux et ensuite les rendre.”
— Ringo Starr, Manila Bulletin, 9 juillet 2020. Original : “I learned from being a father that I could have been a better father. […] And I love being a grandfather because you can have all that fun and just give them back.”
Ringo Starr, sur sa famille
“Je suis fils unique, et je regarde autour de la table et je me dis : quoi ? Tous ces gens sont de ma famille ?”
— Ringo Starr, entretien au magazine britannique Yours, vers 2021. Original : “I’m an only child and I look around the table and think, ‘What? All these people are related to me?’”
Lee Starkey, sur ses enfants (2017)
“Ils tiennent tous de leur grand-père côté musique.”
— Lee Starkey, citée par le Daily Mail, 2017. Original : “They’re all taking after dad in the music department.”
Paul McCartney, sur Little Willow
“Je voulais exprimer d’une manière ou d’une autre combien je tenais à elle. Pour elle et pour ses enfants.”
— Paul McCartney, à propos de Maureen Starkey, propos rapportés par Far Out Magazine. Original : “I wanted to somehow convey how much I thought of her. For her and her kids.”
Chronologie des enfants de Ringo Starr
| Date | Événement |
|---|---|
| 11 février 1965 | Mariage de Ringo Starr et Maureen Cox à Caxton Hall. |
| 13 septembre 1965 | Naissance de Zak Starkey. |
| 19 août 1967 | Naissance de Jason Starkey, huit jours avant la mort de Brian Epstein. |
| Août 1968 | Séjour familial en Sardaigne : naissance de l’idée d’Octopus’s Garden. |
| 11 novembre 1970 | Naissance de Lee Starkey. |
| 1973 | Installation à Tittenhurst Park. |
| 17 juillet 1975 | Divorce de Ringo et Maureen ; Maureen obtient la garde des enfants. |
| 13 septembre 1978 | Obsèques de Keith Moon, parrain de Zak, le jour de ses treize ans. |
| 27 avril 1981 | Mariage de Ringo et Barbara Bach ; Lee est demoiselle d’honneur. |
| 1985 | Zak épouse Sarah Menikides ; naissance de Tatia le 7 septembre. |
| 4 janvier 1987 | Naissance d’Augusta Tigrett, demi-sœur des enfants Starkey. |
| 1989 | Premier All-Starr Band ; publicité Oldsmobile avec Lee ; ASAP avec Zak. |
| 1991 | Planet Alice, la boutique de Lee, s’installe sur Melrose Avenue. |
| 1992 et 1995 | Zak batteur du All-Starr Band de son père. |
| 30 décembre 1994 | Mort de Maureen à Seattle, entourée de ses enfants. |
| Août 1995 | Lee diagnostiquée d’une tumeur cérébrale, opérée à Boston. |
| 1996 | Zak devient le batteur des Who. |
| 1997 | Little Willow de Paul McCartney, écrite pour les enfants de Maureen. |
| 1998 | Lee chante dans les chœurs de La De Da sur Vertical Man. |
| 1999-2011 | Naissance des quatre fils de Jason. |
| 2001 | Récidive de la tumeur de Lee, de nouveau soignée à Boston. |
| 2003 | Boomslang, avec Johnny Marr and the Healers. |
| 2004-2008 | Zak batteur d’Oasis. |
| 7 septembre 2009 | Naissance des triplés de Lee. |
| 2010 | Mariage de Jason et Flora Evans. |
| Août 2016 | Naissance de Stone, fils de Tatia : Ringo devient arrière-grand-père. |
| 2021 | Grammy pour Got to Be Tough ; naissance de Luna, fille de Zak, le 21 mars. |
| 21 mars 2022 | Mariage de Zak et Sharna Liguz à Los Angeles. |
| 2023 | Naissance de Mantra of the Cosmos. |
| Avril-mai 2025 | Départ, retour puis second départ de Zak des Who. |
| Juin 2025 | Rip Off, avec Sean Ono Lennon et James McCartney. |
Questions fréquentes sur les enfants de Ringo Starr
Combien d’enfants a Ringo Starr ?
Ringo Starr a trois enfants, tous nés de son mariage avec Maureen Cox : Zak (1965), Jason (1967) et Lee (1970). Il a aussi deux beaux-enfants, Francesca et Gianni Gregorini, nés du premier mariage de Barbara Bach. Il n’a pas eu d’enfant avec Barbara.
Qui est la mère des enfants de Ringo Starr ?
Maureen Cox, coiffeuse de Liverpool née en 1946, épouse de Ringo de 1965 à 1975. Elle est morte le 30 décembre 1994 à Seattle, à quarante-huit ans.
Quel est le fils de Ringo Starr qui est batteur ?
Zak Starkey, né le 13 septembre 1965. Il a été le batteur des Who de 1996 à 2025, et celui d’Oasis de 2004 à 2008. Son frère Jason a lui aussi été batteur dans les années 1980, avant de se tourner vers d’autres métiers.
Ringo a-t-il appris la batterie à Zak ?
Non. Ringo ne voulait pas que son fils devienne batteur et refusait de lui donner des leçons. C’est le parrain de Zak, Keith Moon, batteur des Who, qui lui a offert sa première batterie et a éveillé sa vocation. Zak a appris seul, en s’inspirant beaucoup plus du style de Moon que de celui de son père.
Qui est le parrain de Zak Starkey ?
Keith Moon, le batteur des Who, ami proche de Ringo. Zak a pris sa place derrière la batterie des Who en 1996, dix-huit ans après sa mort.
Pourquoi Zak Starkey a-t-il quitté les Who ?
Après un incident de sonorisation lors d’un concert au Royal Albert Hall en mars 2025, son départ a été annoncé le 16 avril 2025, annulé le 19 avril, puis confirmé le 18 mai. Roger Daltrey parle d’un malentendu lié au son ; Zak affirme avoir été renvoyé et avoir refusé de dire qu’il était parti de lui-même ; Pete Townshend reconnaît que la décision a échappé à tout contrôle.
Zak Starkey a-t-il joué avec Oasis ?
Oui, de 2004 à 2008, en tournée et sur les albums Don’t Believe the Truth (2005) et Dig Out Your Soul (2008), sans jamais être membre officiel du groupe.
Zak Starkey a-t-il gagné un Grammy ?
Oui, en tant que coproducteur de Got to Be Tough, le dernier album de Toots and the Maytals, récompensé par le Grammy du meilleur album de reggae lors de la cérémonie de 2021.
Qu’est-ce que Mantra of the Cosmos ?
Un groupe fondé en 2023 par Zak Starkey avec Shaun Ryder et Bez, des Happy Mondays, et Andy Bell. En juin 2025, son single Rip Off a réuni pour la première fois trois fils de Beatles : Zak, Sean Ono Lennon et James McCartney.
Que fait Jason Starkey ?
Ancien batteur, Jason Starkey a ensuite travaillé comme road manager, puis comme photographe. Il vit loin de la vie publique avec son épouse, la créatrice de mode Flora Evans, et leurs quatre fils.
Que fait Lee Starkey ?
Lee Starkey est maquilleuse et créatrice de mode à Londres. Elle a ouvert à la fin des années 1980 une boutique à Los Angeles, Planet Alice. Elle a eu des triplés en 2009 avec le musicien Jay Mehler.
Lee Starkey a-t-elle été malade ?
Oui. Une tumeur cérébrale lui a été diagnostiquée en août 1995, huit mois après la mort de sa mère ; elle a été opérée à Boston. La tumeur est réapparue en 2001 et a de nouveau été traitée. Lee ne s’est jamais exprimée publiquement sur sa santé.
Combien de petits-enfants a Ringo Starr ?
Neuf à ce jour : Tatia et Luna, filles de Zak ; Louis, Sonny, Rock et Buddy, fils de Jason ; et Ruby, Jakamo et Smokey, les triplés de Lee. Ringo a longtemps parlé de huit, un chiffre antérieur à la naissance de Luna en 2021.
Ringo Starr est-il arrière-grand-père ?
Oui, depuis août 2016 et la naissance de Stone Zakomo Low, fils de sa petite-fille Tatia, elle-même fille de Zak.
Qui est le premier petit-enfant d’un Beatle ?
Tatia Jayne Starkey, fille de Zak, née le 7 septembre 1985. Sa naissance a fait de Ringo le premier des quatre Beatles à être grand-père.
Qui est Augusta Tigrett ?
La fille de Maureen Cox et d’Isaac Tigrett, cofondateur du Hard Rock Cafe, née le 4 janvier 1987 à Dallas. Elle est la demi-sœur de Zak, Jason et Lee, mais n’a aucun lien de parenté avec Ringo Starr.
Qui sont Francesca et Gianni Gregorini ?
Les enfants de Barbara Bach et de son premier mari, l’Italien Augusto Gregorini. Ils sont devenus les beaux-enfants de Ringo en 1981. Francesca est réalisatrice et scénariste ; Gianni mène une vie discrète.
Ringo Starr a-t-il eu des enfants avec Barbara Bach ?
Non. Le couple, marié depuis 1981, n’a pas eu d’enfant ensemble. Chacun avait déjà des enfants d’un premier mariage.
Les enfants de Ringo ont-ils joué avec lui ?
Zak a joué de la batterie dans le All-Starr Band de son père lors des tournées de 1992 et 1995, et l’a accompagné ponctuellement depuis. Lee a chanté dans les chœurs d’un titre de l’album Vertical Man en 1998. Jason n’a jamais participé aux tournées de son père.
Quelle chanson Paul McCartney a-t-il écrite pour les enfants de Ringo ?
Little Willow, écrite au début de 1995 après la mort de Maureen et publiée en 1997 sur l’album Flaming Pie. McCartney l’a destinée aux enfants de Maureen.
Existe-t-il un groupe des enfants des Beatles ?
Non. L’idée a souvent été évoquée, mais les intéressés l’ont toujours écartée. Rip Off, en 2025, est la seule chanson publiée réunissant trois d’entre eux, dans le cadre du groupe de Zak, Mantra of the Cosmos.
Ringo Starr a-t-il été un bon père ?
Ringo lui-même a reconnu, en 2020, avoir appris en devenant père qu’il aurait pu être un meilleur père. Les années de la Beatlemania, puis celles de l’alcool, l’ont souvent tenu éloigné de ses enfants. Depuis sa cure de 1988, il s’est rapproché d’eux, et il dit aujourd’hui adorer son rôle de grand-père.
Où sont nés les enfants de Ringo Starr ?
Zak, Jason et Lee sont nés à Londres, à la maternité du Queen Charlotte’s Hospital, à Hammersmith, respectivement en 1965, 1967 et 1970.
Quel âge ont les enfants de Ringo Starr en 2026 ?
Zak a 61 ans (né le 13 septembre 1965), Jason 59 ans (né le 19 août 1967) et Lee aura 56 ans le 11 novembre 2026 (née en 1970).
Avec qui Zak Starkey est-il marié ?
Depuis le 21 mars 2022, avec la musicienne Sharna “Sshh” Liguz, sa compagne depuis le milieu des années 2000 et partenaire de ses projets SSHH, Trojan Jamaica et Mantra of the Cosmos. Ils ont une fille, Luna, née en 2021. Zak avait été marié auparavant à Sarah Menikides, mère de sa fille Tatia.
Qui est le compagnon de Lee Starkey ?
Le musicien Jay Mehler, qui a joué avec Kasabian et Beady Eye. Ils sont ensemble depuis 2006 et sont les parents de triplés nés en 2009.
Avec qui Jason Starkey est-il marié ?
Avec Flora Evans, créatrice de mode et cofondatrice de la marque de jeans Superfine. Le couple, marié en 2010 selon la presse américaine, a quatre fils.
Zak Starkey a-t-il écrit un livre ?
Pas encore. En avril 2025, il a annoncé travailler à une autobiographie écrite par lui seul. Aucune date de parution n’a été annoncée.
Glossaire
- All-Starr Band : groupe de scène fondé par Ringo Starr en 1989, réunissant des musiciens ayant eu leurs propres succès. Zak y a tenu la batterie.
- Caxton Hall : bureau d’état civil de Westminster où Ringo et Maureen se sont mariés le 11 février 1965.
- Fred Hutchinson Cancer Research Center : centre de soins de Seattle, pionnier de la greffe de moelle osseuse, où Maureen est morte en 1994.
- Mantra of the Cosmos : groupe formé en 2023 par Zak Starkey avec Shaun Ryder, Bez et Andy Bell.
- Musicien de session : musicien engagé pour des tournées ou des enregistrements, sans être membre du groupe ; le statut de Zak chez les Who et chez Oasis.
- Planet Alice : boutique de mode ouverte par Lee Starkey à Los Angeles à la fin des années 1980.
- Queen Charlotte’s Hospital : maternité londonienne de Hammersmith où sont nés les enfants de Ringo et Maureen.
- SSHH : duo formé par Zak Starkey et Sharna Liguz, auteur de l’album Issues (2016).
- Sunny Heights : maison de Weybridge, dans le Surrey, où ont grandi Zak et Jason.
- Teenage Cancer Trust : association parrainée par Roger Daltrey, dont les concerts au Royal Albert Hall ont été le cadre de l’incident de mars 2025.
- Tittenhurst Park : domaine du Berkshire racheté par Ringo à John Lennon en 1973.
- Trojan Jamaica : label de reggae fondé en 2016 par Zak Starkey et Sharna Liguz.
Pour aller plus loin
Sur Yellow-Sub.net
- Ringo Starr : la biographie complète du batteur des Beatles
- Maureen Cox Starkey : la biographie complète de la première femme de Ringo Starr
- Barbara Bach : la biographie complète, de James Bond à Ringo Starr
- Les enfants de Ringo Starr : Zak, Jason, Lee et toute la famille Starkey
- Jason Starkey : le fils de Ringo Starr qui voulait échapper au poids du nom Beatles
- Tatia Starkey, petite-fille de Ringo Starr, expose Invert
- Zak Starkey et les fils de Beatles : carrières comparées
- Maureen Cox aurait eu 80 ans
- Le All-Starr Band de Ringo Starr : l’histoire complète
- Les enfants de Paul McCartney
- L’influence des Beatles sur la Britpop
- Ringo Starr a 86 ans
À écouter et à lire
- Don’t Believe the Truth, d’Oasis, avec Zak à la batterie.
- WHO, des Who (2019), le dernier album studio du groupe.
- Got to Be Tough, de Toots and the Maytals, coproduit par Zak, Grammy 2021.
- Vertical Man, de Ringo Starr, avec Lee dans les chœurs de La De Da.
- Look Up, de Ringo Starr (2025).
- Postcards from the Boys, de Ringo Starr.
Sources
- Wikipédia (anglais), articles Zak Starkey, Lee Starkey et Maureen Starkey Tigrett, et les ouvrages qu’ils citent.
- Modern Drummer, entretien avec Zak Starkey, novembre 2006.
- Variety et Relix, déclaration de Zak Starkey, 17 avril 2025.
- Consequence, messages de Pete Townshend et de Zak Starkey, 18 mai 2025.
- Journal i, entretien avec Pete Townshend, juin 2025, cité par mxdwn.
- The Times, entretien avec Roger Daltrey, 2025, cité par Guitar.com et Far Out Magazine.
- The Telegraph, entretien avec Zak Starkey, juin 2025, cité par Radio X.
- Manila Bulletin, 9 juillet 2020, et People, 2023-2025, cités par AOL.
- Hello!, naissance de l’arrière-petit-fils de Ringo Starr, août 2016.
- The Miami News, 14 septembre 1965.
- Far Out Magazine, “The song Paul McCartney wrote for The Beatles’ children”, 2025.
La Vie de Ringo Starr












