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Il y a 45 ans… le Sacre de Penny Lane des Beatles !

Il y a 45 ans aujourd’hui la mythique chanson des Beatles « Penny Lane » atteignait la première place du classement singles de Billboard.


Yellow-Sub.net vous propose d’en savoir plus sur cette chanson :

Penny Lane est une chanson des Beatles,
écrite par Paul McCartney mais
créditée à Lennon/McCartney. Enregistrée entre décembre 1966 et janvier 1967,
c’est la deuxième chanson — après Strawberry
Fields Forever
— que les Beatles enregis
trent pour leur prochain album, qui ne porte pas encore de nom mais qui
deviendra Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band.
Toutefois, les deux titres n’y figureront pas, ayant été
précédemment publiés ensemble en 45 tours « double
face A » ; leur manager Brian
Epstein voulait en effet maintenir la popularité du
groupe après une inhabituelle période de six mois sans publication
inédite. Le singlesort ainsi le 13 février 1967 aux États-Unis et
le 17 février au Royaume-Uni.
Au mois de novembre 1967, Penny
Lane
est à nouveau publiée sur la versi
on américaine de l’album Magical Mystery Tour.

Penny Lane et Strawberry
Fields
partagent le thème de la nostal
gie de l’enfance de leurs deux auteurs dans leur ville natale de Liverpool.
Le 18 mars 1967, le
disque est numéro un des ventes aux États-Unis, mais —
et c’est une première depuis quatre ans — n’atte
int que la seconde place des hit-parades britanniques.

 

Contexte


Le 24 novembre 1966, les Beatles font leur retour dans les locaux des
studios EMI pour commencer à mettre en boîte leurs nouvelles chansons. Ils
n’ont plus rien enregistré depuis le 21 juin et la mise en boîte de She
Said She Said
pour l’album Revolver.
Entre-temps, ils ont effectué une tournée mondiale au terme de laquelle
ils ont décidé que ce serait la dernière. Ensuite, ils sont partis en
vacances, ou ont travaillé sur des projets personnels.

Cette décision d’arrêter définitivement les concerts a deux
conséquences importantes sur les futures productions des Beatles et leur
façon de travailler. D’abord, ils n’ont plus à se plier aux contraintes
horaires des tournées pour composer et enregistrer, et peuvent ainsi y
consacrer tout le temps qu’ils désirent. Ensuite, ils peuvent créer tous
types de sons étant donné qu’ils n’auront plus à jouer leurs chansons sur
scène, ce qu’explique John Lennon à George Martin : « Si nou
s ne tournons plus, nous pouvons enregistrer de la musique que nous
n’aurons pas à interpréter live<, et cela veut dire que no
us pouvons créer quelque chose qui n’a jamais encore été entendu, un
nouveau genre de disque avec de nouveaux types de sons»

C’est dans cet esprit qu’est initié le projet d’album qui n’a pas
encore de nom mais qui deviendra Sgt. Pepper’s
Lonely Hearts Club Band
. Les « années studio » des
Beatles et le projet Pepper commencent donc un jeudi, dans le studio 2 du
complexe EMI, avec l’enregistrement de Strawberry
Fields Forever
de John Lennon qui est destinée à
figurer sur l’album.

Les deux auteurs principaux du groupe se sont-ils concertés pour
évoquer tous deux leur ville natale de Liverpool, trois ans après l’avoir
quittée pour Londres et n’y avoir quasiment pas remis les pieds? il est
clair que ce thème nostalgique arrive à point nommé à ce stade de leurs
vies et de leur carrière. En comparant sa composition
au Strawberry Fields de John
Lennon, Paul McCartney explique : « Penny Lane était
un peu surréaliste aussi, bien que d’une manière plus limpide. Je me
rappelle avoir dit à George Martin « 
Je veux un enregsitrement limpide », c’était mon époque sons
limpides
, peut-être étais-je influencé par les Beach
Boys à ce moment là »

Composition


Si John Lennon évoque Strawberry
Fields
, le parc d’un orphelinat de son quartier où il allait jouer
enfant, Paul McCartney se concentre pour sa part sur Penny
Lane
qui n’est pas seulement une rue, mais aussi un
quartier de Liverpool où son
partenaire vécut d’ailleurs avec ses parents jusqu’à l’âge de quatre ans.
John Lennon fut ainsi le seul Beatle à y avoir vraiment habité.
Même s’il a été le premier à essayer d’en parler dans In
My Life
, c’est finalement Paul McCartney qui
a su en faire une chanson. Penny
Lane
dépeint ce qui s’apparente à une scène
d’enfance, empreinte de nostalgie et de bonheur. « Deux chansons
sur Liverpool ! Ca a toujours été une bonne chose p
our nous, on était ensemble depuis si longtemps qu’on pouvait se permettre
ça : Strawberry Fields et Penny
Lane
ouah ! On avait passé nombre de no
s années de formation à arpenter ces deux endroits. Penny Lan
e, c’était le dépot où je devais changer de bus pour a
ller depuis chez moi jusqu’à chez John et chez beaucoup de mes
amis. C’était un grand terminal d’autobus qu’on connaissait tou
s très bien. J’ai chanté dans le chœur de l’ég
lise St Barnabas, juste en face » raconte Paul.

La chanson est construite comme une visite guidée autour de Penny Lane,
mettant en scène plusieurs personnages. Celle-ci commence avec un coiffeur
qui montre les photos des têtes qu’il a connues, les passants s’arrêtant
pour dire bonjour. Au coin de la rue, on peut trouver un banquier avec une
moto, qui, fait étrange, ne porte jamais d’imperméable sous la pluie. Plus
loin, un pompier avec une photo de la reine dans sa poche nettoie son
camion, et derrière l’abri, au milieu du rond-point, une jolie infirmière
vend des coquelicots. La visite s’achève avec le coiffeur qui s’occupe
d’un autre client, le banquier qui lui aussi attend pour une coupe, et le
pompier qui se précipite à son tour dans le salon.

Il y a une part de vérité et une autre d’enjolivements dans la chanson.
Ainsi, dans Penny Lane, il y avait effectivement un salon de coiffure,
deux banques, et une caserne de pompiers. L’abri et le rond-point sont
également vrais. Les personnages de la chanson, comme le banquier et le
pompier, n’ont en revanche jamais existé.

« Le Fireman with hourglass (pompier
avec un sablier) et toute cette imagerie, c’était nous essayant de faire
un peu d’art. les paroles étaient toutes inspirées par des choses vraies.
Il y avait un coiffeur qui s’appelait quelque chose comme Bioletti et qui,
comme tous les coiffeurs, avait des photos de coupes de cheveux parmi
lesquelles on pouvait choisir. Mais au lieu de dire Le
coiffeur avec des photos de coupes de cheveux dans sa vitrine
, ça
s’est transformé en Toutes les têtes qu’il a eu le
plaisir de connaitre
 », détaille l’auteur de la chanson. « 
Je déformais tout ça pour trouver un angle un peu plus artistique, comme
une pièce de théâtre. Comme l’infirmière qui vend des coquelicots sur un
plateau. le jour de l’Armistice. Et puisElle a l’impression d’être dans
un pièce de théâtre
, ce qu’elle est de toute
façon
. C’était toutes ces idées planantes qu’on essayait d’intégrer ».

Paul McCartney glisse aussi un jeu de mot salace dans son texte : Four
of fish and finger pies
, soit littéralement, « quatre sous de poi
sson et une tarte aux doigts ». « La plupart des gens n’ont
pas compris, mais finger pie » est
un gentil petit clin d’œil aux gars de Liverpool qui ne crachent pa
s sur un brin de grivoiserie ». Comprendre en effet « d
oigt fourré »!

Enregistrement


À peine bouclés les enregistrements de Strawberry
Fields Forever
et de When
I’m Sixty Four
une nouvelle façon de procéder
préside à la mise en boîte de Penny Lane. La
chanson va en effet être enregistrée couche par couche,
en partant d’une piste de piano jouée par Paul McCartney le 29 décembre
1966 dans le studio 2 d’Abbey Road

L’enregistrement débute aux studios Abbey Road les
29 et 30 décembre 1966, et se termine le 6 janvier 1967.
Le morceau comporte notamment des flûtes, un hautbois,
un cor, une contrebasse et
surtout un célèbre solo de trompette piccolo joué
par le musicien classique britannique David Mason.

Un clip, réalisé par Peter Goldmann, est par
ailleurs tourné les 5 et 7
février. Il est diffusé dans l’émission de télévision américaine Hollywood
Palace
le 25 février.

Parution et réception


Les chansons Penny Lane et Strawberry
Fields Forever
font partie intégrante des
sessions d’enregistrement de l’album Sgt. Pepper’s
Lonely Hearts Club Band
qu’elles ont eu en fait
l’infortune de débuter, ce qui explique qu’elles ne sont pas présentes sur
le disque tant acclamé, sorti le 1er juin
1967.

Tandis que les Beatles poursuivent le travail de conception et de
réalisation de leur 8e album, leur manager Brian
Epstein presse George Martin de
lui livrer des chansons en vue d’occuper le terrain, c’est-à-dire de
publier un 45 tours pour
l’hiver. Le producteur s’exécute à contrecœur avec
ces deux titres qui sont les plus avancés, les plus aboutis. Le single sort
donc (en double face A) en février 1967. « Une épouvantable erreur 
», dira George Martin avec du recul.

Par ailleurs, à cause du comptage particulier provoqué par l’absence de
hiérarchie entre les deux chansons, aucune d’elle n’atteint la tête du
hit-parade britannique, et c’est une première depuis 1963 et 12 singles « nu
méro 1 » consécutifs pour les Beatles. A
posteriori
, George Martin aurait préféré coupler un des deux titres à When
I’m Sixty Four
, également enregistrée fin 1966, estimant qu’ainsi,
ils auraient pu atteindre la première place. L’histoire retient que c’est Release
Me
d’Engelbert Humperdinck qui
devance Penny Lane et Strawberry
Fields
dans les charts en février et mars 1967. Le
groupe en ressent finalement un grand soulagement, se
trouvant pour cette occasion débarrassé d’une pesante obligation.

 


Postérité

Modifications du quartier


La chanson a eu quelques conséquences sur le quartier qui porte son
nom, le rendant tout d’abord mondialement célèbre. Penny Lane est ainsi
devenu un lieu de visite incontournable pour les fans du groupe. Les
plaques de la rue ont été régulièrement volées ; il a donc fallu
les placer de plus en plus haut et les fixer plus solidement. L’abri sur
le rond-point a été transformé en bar, le Sgt
Pepper’s Bistro
, et les paroles de la chanson sont inscrites sur la
façade du Penny Lane Wine Bar.

 

Reprises


Penny Lane a été reprise notamment par Paul
Mauriat (Blooming Hits, 1968), Kenny Rankin (Silver
Morning
, 1974) ou encore Laurent Voulzy pour
sa nouvelle version de Rockollectionen 2008.Il y a 45 ans... le Sacre de Penny Lane des Beatles !

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