Ralentissement économique? Offre trop abondante? Au lendemain du passage de Paul McCartney, qui a de nouveau charmé Québec, les promoteurs du spectacle s’interrogeaient mercredi sur ce qui a rendu plus difficile la vente de billets pour le concert de l’ex-Beatles sur les plaines d’Abraham.
Même si le show de Sir Paul s’est révélé un succès populaire et, surtout, un véritable triomphe artistique, l’heure sera à la réflexion pour 3E, la filiale du Festival d’été de Québec qui avait eu beaucoup moins de difficulté à vendre des billets pour The Wall de Roger Waters présenté l’an dernier dans le même contexte que celui de McCartney.
«Effet surprise de 2012? Ralentissement économique? Offre trop abondante? Les analyses des prochains mois permettront peut-être de trouver des réponses», a écrit 3E dans un communiqué.
Publié en fin d’avant-midi mercredi, ce communiqué tient lieu de bilan pour 3E, dont la direction n’accordera pas d’autres entrevues sur le sujet.
Dans ce communiqué, un constat s’impose toutefois déjà : celui selon lequel peu d’artistes se révèlent des valeurs sûres pour des spectacles payants dans le parc des Champs-de-Bataille.
«Force est d’admettre toutefois que la présentation de grands événements sur les Plaines n’est pas la poule aux oeufs d’or», a commenté le directeur général de 3E, Daniel Gélinas. «Nous l’avons souvent dit, les artistes capables d’attirer plus de 50 000 spectateurs payants, soit l’équivalent de trois amphithéâtres pleins comme le Colisée, sont rares. C’est une réalité du marché avec laquelle nous devons composer», poursuit-il dans le communiqué.
Quelque 70 000 billets ont été mis en vente pour Paul McCartney, mais le nombre de spectateurs n’a pas été dévoilé.
3E termine son communiqué en martelant que l’événement phare demeure le Festival d’été de Québec. Un festival «que les journalistes étrangers découvrent avec surprise et enthousiasme, que les directeurs de tournée et équipes techniques ne cessent de louanger», poursuit 3E. «C’est cet événement qu’il faut soutenir et protéger afin qu’il continue de se développer, d’attirer les plus grands et de jouer son rôle de moteur touristique et économique», estime pour sa part le président du conseil d’administration du Festival, Mario Girard.
Au fil des dernières semaines, certaines hypothèses ont été avancées par les observateurs pour expliquer la difficulté de vendre des billets pour Paul McCartney, notamment le fait que plusieurs personnes s’étaient estimées comblées par son passage gratuit sur les Plaines en 2008. La proximité avec le Festival d’été et la mise en vente de vente de billets pour autre grand spectacle payant, celui de Céline Dion produit par QuébéComm samedi au même endroit, ont aussi pu jouer dans l’offre aux mélomanes de la capitale.
Source : lapresse













