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Le dixième All-Starr Band en 2008 : Billy Squier, Colin Hay, Hamish Stuart, Edgar Winter et Gary Wright
Portrait musical de la formation de 2008, entre rock américain, Men at Work, Average White Band et deux batteries.
Un nouvel équilibre, sept musiciens sur scène
La tournée de 2008 marque la dixième incarnation du All-Starr Band de Ringo Starr. Le noyau comprend six musiciens autour de lui : Billy Squier, Colin Hay, Hamish Stuart, Edgar Winter, Gary Wright et Gregg Bissonette. L’orchestre reprend le principe inventé en 1989, mais avec un effectif plus ramassé et un catalogue de succès nettement marqué par les années 1970 et 1980.
La tournée nord-américaine s’étend du 19 juin au 2 août. Le concert du 2 août au Greek Theatre de Los Angeles clôt cette séquence et deviendra la matière d’une publication discographique deux ans plus tard. Pour documenter la tournée, il convient donc de distinguer l’effectif de l’été 2008 et le disque publié en juillet 2010, dont la sélection ne reproduit pas toute la soirée.
Billy Squier : guitare électrique et refrains rock
Billy Squier apporte une approche directe, issue du rock américain de la fin des années 1970 et du début des années 1980. Lonely Is the Night et The Stroke offrent des moments plus tendus, bâtis autour de la guitare et du chant. Leur contraste avec les chansons de Ringo, souvent plus légères ou nostalgiques, contribue à la dynamique du programme.
Sa présence n’autorise toutefois pas à lui attribuer automatiquement toutes les parties de guitare de ses chansons sur la scène de 2008. Colin Hay et Hamish Stuart sont eux aussi instrumentistes ; pour identifier un solo précis, une vidéo datée est plus probante que le simple libellé « Billy Squier — guitare, basse, chant » sur une notice de formation.
Colin Hay : Men at Work et l’écriture personnelle
Colin Hay, chanteur de Men at Work, apporte Down Under et Who Can It Be Now?, deux œuvres immédiatement reconnaissables pour le public des années 1980. Dans le All-Starr Band, elles changent d’environnement musical sans perdre leur association à son timbre et à sa trajectoire de chanteur-auteur.
Le dossier doit éviter une confusion récurrente entre groupe d’origine, compositeur et formation de tournée. Une chanson des Men at Work peut être chantée par Colin Hay en 2008, sans que les autres membres du groupe australien soient présents. Les musiciens autour de Ringo assurent alors une réinterprétation de ce répertoire.
Hamish Stuart : du funk à la scène rock
Hamish Stuart est un lien vivant avec l’Average White Band, groupe écossais dont Pick Up the Pieces et Work to Do rappellent l’influence soul et funk. Stuart fournit également au All-Starr Band de 2008 une part importante de sa souplesse instrumentale à la basse et à la guitare. Ses chansons rythmiques imposent une autre façon d’articuler la section batterie-basse.
Pick Up the Pieces est notamment célèbre comme instrumental. Il faut donc distinguer la personne qui présente le numéro sur scène des auteurs et musiciens du disque historique. Work to Do est antérieure à la version de l’Average White Band puisqu’elle relève du catalogue des Isley Brothers. La notice de chaque œuvre doit conserver cette généalogie.
Edgar Winter et Gary Wright : deux écoles de clavier
Edgar Winter traverse le programme entre Free Ride et Frankenstein, en apportant le langage du rock instrumental et une forte polyvalence entre claviers et saxophone. Gary Wright impose la texture synthétique de Dream Weaver et Love Is Alive. Ensemble, ils élargissent les timbres de l’orchestre sans transformer le spectacle en récital de claviéristes.
Free Ride est associée à l’Edgar Winter Group, mais son compositeur est Dan Hartman. Le nom du soliste sur scène ne doit pas effacer celui de l’auteur. De son côté, Dream Weaver est bien une chanson emblématique de la carrière personnelle de Gary Wright, et non un titre créé spécialement pour la tournée de Ringo.
Gregg Bissonette et Ringo : une nouvelle batterie partagée
Gregg Bissonette joue de la batterie aux côtés de Ringo. Son arrivée installe un partenariat rythmique appelé à devenir durable. L’intérêt tient autant à la stabilité du tempo qu’à la possibilité pour Ringo de chanter au devant de la scène pendant que l’accompagnement se poursuit.
L’analyse d’un concert doit toutefois s’appuyer sur les images et sur le son pour attribuer un roulement, une entrée ou un solo à l’un des deux batteurs. L’effectif général ne suffit pas. Cette prudence est d’autant plus importante que certaines publications ont été montées et mixées après le concert.
Une formation complète, mais pas immuable dans les setlists
Le concert du Greek Theatre mêle It Don’t Come Easy, What Goes On, Memphis in Your Mind, Liverpool 8 et Photograph aux interventions des autres musiciens. La coexistence de chansons récentes et de succès anciens distingue 2008 de l’année fondatrice, dominée par le premier retour de Ringo sur scène.
Les listes varient selon les étapes : les chansons choisies pour un CD ou un DVD ne représentent pas nécessairement les titres joués dans toutes les villes. Une encyclopédie utile présentera séparément personnel, chansons attestées par concert et contenu exact des sorties commerciales.
Sept musiciens et une nouvelle organisation des claviers
La dixième formation de 2008 réunit Ringo Starr, Billy Squier, Colin Hay, Hamish Stuart, Gary Wright, Edgar Winter et Gregg Bissonette. Par rapport à 2006, Richard Marx, Rod Argent et Sheila E. ne sont plus dans cette équipe, tandis que Colin Hay, Gary Wright et Gregg Bissonette occupent une place importante. La distribution change donc non seulement les chansons, mais aussi la manière de partager la batterie, les claviers et les voix.
Cette transformation démontre qu’une nouvelle formation ne constitue pas uniquement une liste de remplaçants. Les musiciens possèdent chacun leurs œuvres, leurs timbres et une expérience de scène. La continuité du projet repose sur Ringo et sur la circulation des répertoires, plutôt que sur la permanence de tous les instrumentistes.
Dream Weaver et Frankenstein : deux façons d’occuper la scène
Dream Weaver, grand succès de Gary Wright, représente une esthétique où les claviers jouent un rôle déterminant. Frankenstein, associé à Edgar Winter, repose davantage sur une suite instrumentale et des développements de groupe. Les deux titres peuvent figurer dans un même programme, mais ils ne possèdent ni les mêmes auteurs ni la même structure musicale.
Cette présence de deux personnalités des claviers ne permet pas de supposer que Wright et Winter se partagent chaque partition de manière identique dans toutes les salles. Les captations et relevés datés sont nécessaires pour savoir quel artiste joue une partie précise, en particulier lorsque le répertoire connaît des variantes.
Gregg Bissonette et Ringo : maintenir le rythme quand le meneur chante
Gregg Bissonette apporte au groupe une assise rythmique qui permet à Ringo de passer de sa batterie au micro sans interrompre la continuité instrumentale. Ce principe distingue le All-Starr Band d’un récital où un chanteur serait accompagné par un orchestre anonyme : le meneur peut redevenir batteur pendant les interventions de ses partenaires.
Le dispositif des deux batteries n’implique toutefois pas que les deux hommes jouent simultanément sur chaque titre. Il est préférable de décrire les fonctions générales attestées et de réserver les attributions détaillées à l’étude des captations. La page d’une formation ne remplace pas les crédits de chaque concert ou de chaque piste enregistrée.
Repères éditoriaux
Les œuvres, leurs crédits et les interprétations de la formation sont distingués des programmes propres à chaque concert. Les dates de représentation, les annonces et les éditions discographiques sont classées séparément.
Le son 2008 introduit Gary Wright et Colin Hay
La dixième formation mêle Billy Squier, Gary Wright, Colin Hay, Edgar Winter et Hamish Stuart. Dream Weaver et Down Under représentent la pop électronique et le rock australien, tandis que Pick Up the Pieces ramène un instrumental soul-funk.
Répertoire et crédits des interprétations
Une grande partie de ces morceaux avait été enregistrée par des équipes de studio sans Ringo Starr. La nouvelle section rythmique avec Gregg Bissonette réalise des versions de scène distinctes : elle ne doit pas être créditée sur les premiers disques de 1975 ou 1981.
Fiches de chansons : dream weaver · down under · pick up the pieces. Les concerts du All-Starr Band en 2008.
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Une analyse complémentaire replace ce musicien, cette tournée et ces chansons dans leur contexte : Comparaison des formations 2006, 2008 et 2010.












