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Beulah Yoko

« Yoko ». Le titre de l’album nous annonce sa couleur. Non, nous ne sommes pas ici en présence d’un énimème groupe « strokesien » qui chercherait à ramener sur le devant de la scene américaine les spectres des groupes punks ou pré-punks des 70’s.


Oui, l’âme des Beatles planne au dessus de nos oreilles, autant le signaler tout de suite, et le groupe lui-même ne manque pas de nous le faire savoir. Avec ces mélodies facilement accessibles, agréables et entraînantes (« Landslide baby », »Your mother loves you son »…) on se surprend également à penser à Elliott Smith voire à Grandaddy.


Sans pour autant ressembler à des exercices de style, les morceaux sont de légères envolées lyriques, mises en valeur par la voix. Les (discrets)arrangements électroniques qui fluctuent tout le long ainsi que ce clavier, omniprésent, contribuent à accentuer ce côté aérien du disque. Le rythme, dans la pure tradition pop, reste modéré, ou devient subitement plus énergique grâce au renfort occasionnel du son d’une guitare plus « lourde » (« Your mother loves you son », « My side of the city »…)


Le disque reste est dans son ensemble assez hétérogène, guère varié dans le style, les procédés sont constants et les paroles sont peut-être un poil trop simples, trop « gentilles », mais après tout, cela rentre parfaitement dans l’ambiance d’un tel disque, dans les caractéristiques de la pop, et ça n’empêche pas à Beulah de réaliser avec ce « Yoko » un bon disque.


L’album est donc au final plutôt complet, on passe un agréable moment sans rester sur sa faim, jusqu’à la fin.

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