Come Together : Les Beatles : paroles, traduction, histoire...

Come Together : Les Beatles : paroles, traduction, histoire..

« Come Together »: Un Hymne Groovy et énigmatique des Beatles

« Come Together » est une chanson des Beatles écrite principalement par John Lennon, bien que créditée à Lennon-McCartney. Elle est la première piste de l’album Abbey Road, sorti en 1969. « Come Together » est un morceau caractérisé par son groove distinctif, son ambiance mystérieuse, ses paroles cryptiques, et sa production innovante. La chanson est devenue l’un des titres les plus emblématiques des Beatles, capturant l’esprit de la fin des années 1960 avec une combinaison unique de rock, de blues et d’éléments psychédéliques.

L’histoire et la genèse de « Come Together »

« Come Together » a été initialement écrite par John Lennon à la demande de Timothy Leary, un psychologue et auteur célèbre pour ses expérimentations avec le LSD, pour servir de slogan de campagne lors de sa candidature au poste de gouverneur de Californie contre Ronald Reagan. Le slogan de Leary était « Come together, join the party, » mais Lennon a rapidement transformé l’idée en une chanson à part entière qui allait au-delà de la simple promotion politique.

Lennon a décrit « Come Together » comme une chanson protestataire, mais elle est aussi largement considérée comme une déclaration d’unité et de rassemblement à un moment où le groupe et le monde traversaient des périodes de bouleversements et de changements. Les paroles sont pleines d’images surréalistes et de jeux de mots qui évoquent des thèmes de mystère, de rébellion, et de rassemblement collectif. Des lignes comme « Here come old flat top, he come grooving up slowly » et « He got joo-joo eyeball, he one holy roller » ajoutent une couche de mystère et de complexité à la chanson.

L’enregistrement et la production

« Come Together » a été enregistrée par les Beatles en juillet 1969 aux studios EMI d’Abbey Road à Londres. L’enregistrement de la chanson est notable pour son approche minimaliste mais groovy, avec un accent particulier sur le rythme et la texture. Le morceau repose sur un groove de basse et de batterie lourd, avec des éléments subtils de guitare et de clavier qui ajoutent une dimension de profondeur et d’espace.

Paul McCartney joue un rôle crucial dans la chanson avec une ligne de basse mélodique et répétitive qui définit le groove du morceau. La performance de Ringo Starr à la batterie est également essentielle, caractérisée par un rythme syncopé qui ajoute une sensation de relâchement et de fluidité. John Lennon prend la voix principale, sa performance est souvent saluée pour son caractère rauque et confiant, correspondant parfaitement au ton mystérieux et rebelle de la chanson. George Harrison joue des parties de guitare discrètes mais efficaces qui soutiennent la structure harmonique de la chanson.

La production de « Come Together » par George Martin est innovante et sophistiquée, mettant en valeur les éléments rythmiques et harmoniques tout en utilisant des effets sonores pour ajouter une dimension psychédélique et atmosphérique à la chanson. L’utilisation subtile de la réverbération, de la compression et des filtres de bande crée une texture sonore unique qui distingue « Come Together » des autres chansons de l’album Abbey Road.

La publication et la réception

« Come Together » est sortie comme la première piste de l’album Abbey Road le 26 septembre 1969 au Royaume-Uni et le 1er octobre 1969 aux États-Unis. La chanson a également été publiée en tant que double face A avec « Something » en octobre 1969, devenant un succès immédiat dans les charts. « Come Together » a atteint la première place du Billboard Hot 100 aux États-Unis, consolidant son statut de classique instantané.

Les critiques ont largement salué « Come Together » pour son groove distinctif, son ambiance mystérieuse, et ses paroles intrigantes. La chanson a été considérée comme un retour aux racines rock ‘n’ roll des Beatles tout en incorporant des éléments de musique moderne et expérimentale. De nombreux critiques ont également noté que la chanson capturait parfaitement l’esprit de l’époque, mélangeant des thèmes de rébellion, de mystère, et de rassemblement collectif.

La signification et le style de la chanson

« Come Together » explore des thèmes d’unité, de mystère, et de rébellion, exprimant un sentiment de rassemblement et de défi face aux conventions sociales et politiques de l’époque. Les paroles, bien que cryptiques et pleines d’images surréalistes, sont efficaces pour transmettre un sentiment de mystère et d’intrigue, capturant l’essence de l’expérience humaine et de l’exploration des émotions. Ce thème est renforcé par la mélodie entraînante et l’utilisation d’instrumentation minimale mais percutante, qui ajoutent une dimension de groove et de profondeur à l’ensemble.

Musicalement, la chanson est notable pour son utilisation de motifs rythmiques répétitifs, de progressions harmoniques bluesy, et d’une instrumentation minimaliste, créant un son riche et engageant qui est à la fois énergique et sophistiqué. L’influence du rock ‘n’ roll, du blues, et de la musique psychédélique est évidente dans la structure harmonique de la chanson, mais Lennon et les autres membres des Beatles y ajoutent leur propre sensibilité moderne, créant un morceau unique qui se démarque dans leur catalogue.

Le passage à la postérité

Aujourd’hui, « Come Together » est reconnue comme l’une des chansons les plus emblématiques des Beatles, exemplifiant leur capacité à créer des morceaux qui sont à la fois dynamiques et émotionnellement engageants. Elle est célébrée pour son groove distinctif, son ambiance mystérieuse, et son utilisation innovante d’instrumentation et de production, qui capturent parfaitement l’esprit des Beatles à une époque de transition vers des compositions plus sophistiquées et expérientielles.

La chanson continue d’être revisitée par les fans et les musiciens comme un exemple de l’innovation musicale de John Lennon et de sa capacité à capturer des émotions complexes dans un format pop sophistiqué. Elle est également reconnue pour son rôle dans l’évolution musicale du groupe, montrant leur volonté d’explorer de nouveaux sons et de nouvelles idées tout en restant fidèles à leur style unique.

En conclusion, « Come Together » est bien plus qu’une simple chanson rock; elle est une démonstration de la croissance des Beatles en tant qu’artistes, capables de capturer l’esprit de l’unité et du mystère tout en explorant des thèmes plus profonds et plus universels. La chanson reste une pièce importante de leur héritage musical, capable de captiver et d’inspirer des générations d’auditeurs avec son groove inoubliable, son style harmonique riche, et sa capacité à capturer l’essence de la rébellion et du rassemblement collectif.

Information sur la chanson : 

  • Crédits : Lennon / McCartney
  • Durée : 4:20
  • Producteur : George Martin
  • Ingénieur : Geoff Emerick, Phil McDonald, John Kurlander

Les paroles de la chanson

Here come old flattop he come grooving up slowly
He got joo-joo eyeball he One holy roller
He got hair down to his knee
Got to be a joker he just do what he please

He wear no shoeshine he got toe-jam football
He got monkey finger he shoot coca-cola
He say « I know You, You know me »
One thing I can tell You is You got to be free
Come together right now over me

He bag production he got walrus gumboot
He got Ono sideboard he One spinal cracker
He got feet down below his knee
Hold you in his armchair you can feel his disease
Come together right now over me

He roller-coaster he got early warning
He got muddy water he One mojo filter
He say « One and One and One is three »
Got to be good looking ’cause he’s so hard to see
Come together right now over me

Come together yeah Come Together yeah
Come together yeah Come Together yeah
Come together yeah Come Together yeah
Come together yeah Come Together yeah

La traduction française de la chanson

Le vieux flattop arrive, il groove lentement
Il a un globe oculaire de joo-joo, il a un rouleau sacré
Il a des cheveux qui lui descendent jusqu’au genou
Il faut être un blagueur, il fait ce qu’il veut

Il n’y a pas de cirage, il y a du foot à l’arrache
Il a un doigt de singe, il boit du coca-cola
Il dit  » Je te connais, tu me connais « .
Une chose que je peux te dire, c’est que tu dois être libre
Il faut qu’on s’entende, qu’on s’entende, qu’on s’entende…

Il a un sac de production, il a un pied de morse
Il a un buffet d’Ono, il a un cracker d’épine dorsale
Il a les pieds en dessous du genou
Il te tient dans son fauteuil, tu peux sentir sa maladie
Je ne sais pas ce que c’est, mais je ne sais pas ce que c’est, mais je sais ce que c’est.

Il a des montagnes russes il a une alerte précoce
Il y a de l’eau boueuse il y a un filtre à mojo
Il dit  » Un et Un et Un c’est trois « 
Il faut qu’il soit beau parce qu’il est difficile à voir
Il n’y a pas d’autre solution que d’aller à la rencontre des autres.

Il n’y a pas d’autre solution que d’aller à l’école.
Je n’ai pas besoin d’être un homme, je suis un homme.
Je n’ai pas besoin d’être un homme, je suis un homme.
Je n’ai pas d’autre choix que d’aller à la rencontre des autres.

L’histoire de la chanson

Au départ, la chanson devait être l’hymne de campagne de la tournée électorale de Timothy Leary, surnommé le « pape du LSD », qui avait décidé de se présenter au poste de gouverneur de l’État de Californie à l’élection de 1969 contre le futur président des États-Unis, Ronald Reagan. Leary et son épouse avaient participé au bed-in de John Lennon à Montréal, et on peut les entendre dans les chœurs de sa chanson Give Peace a Chance, enregistrée le 1er juin 1969 dans une suite du 19e étage de l’hôtel Queen Elizabeth de la métropole québécoise, louée par John et son épouse Yoko Ono pour leur deuxième happening médiatique, après celui d’Amsterdam, pour la « paix en pyjama ».

John Lennon demanda à Leary s’il pouvait œuvrer pour sa cause, et ce dernier lui indiqua que son slogan de campagne était « Come together, join the party » (« rassemblez-vous, rejoignez le parti/la fête »). Lennon prit sa guitare et commença à broder autour de ce thème. Il en enregistra une démo et confia la bande à Leary, qui pensait que cette ébauche lui appartenait désormais.

Toutefois, de cette démo montréalaise à son arrivée sept semaines plus tard dans les studios Abbey Road pour être enregistrée avec les Beatles, la chanson évolua considérablement. Plusieurs paroles furent directement improvisées sur place. Lennon emprunta ainsi les mots « Here come old flat-top » à la chanson You Can’t Catch Me de Chuck Berry, ce qui ne fut pas sans conséquence. Paul McCartney pensa à ralentir le morceau « avec un climat basse-batterie bien glauque », et comme il le raconte : « J’ai trouvé une ligne de basse, et à partir de là, tout s’est enchaîné ». John Lennon a déclaré : « Le truc a été créé en studio. C’est un titre très funky, un de mes préférés des Beatles, c’est funky, c’est bluesy, et je chante plutôt bien. J’aime bien la couleur de ce disque ».

Le 21 juillet 1969, dans le studio n°2 d’Abbey Road, les Beatles enregistrent huit prises de la chanson qui évolue donc au fur et à mesure à partir du vœu exprimé par Lennon : « Faites-moi un titre funky ! ». Ce jour-là, Paul McCartney crée cette ligne de basse très présente qui donne son aspect final au morceau. John Lennon est au chant et au tambourin, George Harrison joue la partie de guitare rythmique, et Ringo Starr est à la batterie, tout en roulements de toms. Il explique : « Le son particulier de la batterie venait du fait que j’avais de nouvelles peaux, en veau. Il y a beaucoup de travail sur les toms dans ce disque. J’avais de nouvelles peaux, et naturellement, je les ai beaucoup utilisées. Elles étaient géniales. La magie des vrais disques, c’est qu’ils montraient combien les toms étaient bons. Je crois que cette magie a disparu, à cause de toutes les manipulations… ».

John Lennon chuchote « shoot me ! » sur les premières mesures de chaque couplet, en tapant simultanément dans ses mains, ce qui, ajouté au second ré de la ligne de basse, rend le mot presque inaudible. Un écho massif sera ensuite appliqué à cette phrase et au claquement de mains. La première prise de cette session du 21 juillet – « live » et sans écho, avec Lennon improvisant quelques paroles dans un éclat de rire – est disponible sur la compilation Anthology 3.

La prise finalement choisie est la sixième, transférée d’un magnétophone 4-pistes à un 8-pistes pour devenir la prise 9, sur laquelle sont ajoutés des overdubs – guitares de Lennon et de Harrison, voix de Lennon (il enregistre seul toutes les parties vocales de ce titre), maracas par Ringo, piano électrique, etc. –, du 22 au 30 juillet. Le mixage stéréo de la chanson est réalisé le 7 août.

Musiciens ayant participé à l’enregistrement

Paul McCartney : choeurs, piano, basse
John Lennon : voix principale, tambourin
George Harrison : guitare rythmique, guitare principale
Ringo Starr : maracas, batterie

L’enregistrement de la chanson

21 Juillet 1969 : enregistrement de 9 prises.
22 Juillet 1969 : ajout d’overdubs à la prise 9.
23 Juillet 1969 : ajout d’overdubs à la prise 9
25 Juillet 1969 : ajout d’overdubs à la prise 9.
29 Juillet 1969 : ajout d’overdubs à la prise 9.
30 Juillet 1969 : ajout d’overdubs à la prise 9.
Version finale : prise 9

La contribution de chacun des Beatles

John Lennon : 100 %

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