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Paul McCartney : chronique d’un concert !

Nous vous livrons ci-après une chronique de cooncert publiée sur le web aujourd’hui…. nous ne sommes en rien responsables de ces propos…mais nous le publions au titre de culture des différences d’opinions :


Son doublé contre la Croatie assurant une place en quart de finale de l’euro à l’équipe d’Angleterre, rares sont les britanniques à traînailler dans les allées du Stade de France, au grand dam des revendeurs à la sauvette. Grâce à la « fameuse » loi de l’offre et de la demande, je parviens à dégotter, comme beaucoup de « sans le sou », une place à un tarif dérisoire (l’équivalent de deux pintes, pour des tickets initialement hors de prix, de 50 à 170 euros) et me faufile dans un Stade de France, qui, à quelques minutes du « coup d’envoi », sonne encore un peu creux.
Certes, les organisateurs ont tout fait pour masquer le semi-échec de la soirée, condamnant les travées supérieures latérales du stade, en recouvrant les sièges d’un PAUL 04 SUMMER du plus bel effet. Ou en mettant moins de chaises que prévu sur la pelouse.
Peu importe après tout le parfum, pourvu qu’on ait l’ivresse.
Après une mise en bouche ringardissime, à peine digne d’une cérémonie d’ouverture des championnats d’athlétisme de Moldavie (un dj éreintant grimmé Elton John circa 70’s (chapeau, costume à paillettes, platform boots) balançant une infame bouillie sonore, sur laquelle se trémoussent contorsionnistes, gymnastes ou défilent figurants portant drapeaux (arborant les armoiries de Sir McCartney ?) et ballons (!), Macca entre en scène.
Il est 21h15, et, déjà, la bel agencement mis en place par l’organisation ne tient plus : le public de la pelouse a déjà envahi les premiers rangs, déclenchant sans doute l’ire des « nantis ».
Tout ce beau monde est désormais debout, prêt à se livrer sans retenue aux intemporelles compositions de Paul, 62 ans au compteur.
Jet, extrait du répertoire des Wings ouvre le show, et, première constatation, un peu effrayante : le son est atroce, à l’excès dans les aigus, et l’écho, propre aux grandes enceintes, que renvoie la tribune du fond, insupportable.
Fort heureusement, tout s’arrangera, tant bien que mal, au fur et à mesure (un conseil : essayez les bouchons) et finalement, personne ne prêtera plus guère attention à ce genre de « détail » : tout s’effacera devant le répertoire joué ce soir, faisant la part belle aux compositions des Fab Four.
Le fantastique gaucher à la Rickenbaker, entouré d’un groupe assez improbable (dont Brian Ray, bien connu en France pour avoir acompagné… Johnny Halliday) n’a en effet plus aucun scrupule à piocher copieusement dans le répertoire des Beatles, et après tout, 80% du public n’est sans doute là que pour ça : I saw her standing here, Michelle, Drive My Car, Penny Lane, Get Back, Back In USSR, Lady Madonna, Eleanor Rigby, Yesterday, Hey Jude (Na-Na-Na-Na-Na-Na-Na), Let it be, autant de chansons reprises en choeur par un Stade de France frissonnant, dans tous les sens du terme. (température un peu frisquette pour la saison). Le répertoire des Wings est légèrement mis à contribution (Band on the run notamment), et sa carrière solo à peine survolée.
Musicalement, ça tient très bien la route, malgré les interventions parfois un peu superflues de Rusty Anderson, guitariste de son état, ou les sons un peu cheap, censés reproduire le son George Martin, extraits du clavier de Paul « Wix » Wickens. On peut d’ailleurs se demander pourquoi une section cuivres ou cordes n’a pas été convoquée, quand on connait par ailleurs les coûts de production d’un tel spectacle. La voix de Paul est fort heureusement restée inchangée après toutes ces années, sa forme est éblouissante, et son « cabotinage » permanent (il prend un malin plaisir à communiquer en français, faisant preuve dans chacune de ses interventions d’un humour typiquement british).
La mise en scène oscille quant à elle entre la pathétique (projections kitchissimes – des chutes d’eau illustrent par exemple Here Today, dédié à John Lennon, George Harrison ayant droit quant à lui à All Things Must Pass, hommage un peu plus sobre) et le sympathique, sans plus (iconographie sixties, images d’archives).
La pyrotechnie habituelle est à l’oeuvre sur Live and let die, éreintante pour les tympans, et quand Paulo conclut son show, après 2h30 passées sur scène, à l’occasion d’un medley Sergent Pepper’s Lonely Hearts Club band / The end, il le fait sous un nuée de confettis tricolores (bleu-blanc-rouge, comme le drapeau avec lequel il apparut lors d’un précédent rappel) qui « inondent » le Stade de France.
Fin de la séquence nostalgie : que la soirée fut belle…
On apprendra plus tard l’élimination des anglais par de vaillants portugais : doublement dommage pour ceux qui ont loupé le rendez-vous avec une légende.


 

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