« Bonsoir mon petit chou ». Tout vêtu de noir, Paul McCartney est là, sur scène. Il salue son public français. Et ce sont 18.000 cris qui lui répondent. Bercy est déjà en transe. Quelques minutes avant, le Beatles s’est présenté avec son Magical Mistery Tour endiablé. Des premières notes qui sonneront le début d’un spectacle simplement extraordinaire.
Sans interruption, seule ou avec ses quatre musiciens, la star âgée de 67 ans embarque durant deux heures quarante le public pour un voyage au coeur des Beatles. L’artiste enflamme avec Back in the USSR ou balade avec l’incontournable Hey Jude . C’est un défilé de titres des Beatles qu’offre le chanteur : allant d’ Eleanor Rigby , en passant par Blackbird ou Yesterday . Un voyage dans le passé comme un hommage à ses amis et anciens condisciples. Sous la mélodie de Here Today , les images de John Lennon, assassiné à New York en 1980, défilent sur le grand écran. Quelques minutes après, seul en scène, ukulélé en main, McCartney rend les honneurs à George Harrison, victime d’un cancer du poumon en 2001, avec Something . Pleine de ressources, la star a entrecoupé ces moments en jouant quelques titres de son ancien groupe des Wings ou des créations récentes plus personnelles. Et surprise du chef, il joue à son public la chanson qu’il vient de composer pour le prochain film de Robert de Niro, Everybody’s Fine , qui sort l’année prochaine en France. Il offre aussi Michelle , à la mélodie soutenue par un accordéon, et un Ob.la.di Ob.la.da , première fois chanté en France, qui affole la foule.
Alors quand il déclare « vous voulez aller dormir ? », enfants, parents et grands-parents hurlent un non définitif et expéditif. La fin est incontournable : Paris s’endort tout de même, l’esprit envahi de magie.
Source : Par Suliane Favennec












