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« Maxwell’s Silver Hammer » est une chanson des Beatles écrite principalement par Paul McCartney, bien que créditée à Lennon-McCartney. Elle apparaît sur l’album Abbey Road, sorti en 1969. « Maxwell’s Silver Hammer » est une chanson pop au ton léger et enjoué, marquée par des paroles sombres et macabres racontant l’histoire d’un personnage fictif nommé Maxwell Edison, qui commet des meurtres à l’aide de son marteau en argent. La chanson est souvent considérée comme l’une des plus controversées des Beatles en raison de son contraste entre une mélodie joviale et des paroles sinistres.
« Maxwell’s Silver Hammer » a été écrite par Paul McCartney en 1968, pendant les sessions de The White Album. Cependant, la chanson n’a pas été incluse sur cet album et a été retravaillée pour Abbey Road. McCartney a décrit la chanson comme une comédie noire, cherchant à explorer le contraste entre une mélodie enjouée et des paroles sombres. Il voulait que la chanson soit une sorte de comédie musicale macabre, reflétant le genre de l’humour noir typique des films de l’époque.
Les paroles de « Maxwell’s Silver Hammer » racontent l’histoire de Maxwell Edison, un étudiant en sciences de la médecine qui tue ses victimes avec un marteau en argent. Des lignes comme « Bang, bang, Maxwell’s silver hammer came down upon her head / Bang, bang, Maxwell’s silver hammer made sure that she was dead » sont volontairement choquantes, créant un contraste entre la mélodie joyeuse et les événements macabres décrits. McCartney a souvent expliqué que la chanson était une métaphore des surprises inattendues et des coups du sort que la vie peut porter, représentés par le « marteau d’argent » de Maxwell.
« Maxwell’s Silver Hammer » a été enregistrée par les Beatles en juillet 1969 aux studios EMI d’Abbey Road à Londres. L’enregistrement de la chanson est notable pour ses sessions longues et laborieuses, devenant une source de frustration pour les autres membres du groupe. John Lennon et George Harrison n’étaient pas particulièrement enthousiastes à l’idée de travailler sur cette chanson, Lennon la décrivant même plus tard comme « de la musique de grand-mère ». McCartney, cependant, était déterminé à obtenir le son qu’il avait en tête, supervisant chaque détail de l’enregistrement.
La chanson est construite autour d’une structure pop traditionnelle, mais avec des éléments d’expérimentation sonore et de musique de comédie musicale. McCartney prend la voix principale et joue de la basse, tandis que George Harrison joue de la guitare électrique, Ringo Starr de la batterie, et John Lennon de la guitare rythmique et de l’orgue Moog. Le son distinctif de « Maxwell’s Silver Hammer » est en partie dû à l’utilisation d’un synthétiseur Moog, joué par Harrison, et à l’ajout d’effets sonores tels que des claquements de mains et des sons de marteau, créant une ambiance théâtrale.
George Martin, le producteur des Beatles, a également contribué à l’arrangement, ajoutant une section de cuivres et des harmonies vocales qui renforcent l’aspect ludique et décalé de la chanson. L’enregistrement comprenait de nombreuses prises pour obtenir la précision souhaitée par McCartney, et les longues heures passées en studio ont généré des tensions parmi les membres du groupe.
« Maxwell’s Silver Hammer » a été incluse comme la troisième piste de l’album Abbey Road, sorti le 26 septembre 1969 au Royaume-Uni et le 1er octobre 1969 aux États-Unis. À sa sortie, la chanson a suscité des réactions mitigées de la part des critiques et des fans. Certains ont apprécié son humour noir et sa mélodie accrocheuse, tandis que d’autres l’ont critiquée pour ses paroles violentes et son contraste perçu comme trop incongru entre le texte et la musique.
Les critiques contemporains ont été divisés : certains ont loué la chanson pour son esprit et sa structure mélodique, tandis que d’autres, comme John Lennon et George Harrison, l’ont considérée comme un exemple du penchant de McCartney pour des chansons « trop légères » ou « kitsch ». « Maxwell’s Silver Hammer » n’a jamais été sortie en single, mais elle est devenue une chanson mémorable de l’album Abbey Road en raison de son ton unique et de son histoire bizarre.
« Maxwell’s Silver Hammer » explore des thèmes d’absurdité, d’humour noir, et de violence inattendue, exprimant un contraste saisissant entre une mélodie enjouée et des paroles sombres. Les paroles, bien que macabres, sont efficaces pour transmettre un sentiment de surréalisme et d’ironie, capturant l’essence de l’humour noir britannique et de l’exploration des paradoxes émotionnels. Ce thème est renforcé par la mélodie joyeuse et l’utilisation d’instrumentation inhabituelle, qui ajoutent une dimension de légèreté et de théâtralité à l’ensemble.
Musicalement, la chanson est notable pour son utilisation de motifs mélodiques simples, de progressions harmoniques majeures, et d’une instrumentation riche, créant un son qui est à la fois accessible et déroutant. L’influence de la musique de comédie musicale, de la pop des années 60, et de l’expérimentation sonore est évidente dans la structure harmonique de la chanson, mais McCartney et les autres membres des Beatles y ajoutent leur propre sensibilité unique, créant un morceau distinctif dans leur catalogue.
Aujourd’hui, « Maxwell’s Silver Hammer » est reconnue comme l’une des chansons les plus inhabituelles et controversées des Beatles, exemplifiant leur capacité à créer des morceaux qui sont à la fois dynamiques et émotionnellement complexes. Elle est célébrée pour son arrangement harmonique décalé, son ambiance ludique, et son utilisation innovante d’instrumentation et de production, qui capturent parfaitement l’esprit de l’expérimentation musicale des Beatles.
La chanson continue d’être revisitée par les fans et les musiciens comme un exemple de l’innovation musicale de Paul McCartney et de sa capacité à capturer des émotions contradictoires dans un format pop sophistiqué. Elle est également reconnue pour son rôle dans l’évolution musicale du groupe, montrant leur volonté d’explorer de nouveaux sons et de nouvelles idées tout en restant fidèles à leur style unique.
En conclusion, « Maxwell’s Silver Hammer » est bien plus qu’une simple chanson pop; elle est une démonstration de la croissance des Beatles en tant qu’artistes, capables de capturer l’esprit de l’absurdité et de l’ironie tout en explorant des thèmes plus profonds et plus universels. La chanson reste une pièce importante de leur héritage musical, capable de captiver et de provoquer des générations d’auditeurs avec son contraste intrigant entre la légèreté mélodique et la noirceur thématique.
Sommaire
Joan was quizzical, studied mataphysical
Science in the home
Late nights all alone with a test-tube
Ohh-oh-oh-oh…
Maxwell Edison majoring in medicine
Calls her on the phone
“Can I take You out to the pictures
Joa-oa-oa-oan ?”
But as she’s getting ready to go
A knock comes on the door…
Bang, bang, Maxwell’s silver hammer
Came down upon her head
Bang, bang, Maxwell’s silver hammer
Made sure that she was dead
Back in school again Maxwell plays the fool again
Teacher gets annoyed
Wishing to avoid an unpleasant sce-e-e-ene
She tells Max to stay when the class has gone away
So he Waits behind
Writing fifty times « I must not be so-o-o-oo… »
But when she turns her back on the boy
He creeps up from behind
Bang, bang, Maxwell’s silver hammer
Came down upon her head
Bang, bang, Maxwell’s silver hammer
Made sure that she was dead
P.C. Thirty-One said « we caught a dirty One »
Maxwell stands alone
Painting testimonial pictures ohh-oh-oh-oh
Rose and Valerie screaming from the gallery
Say he must go free (Maxwell must go free)
The judge does not agree and he tells them so-o-o-oo
But as The Words are leaving his lips
A noise comes from behind
Bang, bang, Maxwell’s silver hammer
Came down upon his head
Bang, bang, Maxwell’s silver hammer
Made sure that he was dead wo-wo-wo-oo
Silver hammer man
Joan était perplexe, elle a étudié les sciences mataphysiques.
La science à la maison
Tard dans la nuit, seule avec une éprouvette
Ohh-oh-oh-oh…
Maxwell Edison, étudiant en médecine
L’appelle au téléphone
« Je peux t’emmener voir des photos
Joa-oa-oa-oan ? »
Mais alors qu’elle s’apprête à partir
on frappe à la porte…
Bang, bang, le marteau d’argent de Maxwell
S’est abattu sur sa tête
Bang, bang, le marteau d’argent de Maxwell
S’assure qu’elle est bien morte
De retour à l’école, Maxwell fait encore l’imbécile
L’enseignant s’énerve
Voulant éviter une situation désagréable
Elle dit à Max de rester quand la classe sera partie
Il attend donc derrière
Écrivant cinquante fois » Je ne dois pas être si-o-o-oo… «
Mais quand elle tourne le dos au garçon
Il se faufile par derrière
Bang, bang, le marteau d’argent de Maxwell
S’est abattu sur sa tête
Bang, bang, le marteau d’argent de Maxwell
S’est assuré qu’elle était morte
P.C. Thirty-One a dit « nous avons attrapé un sale type ».
Maxwell se tient seul
Peignant des images de témoignages ohh-oh-oh-oh
Rose et Valerie crient depuis la galerie
Disent qu’il doit être libéré (Maxwell doit être libéré)
Le juge n’est pas d’accord et leur dit so-o-o-oo
Mais au moment où les mots quittent ses lèvres
Un bruit se fait entendre derrière lui
Bang, bang, le marteau d’argent de Maxwell
S’est abattu sur sa tête
Bang, bang, le marteau d’argent de Maxwell
S’est assuré qu’il était mort wo-wo-wo-oo
L’homme au marteau d’argent
Écrite à l’origine par Paul pour l’album blanc et répétée pendant les sessions pour le projet Get Back aux studios de Twickenham en janvier 1969, « Maxwell’s Silver Hammer » a été enregistrée aux studios Abbey Road le 9 juillet 1969. Les Beatles ont passé la journée à travailler sur la piste de base. Pour préserver l’ambiance, Paul chante sur toutes les prises, en pensant ré-enregistrer les parties vocales une fois qu’ils auraient la meilleure piste de base (qui sera finalement la prise 21). Des overdubs ont été ajoutés les 10 et 11 juillet, puis le 6 août. Comme lors des répétitions de janvier 1969 à Twickenham, c’est encore Mal Evans qui frappe une grosse enclume amenée par ses soins dans le Studio 2, à chaque « bang bang » de la chanson.
La chanson démarre avec le piano, la batterie et la basse qui donnent la rythmique pendant que McCartney chante le premier couplet. Ensuite, le premier refrain est joué avec Ringo Starr et George Harrison qui font les chœurs et une enclume frappée par Mal Evans lorsqu’ils chantent « bang! bang! Maxwell’s silver hammer… ». Dans le film « Let It Be », où l’on voit les Beatles répéter la chanson en janvier 1969, c’est lui qui frappe l’enclume. Il est donc amené à tenir de nouveau ce rôle un an et demi plus tard. La structure couplet-refrain reprend, suivie d’un solo de guitare joué par George Harrison. La structure couplet-refrain revient à nouveau, et la chanson se termine avec un solo de synthétiseur Moog.
John Lennon a souvent raconté que les Beatles avaient passé trois jours rien que sur les overdubs parce que McCartney pensait que la chanson pourrait sortir en single. Il raconte : « Il a vraiment fait tout ce qu’il a pu pour en faire un 45 tours, mais ça n’a pas marché. Ça n’aurait jamais marché ». Il a catégoriquement refusé de participer à l’enregistrement de cette chanson.
Paul McCartney : voix principale, basse, synthétiseur Moog, choeurs, piano
George Harrison : choeurs, guitare principale
John Lennon : orgue Hammond
George Martin : orgue Hammond
Ringo Starr : choeurs, batterie
9 juillet 1969 : enregistrement de 21 prises.
10 juillet 1969 : ajout doverdubs à la prise 21.
11 Juillet 1969 : ajout doverdubs à la prise 21.
6 Août 1969 : ajout doverdubs à la prise 21. Création des prises 22 à 27.
Version finale : prise 27.
Paul McCartney : 100 %
Good Ship Lollipop, Format, George Hill, Brown Hills Stamp Duty, Gerard Saint Paul