
Que de jours passés dans l’attente de cette fameuse soirée! Que d’angoisses pour l’organisateur de la soirée, double angoisse même puisque ce dernier n’est autre que le bassiste du premier groupe « Hey Bulldog », Monsieur Pierre!
La salle sera-t-elle remplie, le son et les groupes seront-ils à la hauteur?
Eh bien à tout cela chers amis je réponds oui oui et oui! Ayant eu le privilège de participer pendant deux jours aux préparatifs et à la soirée en elle-même, je peux vous assurer que c’était merveilleux tant en expériences humaines qu’en ambiance et en spectacle musical.
Un ravissement.
Mais revenons-en à ce qui vous intéresse: la journée du 27/03/2004.
14h00: début de la balance (installation, réglage du son des amplis de la batterie et des micros chants).
Premier groupe sur le grill: Les « Beatlemaniacs ».
Les quatres garcons de…..Middlesborough (nord-est de l’Angtleterre, rangez-moi cet Atlas!) sont aussi jeunes que professionels et sympathiques. Ils ont entre 18 et 24 ans et ont donné 400 concerts en deux ans! Ils arrivent sur scène coiffés comme nos « fabs à nous » en tenue décontractée. Il me demande alors de quelle puissance ils disposent en sonorisation, je me renseigne et leur dit 10 000 Watts, ca ira? L’un d’eux lève le pouce et me lance « Good ».
Et là attention « back in the sixties » guitares d’époque (Gretsh 64′, Rickenbacker 12 cordes, Hofner, Epiphone Casino j’en passe et des meilleures), amplis Vox et Fender prétés par Hey Bulldog ( un problème de compatibilité de prises rendant impossible l’utilisation des leurs).
Dans le groupe chancun à un rôle strict: Paul, John, George et Ringo. Tout simplement. Celui qui a le rôle de John chante et joue les parties de John, celui qui joue Macca etc….
La balance commence et là…..ça sonne , ça sonne même drolement, je n’y étais pas mais je vous assure qu’on se croirait dans les années 60, au détail près que la sono est meilleure!
Rien de particulier à dire ce sont des pros et ca se voit en 20 minutes c’est réglé!
Vient le tour de « Lucy in the Sky » Ces grands teutons s’installent, ils sont 4 aussi et ce qui frappe de suite c’est qu’ils savent chanter!!! Ca oui, quel claque pour un chanteur amateur comme vous et moi! Le matériel est un délice aussi et en 20 minutes c’est terminé.
Enfin « Hey Bulldog » prend possession de la scène, la balance est plus cahotique, non parceque c’est le seul groupe non professionel, loin de là, mais juste un sombre problème d’incompatibilité de matériel. Heureusement le « Paul » des « Beatlemaniacs » file un coup de main et après de pénibles traductions de termes techniques un gros problème est réglé. La vraie balance une fois commencé les 5 musiciens amateurs n’ont rien à envier aux pros, quel son!
Après une courte restauration les portes sont ouvertes au public et la salle se remplie en à peine une demi-heure, des Yellow-subiens sont là depuis quelques heure déjà! (Salut MM « Lennon-McCartney »).
Parlons-en de la salle, une salle tout en hauteur, des rangées de sièges rouge, la salle Gérard Philippe de Wasquehal (dans le Nord, prés de Roubaix-Tourcoing) est une salle de spectacle à taille humaine et à l’acoustique parfaite, point d’architecture remarquable ou extravagante, juste une bonne salle comme on en rêve souvent. Le public se compose de tous les ages, vraiment de 15 à 65 ans, épatant. Pas beaucoup d’ultras fans, à part deux Yellow-Subiens déchaîné avé les tee-shirts et tout…En fait les autres personnes ne le sont pas moins mais ont caché leur jeu, comme on le verra plus tard.
Il est maintenant un peu plus de vingt heures la salle est bondée et le Speaker vient nous parler du spectacle, il nous signale au passage la traditionelle présence des élus et aussi d’un certain Arnaud Delbarre, président de l’Olympia de Paris, excusez du peu, (et accessoirement bassiste des « Stocks »). Ce dernier est appaudi, les applaudissements faiblissent et là….
…Pan! le lourd rideau de velours rouge s’ouvre et les « Bulldogs » explosent en interprétant un superbe « Can’t Buy Me Love », et croyez-moi chers lecteurs, il n’y a pas beaucoup mieux pour ouvrir une soirée « Fabs »…uleuse, ils enchaînent impeccablement avec un « Day Tripper » rageur…. »Ticket to Ride », puis reviennent à leurs amours des B-sides avec « Docteur Robert », là les fans sont ceuillis! Enoncer ici la set-list complète serait un peu fastidieux, mais je vous assure qu’il s’agissait d’un subtil mélange de hits, de B-sides et de toutes les époques de notre groupe préféré! Quelques exemples: « Bad Boy » – « I am the Walrus » – « Savoy Truffle » – « Slow Down » – « Back in U.S.S.R » – « Drive My Car » etc…
A la deuxième partie du set plus Rock’n’Roll la salle est debout, un bal rock improvisé s’organise entre la scène et le premier rang! Démentiel!!! l’ambiance ne redescendra plus jusqu’à la fin. A la fin du set les gens rappellent le groupe. Ils sont abasourdis et se demande si c’est vraiment un groupe « amateur » qu’ils viennent d’entendre. Les ultras-fans sont ravis l Les autres aussi, « Good Start ». Comment les autres vont faire pour enchaîner après ça?
Bien sur je ne peux être 100% objectif concernant les « Hey Bulldog », mais je vous retransmet ici les réactions prise ic et là dans la salle.
Les autres justement….Hop après un entracte de 15 minutes…le rideau s’ouvre à nouveau, et là encore plus qu’en balance les fabs sont là!!! Nos jeunes anglais ont revêtu leur Beatles uniformes: costards noirs avec cols en velours, petites cravates, Beatles’ boots, les guitares (pas moins de huit) on y est!
La disposition scènique aussi: 2 micros pour les trois chanteurs, les amplis, les guitares, John à la place de John, Paul à la place de Paul….je perds la boule dès les premières notes!
La set-list est superbe et plus axé 1958-1966, la spécialité des « Maniacs ». On notera un magnifique « Some Other Guy », « I Saw her Standing There », « She loves You » – « Please Please Me » – « Help! » etc…
L’ambiance et à l’image de la première partie électrique, tiens le bal reprend au premier rang!
Leur prestation est bluffante. Les annonces entre chaque morceaux sont effectuées avec un accent de Liverpool et « à fond dedans »: « This is a song from our second LP, « With the Beatles »… », puis salut du public en règle, j’ai l’impression de regarder l’anthology colorisée Impressionant.
C’est au tour de Ringo (qui au passage a pris quelques dizaines de kilos)) de chanter « Act Naturally ». Le jeune batteur des maniacs a « choppé » le toucher de Ringo et les mêmes attitudes, tête sur le côté à chaque coup de cymbale, mèche au vent, une fois de plus on y est!
Finalement les britanniques font quelques incursions vers 68-69-70 avec « Dig a Pony » – « Come Together » etc… et nous achève avec « Twist and Shout » suivi de « Revolution » en guise de rappel….Je n’ai plus de superlatifs pour exprimer l’ambiance et la qualité du spectacle.
Que vont pouvoir faire les Allemands de « Lucy in the Sky » après ce déchaînement?
Je ne m’en fait pas tant que ça pour eux, je connais leur style leur professionalisme, pas de souçis.
Après une courte pause « Lucy » prend place , les teutons apparaissent en costumes aussi et nous posent les jalons de leur style: « Magical Mistery Tour » a cappella pour commencer le show. Le public en reste pantois: quel maitrîse vocale!
Quelques rocks furieux plus tard ils nous proposent une version « disco » vous m’entendez bien « disco » de « Strawberry Fields Forever »……Je dois bien reconnaitre que c’est étonnant mais superbe, fais avec classe. Subtiles harmonies de trois superbes chanteurs et beats rageur du batteur.
Le son est beaucoup plus modernes que les deux groupes précédents, mais quelle originalité! Le chanteur sort une feuille pour nous explique ,en français, qu’ils interprètent leurs versions des chansons des « four ».
Vient « Eleanor Rigby » version Rock voir Hard Rock le public est définitivement conquis. L’ambiance est un peu retombée pour laisser place à une écoute plus attentive, les « Lucy » s’écoutent et se méritent. Quel travail.
Le groupe d’outre-Rhin arrivent à mélanger des versions fidèles et efficaces avec des versions personnelles et travaillées. Une vraie bonne surprise pour le public qui adhère rapidemment à ce mélange.
En fin de concert « Hey Jude » begins, puis les « Hey Bulldog » et les « Beatlemaniacs » montent sur scène pour interpréter ce hit. Le public est debout et chante pendant dix bonnes minutes. Il remettra ça avec le rappel « All you Need is love ».
« Love » oui car c’est bien d’amour qu’il s’agit quand je repense à cette soirée, amour des Beatles bien sur, mais aussi amour de la musique des gens… Tout a été ici question d’amour, de rencontres, de mélange de styles et de partages.
J’ai un peu du mal à redescendre du nuage sur lequel cette somptueuse soirée m’a transporté. Encore aujourd’hui, deux jours après, j’y suis encore, les « Boys » de « Hey Bulldog » aussi probablement…non…certainement, assurémént!
On parle d’une salle plus importante pour 2005, car oui ce sera reconduit, et sachant que 300 places au moins ont été refusées pour 2004, le pari sera tenu.
Alors mes amis, on se revoit l’année prochaîne?












