Joey Molland, dernier membre historique de Badfinger, est décédé le 1er mars 2025 à 77 ans. Badfinger, souvent considéré comme le plus grand groupe issu du giron des Beatles, a laissé une empreinte indélébile sur la musique pop-rock des années 1970. Signé sur Apple Records, le groupe a bénéficié du soutien direct des Fab Four, avec des productions de Paul McCartney et George Harrison. Leur relation allait bien au-delà d’un simple parrainage musical.
Le monde du rock pleure la disparition de Joey Molland, dernier membre historique de Badfinger, survenue le 1er mars 2025 à l’âge de 77 ans. Badfinger, souvent considéré comme le plus grand groupe à être sorti du giron des Beatles, a laissé une empreinte indélébile sur la musique pop-rock des années 1970. Le groupe, signé sur Apple Records, a bénéficié du soutien direct des Fab Four, avec des productions signées Paul McCartney et George Harrison. Pourtant, l’histoire entre les deux groupes va bien au-delà de cette simple relation de parrainage musical.
Sommaire
Une relation privilégiée avec Apple Records
Fondé en 1961 sous le nom de The Iveys à Swansea, au Pays de Galles, Badfinger était initialement composé de Pete Ham, Mike Gibbins, Tom Evans et Joey Molland. Repérés par Mal Evans, roadie des Beatles devenu homme de confiance au sein d’Apple Records, ils deviennent le premier groupe signé sur le label fondé par les Beatles en 1968.
Paul McCartney, voyant en eux un potentiel immense, leur offre un tube clé en main : « Come and Get It. Ce titre, composé et démoé par McCartney lui-même, devient leur premier succès en 1969 et les installe sur la scène internationale. George Harrison, de son côté, prend le groupe sous son aile et produit leur single « Day After Day » en 1971, y ajoutant un solo de slide guitare devenu emblématique.
L’origine mystérieuse du nom Badfinger
Lorsque les Iveys cherchent un nouveau nom pour mieux se distinguer, plusieurs idées circulent : Glass Onion, The Prix, The Cagneys. C’est finalement « Badfinger » qui est retenu, une référence à une anecdote impliquant John Lennon.
Selon la version la plus répandue, « Badfinger » vient de « Bad Finger Boogie », titre provisoire de « With a Little Help From My Friends. Lennon aurait été contraint de jouer le piano avec un seul doigt blessé, inspirant ainsi ce nom singulier. Cependant, George Harrison aurait avancé une autre théorie, attribuant ce nom à une certaine Helga Fabdinger, une danseuse exotique que les Beatles auraient croisée à Hambourg dans les années 1960. La vérité restera peut-être à jamais un mystère.
Un groupe qui aurait pu être le « nouveau Beatles »
Avec une série de tubes comme « No Matter What », « Day After Day » et « Baby Blue », Badfinger semblait destiné à marcher dans les pas des Beatles. Ils étaient non seulement soutenus par Apple, mais aussi par le public, qui voyait en eux des héritiers naturels du son de Liverpool. Pourtant, le destin en décida autrement.
Des problèmes financiers et juridiques — en grande partie dus à leur manager Stan Polley — plongèrent le groupe dans une spirale infernale. Pete Ham, le leader du groupe, mit fin à ses jours en 1975, suivi par Tom Evans en 1983. Ces tragédies marquèrent la fin d’une époque et firent de Badfinger une légende tragique du rock.
Un héritage durable
Si le sort de Badfinger fut cruel, leur musique continue de vivre. Without You », l’un de leurs titres les plus poignants, est devenu un standard, repris par Harry Nilsson et Mariah Carey. Leur influence sur le power pop et le rock mélodique reste incontestable, et l’empreinte des Beatles est perceptible dans chaque accord de leurs chansons.
Avec la disparition de Joey Molland, dernier témoin de cette époque dorée, il reste une discographie à redécouvrir et une histoire fascinante de liens indéfectibles entre Badfinger et les Beatles. Une histoire où le génie musical et la malchance se sont entremêlés, mais qui aura laissé au rock certains de ses joyaux les plus précieux.














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