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Abbey Road – The Beatles : les secrets de l’album (paroles, tablature)

Abbey Road - The Beatles : les secrets de l'album (paroles, tablature)

Informations sur l’album

  • Pays : International
  • Support : CD
  • Label : Apple
  • Numéro de série : CDP 7 46446 2
  • Mixage : Mono
  • Date de publication : 19/10/1987
EUR 39,90
  • Record Label: EMI
  • Catalog#: CDP 7 46446 2
  • Country Of Release: Holland
  • Year Of Release: 1987
  • Notes: Few Lighthairlines Otherwise Perfect Disc & Artwork
Expédition sous 1 à 2 jours ouvrés

Track-listing de l’album

Description de l’album

Abbey Road est le onzième album du groupe britannique The Beatles, sorti le 26 septembre 1969 en Grande-Bretagne et le 1er octobre aux États-Unis. Produit par George Martin, il a été principalement enregistré en juillet et août 1969 aux studios EMI de Londres, renommés plus tard « studios Abbey Road »[2] suite au succès retentissant de ce disque.
Souvent cité comme un des albums les mieux construits et les plus influents de tous les temps[3], Abbey Road est aussi un immense succès commercial : 30 millions d’exemplaires vendus dans le monde, soit la deuxième meilleure vente du groupe après Sgt. Pepper.
Le disque se distingue par la présence d’un medley sur la seconde face, une pièce longue de 16 minutes, succession de huit chansons qui s’enchaînent les unes après les autres. L’album est également marqué par le guitariste George Harrison, qui propose deux de ses plus fameuses compositions avec les Beatles, Something et Here Comes the Sun, et qui popularise l’utilisation du synthétiseur (Moog) dans le rock. La pochette de l’album reste une des plus célèbres de l’histoire de la musique, représentant les Beatles traversant un passage piéton au croisement entre Grove End Road et Abbey Road, face aux studios où ils ont enregistré presque toutes leurs chansons depuis 1962.
Bien que sa sortie précède celle de Let It Be, paru sept mois plus tard, Abbey Road est le dernier album enregistré par les Fab Four. Le 20 août 1969, les quatre Beatles sont réunis pour la toute dernière fois en studio et, dès le mois de septembre, au moment où le disque sort, John Lennon met fin au groupe en lui annonçant son départ définitif. La séparation des Beatles ne sera toutefois officialisée qu’en avril 1970.

Informations complémentaires

Chronique du disque par Uncle Jack

« Come together » chante John au début de ce disque : ce refrain lumineux et fédérateur auquel on aimerait croire encore, étant donné les relations des Beatles entre eux à l’époque. Mais Lennon reste dans le flou, vous le connaissez hein, les paroles sont une fois de plus, un collage de phrases impénétrables mais qui sonnent impeccablement ; John les a couchées sur cette rythmique chuchotante, un véritable rock Rampant qui susurre comme Kaa le Python, élastique et tendu comme un arc. Je veux dire que ce rock ne ressemble à aucun autre, même si un mec comme Lennon ( rocker un jour, savez c’que c’est ) ne peut jamais s’empêcher de citer Chuck Berry, vous connaissez l’histoire…

EUR 39,90
  • Record Label: EMI
  • Catalog#: CDP 7 46446 2
  • Country Of Release: Holland
  • Year Of Release: 1987
  • Notes: Few Lighthairlines Otherwise Perfect Disc & Artwork
Expédition sous 1 à 2 jours ouvrés

« Something » Ces quelques notes de guitare céleste de l’intro qui vont revenir comme un leitmotiv, me font irrésistiblement penser à un léger voile qui se lève, dans un froissement de soie, pour dévoiler à nos yeux éblouis, cette fille qui a « quelque chose » dans la manière dont elle bouge. George prend sa voix la plus douce, en fait on n’est pas loin de la plainte douloureuse : »I don’t knooooow, IIIIII don’t know ! » et toute la chanson est suspendue à ce chant torturé mais zen ( bah oui, c’est George et c’est pas son genre de se sortir les tripes comme Lennon, ou de se passer le larynx au papier de verre comme Paul, mais les larmes les plus belles sont celles que l’on retient ), Ringo souligne discrètement tout ça de ses petits roulements d’orfévre, jusqu’à ce solo de cristal que George inscrit dans les nues.

« Maxwell’s Silver Hammer » John haissait ce morceau de Paul McCartney, mais il n’y a rien à faire les gars : Paul et sa petite ritournelle qui se dandine comme un ours pataud, son refrain débile martelé par l’enclume de Mal Evans, cette mélodie traitresse et insidieuse, ah la la !…Comme le dira Ringo plus tard : « Il m’a eu encore une fois ! » Paul fait ce genre de morceau en se frottant les yeux le matin, tout le monde sait ça ! Mais je dois vous avouer une chose : « Maxwell’s Silver Hammer » possède une magie particulière pour moi, car c’était la chanson sur laquelle les filles de l’école répétaient inlassablement une « chorégraphie » pour la Fancy-Fair ( Ouais, chez nous en Belgique, on appelle ça comme ça, la fête de l’école ) Ce qui fait que j’ai entendu ce morceau pendant plus d’un mois, je regardais par la fenêtre, fin d’année scolaire, ’voyez c’que j’veux dire, et je ne voyais que MIREILLE dans son petit maillot de gym ( bleu !) qui levait les bras, puis une jambe, qui tournait sur elle-même,…Bang ! Bang ! Maxwell’s Silver Hammer…aaaah, Mireille…

« Oh Darling » Alors ça, c’est le genre de gueulante que j’aimerai toujours : Paul en train de s’arracher la glotte, Paul hurlant comme un damné pour une meuf, puutain c’est ça que j’aurais dû aller vociférer dans les jolies noreilles de Mireille ! En tout cas, c’est un véritable exercice de style pour McCartney qui nous sort ses tripes agrippé à son piano, classieux !

« Octopus’s Garden » Tous les Beatles sont à l’honneur dans ce disque, Ringo déboule le sourire aux lèvres, épaulé par George, dont la guitare complice et bavarde accroche des guirlandes lumineuses à cette rengaine résolument optimiste et indubitablement aquatique. Ringo a toujours essayé de détendre l’atmosphère en ces périodes de tension, parce qu’il en souffrait plus que les autres sans doute. Son Octopus’s Garden est comme lui, charmant et désarmant.

« I Want You ( she’s so heavy)  » Woaar ! ’tention les aminches, c’est le retour du Lennon écorché vif de « Yerblues », celui qui va droit au but. Avec John, pas de demi-mesure : soit c’est incompréhensible, soit c’est tellement simple que l’on est carrément dans le viscéral : « I WANT YOU SO BAAAAAD, IT’S DRIVIN’ ME MAAAAD » , ’voyez c’que j’veux dire ? Et ce blues torturé, obsédé, d’une richesse rythmique hallucinante ( Ringo change de tempo sans arrêt ) culmine évidemment lorsque les guitares se mettent à carillonner triomphalement au moment du refrain : « She’s so HEAVYYYYY » , c’est bien simple, le final fait penser à la fin de « Hey Jude », jouée avec la rage au ventre et le blues au cul, c’est magistral et majestueux, on voudrait que ça ne s’arrête JAMAIS ! C’est Lennon ça, définitivement lui.

« Here comes the sun » Celle-ci tient un peu du prodige : en effet, George balance ici une chanson d’une indicible tendresse, d’une délicatesse à tomber raide, mais l’animal colle là-dessus un rythme soutenu ( avec Ringo qui fait rien qu’à botter le cul du refrain ) et il ajoute des couches et des couches de moog-synthétiseur ( son nouveau joujou ) sans parvenir à alourdir le moins du monde la chanson qui continue à virevolter, répandant son optimisme limpide et ses gouttes de guitares multicolores autour d’elle.

« Because » Bon, alors JE SAIS, j’ai déjà parlé de chanson céleste, de chœurs aériens, de Grâce absolue ! Mais qu’est-ce que vous voulez que j’y fasse ! Ils me refont le coup régulièrement ! « Because » éclabousse tout de sa pûreté, à tel point que les instruments sont quasiment superflus, Georges est au moog ( ben tiens !), John au clavier, Paul effleure sa basse et tous chantent comme des dieux cette composition de John Lennon. Ouais, c’est eux, les Beatles. Bonne chance, les autres !

« You Never Give me Your Money » C’est le début de ce fameux medley, cette partie finale d’Abbey Road, aux multiples tiroirs à bijoux. J’en connais qui feraient des doubles et des triples albums avec cette fin de face 2. Rendez-vous compte que juste derrière « Because », une chanson qui vous ferait douter de l’attraction terrestre, Paul, seul au piano commence en douceur et presque plaintivement son « You never give me your money », un ange passe, mais bien vite le piano se met à dévaler la pente façon honky-tonk bar, Macca prend sa voix boogie, et bientôt ça commence à rocker dans les brancards : quand ce riff de guitare aiguillonne le morceau comme un dard, toujours plus haut, Paul se met à chanter comme s’il découvrait des cadeaux sous le sapin : « One sweet Dream !… » et ça roule tranquille comme ça jusqu’à ce « One, two, three, four, five, six, seven, all good children go to heaven… », mystérieux et inquiétant, pas le temps de s’interroger car la guitare de John, langoureuse et caline, vient se lover dans l’intro de ce « Sun King » signé Lennon, d’une nonchalance toute latine. John chante en espagnol ! On a l’impression d’entendre Carlos Santana bourré de valium, mais c’est grandiose quand même, ça fait tellement plaisir d’entendre un Lennon apaisé : il plane tellement haut qu’il parait aussi serein que les cieux qu’il tutoie…Mais tout change à nouveau quand débarque « Mean Mr Mustard », ce dirty old man ( un vieux dégueulasse, osons le dire ) dont John débite les aventures d’un ton goguenard et acide ( ça, il le tient bien ! ) sur un rythme sympa, bien soutenu par la basse fuzz de Paulo. Les Fabs tanguent ainsi, plutôt cools, jusqu’à l’arrivée de « Polythene Pam » et ses talons aiguilles, saluée par John giflant sa guitare à la volée, prenant son ton le plus « lad from Liverpool » pour balancer ses phrases assassines, Ringo pousse tout son petit monde au pas de course, yeah ! yeah ! yeah ! Damned, BEAUCOUP trop court, John !

Mais Paul a un truc à nous dire : « She Came In Through The Bathroom Window » ! On a même l’impression qu’elle a renversé toutes les bouteilles de parfums, de Tahiti Douche et d’after shave en passant, vu que le Paul est assez remonté. Le refrain cogne méchamment au plexus, c’est du grand McCartney et vous savez que ce type est redoutable.

« Golden Slumbers » Pour celle-ci, il est carrément tout seul avec Ringo, les deux autres ne venaient plus aux répétitions à la fin : inutile de dire que c’est poignant, sa voix déraille, il fait le clown un peu, se noie dans les arrangements de cordes. Paul sonne déjà comme sur son premier album solo, il a l’air tellement loin déjà, il semble porter le poids des Beatles à lui tout seul, et bien sûr, vous m’avez vu arriver avec mes santiagues pointues, « Carry that Weight » et son refrain imparable vient enfoncer le clou, comme une suite logique à la ballade désabusée de Paul.

« The End » est d’abord une fête de guitares, ensuite c’est LE solo de Ringo. ( « Ringo man, ton solo, c’est maintenant ou jamais ! ») Et puis les « OW YEAH » « ALL RIGHT » de Paul font penser aux réjouissants dérapages rock’n’roll de l’album Blanc. Toutes ces guitares grimpant le plus haut possible, comme on monte à l’assaut. Le problème, c’est que ces mecs étaient DEJA au sommet, ils en avaient marre, « trop de pression » comme disent les sportifs quand ils sont battus. »…And in the end, the love you take is equal to the love you make… » Et t’as beau faire, Paulo. Je le sais que « Her Majesty » était là pour dédramatiser un peu, mais bon, je ne peux pas m’empêcher de penser à ce putain de gachis. Je m’explique : Les Beatles n’étaient pas finis. Ils avaient tellement d’idées de chansons qu’ils en foutaient trois ( en moyenne ) par morceau. George signe ici deux de ses plus belles réussites, Ringo s’affirme, Lennon et Macca débordent de céativité…

ALORS QUOI ?

Alors, ils en peuvent plus, peuvent plus se saquer, de l’air qu’ils veulent ! Ajoutez à ça les histoires de meufs et l’entreprise Apple qui prend l’eau. C’est comme ça.

EUR 39,90
  • Record Label: EMI
  • Catalog#: CDP 7 46446 2
  • Country Of Release: Holland
  • Year Of Release: 1987
  • Notes: Few Lighthairlines Otherwise Perfect Disc & Artwork
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