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“Get back” : l’émotion de découvrir les Beatles au travail

C’est un documentaire exceptionnel. A partir d’aujourd’hui, la chaîne Disney + diffuse “Get back” un film en trois parties sur la dernière session d’enregistrement et l’ultime concert des Beatles. On constate qu’ils adoraient toujours créer ensemble.

Cela aura mis 51 ans, mais l’injonction des Beatles à revenir (Get back) aura finalement abouti. A partir d’aujourd’hui, Disney + diffuse un document qui fera date dans l’histoire du rock. Car Get back n’est pas seulement un montage des 150 heures de rushes filmés pendant 21 jours en janvier 1969 aux studios de Twickenham au sud-ouest de Londres. C’est davantage et peut-être avant tout une plongée intimiste dans le processus créatif de ces quatre icônes et une cinglante mise au point. En effet, la légende veut que le groupe se soit séparé sur une mésentente que certains imputent à la lassitude, d’autres à Yoko Ono. Get back est là pour en témoigner : George, Paul, John et Ringo adoraient toujours jouer ensemble, faire des bœufs, composer, peaufiner, harmoniser. Et la plupart du temps en rigolant de blagues de potache.

Get back, c’est au total 7 h 48 d’étonnements, d’enthousiasmes, de musique bien sûr et d’émotions fortes immanquablement. Le film est divisé en trois parties : un premier épisode de 2 h 37 dévoilé aujourd’hui, un deuxième de 2 h 53 à découvrir à partir de demain vendredi et le dernier (2 h 18) qui sera disponible samedi.

Des images inédites confiées à Peter Jackson
Chaque épisode est précédé d’une mise en garde : le film comporte en effet des éléments de langage explicites, on y voit des gens qui fument et qui boivent… mais bon : rien de bien révolutionnaire. L’ouverture est un court récapitulatif de la carrière des four fabs jusqu’à l’enregistrement d’Hey Jude en direct lors d’une émission spéciale et à leur décision de ne plus faire de scène.

Un an et demi après, les Beatles se retrouvent face à un défi : créer quatorze nouvelles chansons pour ce qui serait leur premier concert en deux ans. L’aventure commence sur un premier plateau loué du 2 au 14 janvier 69 au sud-ouest de Londres : il fait 700 m2 et totalise une hauteur de plafond de dix mètres. Michael Lindsay-Hogg (qui avait réalisé les clips de Paperback writer et Hey Jude) filme l’intégralité des sessions, y compris les pauses, les déjeuners. Il le fait avec plusieurs caméras dont deux 16 mm. Toutes les conversations, sessions musicales, etc. sont immortalisées sur des enregistrements réalisés en magnétophones Nagra.

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Cette masse de documents inédits depuis cinquante ans a été confiée à Peter Jackson par Jeff Jones, le Pdg d’Apple et Jonathan Clyde, le directeur de production. Ils avaient été impressionnés par son travail de restauration sur des archives filmées de la Première guerre mondiale, dans le cadre de son documentaire Pour les soldats tombés.

Un micro caché dans le centre de table
Dès le premier épisode, on est suffoqué d’assister aux prémices de la création de The long and winding road ou d’Another day qui sera immortalisée par les Wings et de voir Yoko Ono et Linda Eastman papoter pendant que leurs mecs commencent à jouer Let it be. Le tout se fait dans la détente et la joie d’être ensemble, même si cet épisode un s’achève sur le départ de George Harrison, irrité de ne pas voir son point de vue toujours correctement pris en compte.

Le deuxième épisode s’ouvre sur la suite de la crise Harrison et on entre, à ce moment-là, encore un peu davantage dans l’intimité du groupe. John et Paul décident de déjeuner seul à seul pour évoquer sincèrement ce qui a pu agacer Harrison. Ils ne savent pas que l’équipe a planqué un micro dans le centre de table. John évoque la manière dont Paul a de souvent rejeter les suggestions sur les arrangements au profit des siennes, ce dont il convient.

Finalement, George revient (chaussé d’incroyables bottes en tissu à fleurs!) en même temps que Billy Preston, inoubliable interprète de Nothing from nothing et qui, entre autres, assure le solo de clavier sur Get Back. Il sera quasiment le cinquième Beatles de cette fin de carrière et apporte un sourire salvateur sur ces sessions. Toujours dans l’épisode 2, le groupe reçoit la visite de Peter Sellers, Paul McCartney fait une imitation saisissante d’Elvis Presley pour son anniversaire.

Pour la première fois : l’intégralité du dernier concert
Si l’épisode 3 contient de grands moments de fêtes, comme lorsque le groupe s’éclate sur des reprises de Blue Sued Shoes, Kansas City ou de Shake, Rattle and Roll de Bill Haley, il est aussi chargé d’émotions. D’abord durant les séances de perfectionnement du poignant morceau The long and winding road (pour lequel Paul se demande s’il doit ajouter des cordes) mais aussi parce que c’est la première fois qu’est dévoilée l’intégralité du fameux concert organisé sur le toit d’Abbey Road studios sur Savile Row, filmé par dix caméras : cinq sur le toit, trois dans la rue, une sur l’immeuble en face et une cachée à la réception du studio.

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On voit les fans s’agglutiner dans la rue, l’inévitable pisse-froid qui prévient la police et les tergiversations des “bobbys” qui tentent de faire arrêter Paul, John, Ringo et George qui enchaînent Get back, Don’t let me down, Dig a pony, I got a feeling, One after 909 et reprennent Get back. La dernière phrase prononcée à la fin de cet ultime concert l’est par John Lennon : “J’espère qu’on a réussi notre audition.”

Même si, pendant près de huit heures, on peut s’ennuyer parfois, ce document inouï va non seulement époustoufler les fans des Beatles, mais aussi les amoureux de la musique en général. Déjà, il comble les deux survivants du groupe. “C’était génial de voir ça !” déclare Paul McCartney. “Et le fait que ce soit Linda [Eastman, sa femme, décédée en 1998] qui nous prend en photo le rend encore plus précieux. C’est super. Tout ça me rappelle de bons souvenirs, comme un album photo qu’on feuilletterait des années après. On me voit composer à tour de bras, juste pour le plaisir. Musicalement parlant, c’était vraiment une bonne période pour moi. C’est un instantané très détaillé de l’époque, et de ce projet. En plus, Peter a si bien restauré les rushes que le film n’a pas l’air d’avoir été monté avec des images d’archives. Au fond, ça montre tout simplement que les quatre gamins de Liverpool que nous étions avaient décidé de vivre pour la musique. On s’est améliorés, on a écrit de meilleures chansons, mais on était avant tout quatre potes. Et ça, c’est plus important que tout le reste.” Et Ringo Starr de renchérir : “Je suis ravi que les gens voient ce documentaire. Peter a fait un travail fantastique. C’était vraiment super de voir toutes ces images, des heures et des heures où on nous voit rire et jouer de la musique, contrairement à la version sortie en 1970. Il y a beaucoup de joie et beaucoup plus de paix et d’amour dans ce documentaire, ce qui reflète vraiment ce que nous étions. “

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