Description du produit
2016 remixed & remastered reissue of 1977 album & companion piece to the Ron Howard film ‘Eight Days A Week’. Collects 17 songs from 1964 & 1965 including 4 previously unreleased bonus tracks & a 24-page booklet!
Critique
Publié en 1977 pour offrir aux fans inconsolables un album en public de leur groupe favori quand celui-ci était au faîte de sa popularité, Live At The Hollywood Bowl est longtemps resté comme un témoignage anecdotique, inaudible car recouvert par les cris perçants d’un public en majorité féminin. En outre, la pochette originale, simple mais laide, donnait à voir une retouche de deux faux tickets de concert. Autrement dit, cette sortie originale de treize chansons enregistrées sur le vif à Los Angeles les 23 août 1964, 29 et 30 août 1965 était l’une des plus médiocres productions réalisées au nom des Fab Four, encore tous de ce monde à l’époque.
Succès de l’ère du vinyle classé numéro un au Royaume-Uni et au Japon, numéro deux aux États-Unis, Live At The Hollywood Bowl n’avait jamais vu le jour en disque compact avant le projet du réalisateur américain Ron Howard de retracer, à travers le documentaire Eight Days A Week – The Touring Years (2016), la folie qui entourait chaque représentation du quatuor jusqu’en août 1966, quand il décida de ne se consacrer qu’au travail en studio pour l’album Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band (1967) et la suite.
Faisant office de bande originale au film, diffusé le 15 septembre 2016 à travers le monde avant une parution en DVD et Blu-ray, la version restaurée et augmentée de Live At The Hollywood Bowl, sans égaler les prises en studio de chacun des morceaux, donne au mieux un aperçu du jeu des musiciens dans des conditions difficiles. Sans « retour » de son depuis la scène et dans une atmosphère qu’aucun autre groupe n’a soulevé – en permanence sous le feu roulant des cris -, il était compliqué pour les instrumentistes et chanteurs de maintenir une cohésion, le batteur Ringo Starr se repérant aux gestes de ses camarades pour conserver le rythme.
Dans un répertoire composé des reprises habituelles (« Twist and Shout », « Dizzy Miss Lizzy », « Roll Over Beethoven », « Boys » et « Long Tall Sally ») et de compositions originales dont « Ticket to Ride », « Can’t Buy Me Love », « A Hard Day’s Night », « Help! » et « She Loves You », l’album retranscrit l’ordinaire des concerts de trente minutes des tournées américaines dans les stades bondés, durant la période classique du groupe. À la nouvelle version s’ajoute quatre titres supplémentaires : la reprise de Carl Perkins « Everybody’s Trying to Be My Baby » et les compositions « You Can’t Do That », « I Want to Hold Your Hand » et « Baby’s in Black », sans que la chronologie, désordonnée entre les trois dates, ne soit rétablie. Au mieux, le résultat reste un document pour les inconditionnels du plus grand groupe du XXe siècle, tant l’oeuvre en studio à beaucoup mieux à offrir.
Francois Alvarez – Copyright 2017 Music Story























