Ca a été enlevé de presque tous les sites qui l’avaient mis en ligne à la demande des avocats d’EMI mais si vous êtes malin vous pouvez encore le trouver ici où là : « Revolution 10 », c’est le nom qu’on donne à la vingtième prise de « Revolution » des sessions du White Album des Beatles et qui vient de faire surface sur le net.
Le début sonne bien comme « Revolution 1 » mais petit à petit des collages sonores similaires à ceux de « Revolution 9 » submergent le mix. Il ne restent bientôt de l’originale que les « a-oom-chibi-doo-wah » de plus en plus déformés pendant que solos de guitare passés à l’envers, divers sons non identifiés et finalement Yoko Ono prennent le dessus. D’après les déclarations de Lennon à l’époque, « Revolution 9 » aurait commencé comme l’outro de la chanson « Revolution 1 » et à force de l’allonger, il a fini par en faire une pièce indépendante. A l’écoute de ce « Revolution 10 » (revolution 1 + revolution 9) on se dit que c’est bien dommage. Sur l’album qu’on connait, on a une chanson très bonne mais résolument ancrée dans le passé et une pièce d’avant-garde pas très réussie et qui semble sortie de nulle part. Dans « Revolution 10 », les deux sont mêlés et non seulement on peut entendre trente ans avant le son d’Olivia Tremor Control mais on a une jolie déconstruction progressive d’un morceau de pop, un morceau autrement plus significant, rigolo et musicalement satisfaisant.
« Revolution 10 » est une nouvelle preuve du génie des Beatles, des fois qu’on l’aurait oublié. Du coup, on se reprend à saliver sur les légendaires trésors enfouis que sont « Carnival Of Lights », « Now And Then » ou la version longue de « Helter Skelter ». Ceux d’entre nous qui survivront à tous les Beatles et à toutes leurs femmes les entendront peut-être un jour. D’ici là, ne retenez pas votre souffle.
Source : Fluctuat.net












