Ringo Starr, l’artiste au-delà des Beatles : photographie, peinture et art numérique

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Vertical Man (1998) : Henry Diltz, les dessins de Ringo et la pochette Mercury

Une photographie de Henry Diltz, une œuvre graphique collective, une direction artistique créditée et un livret à étudier comme un objet.

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Vertical Man (1998) : Henry Diltz, les dessins de Ringo et la pochette Mercury
Couverture de vertical man : document éditorial d’une carrière solo dont il faut distinguer les photographes, illustrateurs et concepteurs.

Une photographie de Henry Diltz, une œuvre graphique collective, une direction artistique créditée et un livret à étudier comme un objet.

Parcourir les 14 parties de l’enquête
  1. 1998 : l’image graphique d’une nouvelle étape
  2. Le portrait de Ringo attribué à Henry Diltz
  3. Une séance datée du 14 avril 1998 à Beverly Hills
  4. Ringo et Barbara Bach Starkey, auteurs d’images
  5. Mark et Barbara : d’autres contributions graphiques
  6. Adam Weiner et la photographie de l’affiche
  7. Margery Greenspan à la direction artistique
  8. Sandra Monteparo au design et à la mise en page
  9. Le livret dépliant : huit sections et leurs fonctions
  10. Mercury 558 598 : provenance de l’édition initiale
  11. Versions japonaises et variantes de supports
  12. Les limites des sources sur la conception de la pochette
  13. 1992–1998 : photographie et dessin, deux contrats visuels
  14. Sources, attributions et méthode de catalogue

1998 : l’image graphique d’une nouvelle étape

En 1998, Vertical Man marque un nouveau chapitre de la carrière solo de Ringo Starr. L’album paraît six ans après Time Takes Time, avec une équipe menée musicalement par Mark Hudson et Ringo lui-même. Le disque compte de nombreux invités, mais son intérêt pour l’encyclopédie des arts visuels réside dans une chaîne d’auteurs qui ne correspond pas à celle des chansons. La pochette et le livret combinent une photographie de Ringo, des contributions graphiques du couple Starkey, des images de promotion et un travail de direction artistique. L’image de 1998 n’est donc pas simplement un portrait dont il suffirait de connaître le photographe. C’est un objet imprimé collectif, articulant un visage, des dessins, des textes et un conditionnement de maison de disques. Reconstituer cette chaîne impose de différencier la couverture, le livret dépliant et l’affiche promotionnelle, qui ne partagent pas nécessairement les mêmes sources iconographiques.

Le portrait de Ringo attribué à Henry Diltz

Les crédits du disque identifient Henry Diltz comme auteur du portrait de Ringo utilisé pour l’image dite Vertical Man. Ce crédit positif ne signifie pas que Diltz a également réalisé le poster, les illustrations ou toutes les photographies de l’intérieur. Spécialiste du portrait musical, il apporte ici une image qui se prête aux interventions graphiques et à l’agencement du support. L’album comporte d’autres images créditées séparément, notamment à Adam Weiner. Pour une notice bibliographique, le point décisif est le nom donné au cliché précis : « Vertical Man photo of Ringo », une désignation dont la portée est plus étroite que « photographie de tout l’album ». Le travail de l’historien est de préserver cette différence, même lorsque les catalogues de commerce résument tous les intervenants sous la rubrique commode « artwork ». La lecture des images doit suivre leur fonction matérielle.

Une séance datée du 14 avril 1998 à Beverly Hills

Les relevés consacrés au pressage Mercury donnent un renseignement inhabituellement précis : le portrait de Ringo réalisé par Henry Diltz aurait été photographié le mardi 14 avril 1998 chez le musicien, à Beverly Hills. La date apparaît dans des études discographiques reproduisant les crédits et renseignements du support. Elle doit être conservée avec sa provenance, et non prise pour une indication universelle sur toutes les images du disque. Une même jaquette peut réunir une photographie récente et des illustrations préparées à un autre moment. Il serait donc abusif d’attribuer automatiquement la même journée à la réalisation des dessins, à la mise en page ou aux photos de l’affiche. Pour progresser, il faudrait confronter ce renseignement à une feuille-contact de Diltz, à une facture de séance ou à un agenda contemporain. La date est un repère d’enquête, et non un permis d’inventer les conditions techniques de la prise de vue.

Ringo et Barbara Bach Starkey, auteurs d’images

Le générique de Vertical Man attribue également des éléments d’artwork à Ringo Starr et Barbara Bach Starkey. Cette mention renverse la perspective habituelle : Ringo n’est pas uniquement l’interprète photographié par Diltz ; il participe aussi au matériau graphique présenté avec le disque. Il faut toutefois résister à une simplification inverse consistant à lui attribuer l’ensemble du livret ou la totalité des dessins. Le crédit est collectif et ne permet pas, à lui seul, de séparer les gestes de chaque participant. Des images peuvent résulter d’un travail partagé, d’une sélection de pièces existantes ou de la réunion de contributions distinctes. Seul un document préparatoire ou une attribution légendée permettrait d’aller plus loin. Une encyclopédie de qualité conserve donc le crédit tel qu’il est documenté, tout en reconnaissant sa valeur : l’identité visuelle du disque comprend des créations auxquelles Ringo a effectivement participé.

Mark et Barbara : d’autres contributions graphiques

Certaines transcriptions détaillées des crédits font apparaître une seconde association sous l’expression Mark & Barbara. Elle est généralement comprise comme une contribution impliquant Mark Hudson et Barbara Starkey, au sein d’un ensemble graphique plus large. La répartition des dessins ou des photographies entre ces deux personnes doit cependant être examinée support par support. L’emploi d’un nom associé dans les crédits ne suffit pas à attribuer un motif isolé. La distinction est importante pour l’histoire de la création de Ringo : les collaborations musicales avec Hudson peuvent prolonger leur travail commun vers l’image, mais la preuve de chaque contribution graphique ne se déduit pas de leur proximité professionnelle. L’appareil critique doit citer la formulation d’origine, préciser qu’il s’agit d’une attribution collective et ne pas transformer cette donnée en biographie imaginaire de la fabrication du livret.

Adam Weiner et la photographie de l’affiche

Le disque crédite Adam Weiner à la photographie du poster. Le terme anglais poster photography désigne un corpus qui ne se confond pas nécessairement avec celui de la couverture. Une photographie utilisée sur une affiche peut ensuite être découpée, publiée en encart ou reprise dans une campagne promotionnelle. Sans confrontation des éléments physiques, il serait imprudent de dire que toutes les images d’un poster d’époque ont été réalisées au cours de la séance de Diltz. Cette séparation des attributions offre une méthode concrète aux collectionneurs : photographier non seulement la face du disque, mais aussi l’affiche dépliée, le cas échéant, et son éventuelle légende. Les notices de magasin ne montrent souvent qu’une miniature de la couverture, ce qui conduit à attribuer abusivement le poster au créateur du portrait principal. Le catalogue encyclopédique doit nommer les deux photographes selon les fonctions réellement imprimées.

Margery Greenspan à la direction artistique

Les éditions de Vertical Man créditent Margery Greenspan pour la direction artistique. Cette fonction consiste, de façon générale, à garantir une cohérence entre les différents éléments visuels, la hiérarchie typographique, la présentation des crédits et les choix de production graphique. Elle est distincte de la photographie de Diltz, des contributions illustrées des Starkey et du design attribué à Sandra Monteparo. Il serait tentant d’expliquer a posteriori le style dense du livret par une décision personnelle de Greenspan ; aucun document de fabrication disponible dans cette étude ne permet de raconter un processus aussi précis. On peut cependant documenter l’existence de son poste sur le support commercial et l’interroger comme un rôle de coordination. L’histoire des pochettes passe aussi par ces métiers rarement cités par les biographies musicales, alors qu’ils définissent la forme matérielle durable du disque.

Sandra Monteparo au design et à la mise en page

La conception et la mise en page sont attribuées à Sandra Monteparo. Le livret de Vertical Man réunit des éléments particulièrement nombreux : textes, images, graphismes et informations techniques. La manière de les distribuer sur une feuille repliée est un travail spécifique, qui ne peut être assimilé à la réalisation des photographies. L’édition à volets impose une lecture successive : ouvrir le support modifie la relation entre l’image de Ringo et les crédits du disque. Cette matérialité tend à disparaître lorsque l’on consulte une reproduction fragmentée sur Internet. Une notice critique devrait donc conserver les dimensions du dépliant, l’ordre des panneaux et, si possible, des scans de qualité représentant le recto et le verso dépliés. Le nom de Monteparo désigne précisément cette étape de traduction éditoriale, où des contributions différentes deviennent un seul objet lisible.

Le livret dépliant : huit sections et leurs fonctions

Les descriptions de l’édition de 1998 évoquent un livret qui fonctionne en réalité comme une feuille dépliante, répartie en huit sections. Cette distinction n’est pas purement terminologique. Un livret relié appelle une progression de pages séparées ; un dépliant juxtapose des panneaux dont la lecture change selon le mode d’ouverture. L’objet permet de réunir les paroles et les crédits tout en offrant un espace à des images et à des motifs décoratifs. Pour les recherches sur les différentes éditions, il est nécessaire de noter si l’exemplaire conserve bien tous ses volets et si des reprints ont modifié la disposition des informations. Une photographie isolée de la couverture ne permet pas de contrôler ce point. L’intérêt de l’artwork de Vertical Man réside justement dans la participation de plusieurs artistes à un support dont l’architecture graphique mérite d’être décrite autant que la musique.

Mercury 558 598 : provenance de l’édition initiale

La première édition de Vertical Man est liée à Mercury, avec la famille de références 558 598 pour les supports commercialisés en 1998 dans plusieurs territoires. Cette indication aide à identifier les exemplaires originaux, mais ne dispense pas d’examiner le code complet imprimé sur la jaquette, le disque et la tranche. Des variantes de territoire ou de format peuvent modifier des éléments de distribution, des logos et des crédits. Dans la perspective des arts visuels, il faut décrire les images sur l’exemplaire effectivement étudié. Les bases de discographie emploient parfois un seul visuel standard pour plusieurs formats, ce qui brouille l’histoire matérielle de l’artwork. L’identification d’un pressage réclame au minimum territoire, numéro de catalogue, date attestée, type de support et caractéristiques du conditionnement. Cette méthode protège des fausses variantes et des amalgames entre premier tirage et réédition.

Versions japonaises et variantes de supports

Le marché japonais possède sa propre histoire éditoriale pour Vertical Man, avec une édition comprenant des titres supplémentaires. Les références associées à la période comprennent notamment PHCR-1640. La présence d’un bonus musical peut conduire à des différences de livret et de crédits, même si la couverture conserve la même identité visuelle générale. Il est donc utile d’éviter une notice universelle qui suppose tous les fascicules identiques. Un catalogue devrait préciser la photographie de l’insert, du dos et des paroles, et rattacher chaque image à une référence commerciale. Le même raisonnement s’applique aux éditions limitées et aux éventuels conditionnements promotionnels. On ne peut déduire d’un autocollant japonais la date de création du portrait de Diltz, ni considérer un supplément de texte comme une nouvelle intervention artistique. Les données d’édition et les données de création doivent rester séparées.

Les limites des sources sur la conception de la pochette

Les crédits établissent les noms de Henry Diltz, Adam Weiner, Margery Greenspan, Sandra Monteparo et des participants à l’artwork collectif. Ils ne livrent pas, à eux seuls, l’ordre des décisions, les fichiers de prépresse, les photographies écartées ou les échanges entre musiciens et graphistes. L’analyse visuelle peut décrire les couleurs, la densité des signes et la façon dont le visage de Ringo s’inscrit dans l’ensemble ; elle ne doit pas prétendre reconstituer le détail d’une réunion de production sans témoignage ou document. Une indication de date pour la séance photographique ne documente pas le jour où la maquette fut validée. Il resterait à consulter les archives de Diltz, des ayants droit et de la maison de disques, ainsi que les éléments d’atelier. Signaler ces absences est une obligation de méthode, non une faiblesse de l’enquête.

1992–1998 : photographie et dessin, deux contrats visuels

Comparer Vertical Man à Time Takes Time permet de mesurer à quel point l’art visuel de Ringo Starr est un travail collectif. En 1992, Mark Ryden réalise une illustration spécifique associée au portrait du chanteur, sous une direction graphique professionnelle. En 1998, le support crédite à la fois des photographes et des dessins auxquels participent Ringo et Barbara Starkey. Le lecteur ne doit pas réduire cette différence à une évolution artistique simple, comme si l’artiste avait soudain décidé de devenir peintre. Il s’agit de deux équipes, de deux dispositifs graphiques et de deux contextes commerciaux. La présence de Ringo parmi les auteurs des éléments visuels est néanmoins un jalon important pour l’histoire de ses pratiques créatives hors scène et hors studio. L’étude distincte des supports évite de confondre conception de jaquette et réalisation musicale.

Sources, attributions et méthode de catalogue

Les mentions « photographie », « poster » et « artwork » ont chacune une portée documentaire. Une photographie de Henry Diltz, une contribution de Ringo et Barbara ou un cliché destiné à l’affiche ne deviennent pas des éléments interchangeables sous prétexte qu’ils figurent dans le même emballage. Il faut enregistrer le titre du document, son rôle, le support, la référence de l’édition, le nom exact de l’auteur et la preuve ayant permis l’attribution. Le cas de Vertical Man est particulièrement instructif parce qu’il comporte plusieurs signatures positives et une proposition de date de séance précise. L’encyclopédie ne prétend pas disposer des archives de prépresse qui permettraient de documenter chaque élément du livret. Elle peut en revanche établir une chaîne de responsabilités beaucoup plus fiable qu’une simple légende de pochette, et offrir aux chercheurs une liste des documents encore susceptibles de confirmer les détails.

Sources et archives de référence

  1. Vertical Man, Mercury 558 598, livret, légendes et crédits du disque de 1998.
  2. JPG Ringo Starr Discography, « Vertical Man », étude du pressage et de la photographie datée du 14 avril 1998, www.jpgr.co.uk/m5585982.html.
  3. Connolly & Co. / Progrography, « Vertical Man », relevé nominatif des photographes et concepteurs, www.connollyco.com/discography/ringo_starr/vertical.html.
  4. Yellow-Sub.net, Pochettes de Ringo Starr de 1983 à 2026, synthèse comparative des fonctions créatrices.

Poursuivre l’enquête

La collaboration de Mark Hudson avec Ringo ne s’arrête pas à Vertical Man. Le disque de Noël I Wanna Be Santa Claus (1999) le crédite à l’artwork aux côtés d’Ondine Bue, Allyson Spellacy, Sonia Ives et Ringo lui-même. Étudier l’évolution graphique entre 1998 et 1999 →

Henry Diltz après Vertical Man : la photographie de Long Long Road en 2026

Le retour d’Henry Diltz auprès de Ringo Starr en 2026 constitue un jalon instructif pour l’histoire des photographes de l’artiste. La pochette de Long Long Road est un portrait contemporain utilisant la veste associée à Abbey Road et une chemise violette des années Beatles. Cette création ne doit pas être présentée comme une variante de la campagne Mercury de 1998 : dates, supports et fonctions graphiques sont différents. Lire la notice spécifique sur la pochette de 2026 et son équipe de production →

Pochettes 1983–2026 ; Time Takes Time (1992) ; Catalogue et bibliographie critique.

Vertical Man : une pochette à plusieurs mains pour le retour discographique de 1998

Vertical Man se présente comme un moment de recomposition de l’image de Ringo Starr, six ans après Time Takes Time. On peut étudier ce retour discographique comme une opération de visibilité, sans réduire le disque à une publicité de son interprète. La couverture, les photographies contenues dans le livret, les dessins et la composition graphique constituent plusieurs types d’objets. Le portrait de l’artiste associé à Henry Diltz n’est pas interchangeable avec les dessins crédités à Starr et Barbara Bach Starkey, pas davantage qu’avec la direction artistique ou la mise en page confiées à d’autres professionnels. Le catalogue doit préciser à quel emplacement matériel se trouve chaque contribution : un auteur peut apparaître dans le livret, un autre fournir un portrait de couverture, et un troisième concevoir la relation entre les images et les textes. Cette distribution des tâches fait de Vertical Man un dossier exemplaire pour l’histoire des collaborations visuelles, car elle fait cohabiter une photographie professionnelle et des interventions de l’entourage personnel du musicien dans un même produit éditorial.

La photographie de 1998 : dater la séance sans dater toute l’édition

Une séance de photographie identifiée au 14 avril 1998 à Beverly Hills représente un repère de recherche précieux pour l’histoire de l’iconographie de l’album. Il convient néanmoins de distinguer l’événement de prise de vue et la date de fabrication du livret commercial. Le premier correspond à un moment de production d’images ; le second engage des décisions d’édition, de sélection, de recadrage et d’impression qui peuvent lui être postérieures. Même lorsqu’un portrait est correctement attribué à Henry Diltz, cette identification ne prouve pas à elle seule l’ordre de toutes les prises de vue, la totalité des photographies réalisées lors de la séance ou l’intention initiale de chaque image. L’historien peut vérifier ce que la pochette montre et ce que les crédits attestent, puis ouvrir des pistes relatives aux planches-contact, aux négatifs et aux dossiers de presse. Ce travail évite de transformer une photographie célèbre en source unique pour une campagne qui a vraisemblablement nécessité plusieurs choix successifs.

Les dessins et les images personnelles : une contribution qui réclame un inventaire propre

Lorsqu’un livret associe des dessins attribués au musicien ou à Barbara Bach et des photographies d’auteurs professionnels, il faut traiter chacun de ces ensembles selon sa nature. Un dessin reproduit par photogravure n’est ni un tirage photographique signé, ni une peinture originale mise en vente, ni une preuve que son auteur a réalisé la couverture entière. La reproduction imprimée fait connaître une création, sans donner toutes les indications sur son support de départ, ses dimensions ou sa conservation. On ne doit donc pas prêter aux œuvres graphiques une technique ou une date précise lorsqu’elles ne sont pas documentées. Le catalogue d’une édition de Vertical Man peut enregistrer la présence de ces créations et le libellé de leurs crédits, tout en laissant ouverts les renseignements concernant les originaux. C’est cette prudence qui donne sa valeur à la notion d’artiste visuel appliquée à Starr : elle repose sur des contributions identifiables et non sur une extension abusive du statut de musicien à chaque objet portant son visage.

Comparer 1998 et 2026 sans fabriquer une continuité artificielle

Henry Diltz réapparaît dans le dossier iconographique de Long Long Road en 2026. Cette récurrence est historiquement significative, mais elle ne démontre pas l’existence d’une direction artistique inchangée pendant près de trente ans. Il faut comparer les contextes, les supports et les auteurs associés à chacune des deux parutions, puis distinguer la continuité d’un photographe et celle d’une politique visuelle globale. En 1998, les crédits de Margery Greenspan et Sandra Monteparo s’intègrent au dossier de Vertical Man ; en 2026, l’identification des collaborateurs est propre à un autre objet. Un travail de prosopographie consiste à rapprocher les personnes sans transposer leurs rôles d’une publication à l’autre. Les deux études se répondent dans l’encyclopédie : la pochette de Long Long Road permet de mesurer ce qui perdure dans le regard d’un photographe tout en mettant en évidence la transformation des conditions de fabrication du disque.