Ringo Starr et Barbara Bach ont fait une apparition remarquée à Beverly Hills, mercredi 16 septembre 2026, à l’occasion d’une projection spéciale du documentaire Twiggy. Une rencontre chargée de symboles puisque le film consacré à l’icône britannique des années 1960 compte également Paul McCartney parmi ses témoins. Soixante ans après l’explosion du Swinging London, plusieurs acteurs de cette révolution culturelle se retrouvaient ainsi réunis à Los Angeles.
Il y avait comme un parfum de Londres des années 1960 sur Wilshire Boulevard.
Mercredi 16 septembre 2026, Ringo Starr et Barbara Bach ont assisté au Lumiere Cinema de Beverly Hills à une projection spéciale de Twiggy, le documentaire réalisé par Sadie Frost consacré à l’une des figures les plus immédiatement reconnaissables de la culture britannique des sixties.
À leurs côtés se trouvaient notamment Twiggy elle-même, accompagnée de son mari Leigh Lawson, ainsi que plusieurs personnalités venues soutenir le film.
Une sortie publique qui pourrait sembler anecdotique dans l’agenda particulièrement chargé des célébrités de Los Angeles. Elle l’est beaucoup moins lorsque l’on se souvient de ce que représentent Ringo Starr et Twiggy dans l’histoire culturelle britannique.
L’un était membre du groupe qui redéfinissait la musique populaire mondiale. L’autre allait devenir, presque au même moment, le visage d’une génération qui bouleversait la mode.
Sommaire
Ringo Starr et Twiggy, deux visages de la révolution britannique des années 1960
Lorsque Twiggy devient soudainement célèbre en 1966, les Beatles sont déjà au sommet du monde.
Cette année-là, John Lennon, Paul McCartney, George Harrison et Ringo Starr publient Revolver, donnent leurs derniers concerts et commencent à transformer profondément leur manière d’envisager le studio d’enregistrement.
À Londres, une révolution parallèle est en cours.
La musique, la mode, la photographie, le cinéma et le design britanniques exercent une influence internationale sans précédent. Carnaby Street et King’s Road deviennent des noms connus bien au-delà de Londres. Les vêtements raccourcissent, les silhouettes changent, les codes sociaux se fissurent et une nouvelle génération impose ses propres références.
C’est dans ce contexte qu’une adolescente londonienne appelée Lesley Hornby devient Twiggy.
Elle n’a que 16 ans lorsqu’elle est propulsée au rang de phénomène culturel. Sa silhouette très mince, ses cheveux courts et surtout son regard souligné par un maquillage devenu immédiatement identifiable contribuent à construire une image qui demeure, aujourd’hui encore, indissociable des Swinging Sixties.
La comparaison avec les Beatles n’est d’ailleurs pas totalement fortuite : dans leurs domaines respectifs, ils deviennent en quelques mois des symboles internationaux d’une Grande-Bretagne jeune, moderne et créative.
Le documentaire Twiggy raconte bien plus qu’une carrière de mannequin
Le film de Sadie Frost cherche précisément à sortir Twiggy de cette photographie figée des années 1960.
Car si l’image du mannequin reste mondialement connue, elle ne représente finalement qu’une petite partie d’une carrière qui s’est poursuivie pendant plusieurs décennies.
Twiggy abandonne très tôt le mannequinat à plein temps et se tourne vers le cinéma, la chanson et la scène. Sa rencontre avec le réalisateur Ken Russell joue notamment un rôle déterminant dans cette évolution.
En 1971, elle tient le rôle principal de The Boy Friend. Sa performance lui permet de remporter deux Golden Globes et démontre qu’elle peut exister artistiquement bien au-delà des studios photographiques.
Elle poursuivra ensuite une carrière particulièrement éclectique entre cinéma, télévision, musique, théâtre et comédie musicale.
Le documentaire de Sadie Frost revient donc sur cette succession de vies professionnelles, mais aussi sur les coulisses d’une célébrité acquise à un âge où Twiggy était encore adolescente.
Archives, témoignages et souvenirs personnels permettent de reconstituer un parcours souvent beaucoup plus complexe que ne le suggère l’image joyeuse et colorée des Swinging Sixties.
Paul McCartney apparaît également dans le documentaire
Pour les amateurs des Beatles, Twiggy réserve une autre connexion particulièrement intéressante.
Paul McCartney fait partie des personnalités interrogées dans le documentaire.
Il apparaît aux côtés de témoins comme Dustin Hoffman, Joanna Lumley, Brooke Shields, Sienna Miller, Lulu ou encore Stella McCartney.
La présence de Paul n’est évidemment pas simplement celle d’une célébrité venue commenter les années 1960.
Paul McCartney et Twiggy se connaissent depuis extrêmement longtemps.
Leur première rencontre remonte à la période où Twiggy tentait justement de sortir de l’univers du mannequinat pour explorer d’autres domaines artistiques.
La rencontre de Twiggy avec Paul McCartney
Twiggy a raconté avoir rencontré Paul McCartney grâce au réalisateur Ken Russell.
À l’époque, elle envisage une carrière au cinéma. Lorsqu’elle rencontre Russell au sujet d’un projet, Paul se trouve également présent.
La situation avait quelque chose de surréaliste pour la jeune femme : quelques années auparavant seulement, elle faisait partie des adolescentes assistant aux concerts des Beatles.
Et voilà qu’elle devait désormais discuter normalement avec l’un d’entre eux dans un cadre professionnel.
Cette rencontre marque le début d’une amitié durable.
Ken Russell jouera ensuite un rôle capital dans la transformation professionnelle de Twiggy en imposant pratiquement sa présence dans The Boy Friend, malgré les réticences initiales à confier le rôle à une personnalité surtout connue comme mannequin.
Le pari sera largement récompensé.
Le documentaire permet ainsi à Paul McCartney d’évoquer une femme qu’il connaît depuis plusieurs décennies, et non simplement une icône abstraite du Londres de sa jeunesse.
Twiggy avait même chanté une chanson des Beatles
Les liens entre Twiggy et l’univers des Beatles ont parfois emprunté des chemins plus inattendus.
Lors de son apparition dans The Muppet Show en 1977, elle avait notamment interprété « In My Life », la chanson de John Lennon et Paul McCartney publiée sur Rubber Soul en 1965.
Un choix qui, avec le recul, possède une saveur particulière.
À la fin des années 1970, les Beatles appartiennent déjà au passé et le Swinging London est devenu un souvenir. Twiggy elle-même a depuis longtemps abandonné la carrière qui l’avait rendue célèbre.
Les acteurs de cette extraordinaire explosion culturelle britannique commencent alors à regarder derrière eux.
Près d’un demi-siècle plus tard, le documentaire de Sadie Frost poursuit finalement le même mouvement : comprendre ce qu’il restait derrière les images devenues mythiques.
Une autre figure des sixties derrière la caméra
Le choix de Sadie Frost pour raconter Twiggy n’est pas anodin.
L’actrice et réalisatrice britannique s’était déjà intéressée à la révolution culturelle londonienne avec Quant, son documentaire consacré à Mary Quant, autre personnalité indissociable des années 1960.
Avec Twiggy, elle poursuit donc une véritable exploration de cette génération qui a profondément transformé l’image de la Grande-Bretagne.
Mais son nouveau film ne cherche pas simplement à célébrer une époque.
Il raconte également comment une adolescente soudainement transformée en phénomène mondial a réussi à ne pas devenir prisonnière de son propre personnage.
C’est probablement l’un des aspects les plus intéressants du parcours de Twiggy : sa période véritablement intensive dans le mannequinat fut relativement courte, alors que son image continue, soixante ans plus tard, à représenter toute une décennie.
Pourquoi le documentaire revient sur le devant de la scène en 2026
Une précision chronologique s’impose toutefois.
Twiggy n’est pas à proprement parler un documentaire réalisé en 2026. Le film a été produit plusieurs années auparavant et a déjà été présenté dans différents festivals avant de connaître une sortie britannique en 2025.
La projection organisée à Beverly Hills le 16 septembre 2026 accompagne surtout l’arrivée du documentaire auprès du public nord-américain.
Twiggy et Sadie Frost étaient d’ailleurs présentes pour rencontrer le public et participer à une discussion après la séance.
Cette nouvelle étape explique le regain d’attention médiatique autour du film et la présence de nombreuses personnalités à Beverly Hills.
Ringo Starr et Barbara Bach, toujours inséparables
Ringo Starr n’intervient pas, contrairement à Paul McCartney, parmi les principaux témoins annoncés du documentaire.
Sa présence aux côtés de Barbara Bach avait donc avant tout des allures de soutien amical.
Le couple, marié depuis 1981, continue régulièrement d’apparaître ensemble lors d’événements publics.
À 86 ans, Ringo conserve par ailleurs une activité que peu auraient imaginée lorsqu’il quittait les Beatles plus d’un demi-siècle auparavant : albums, concerts, projets artistiques et apparitions publiques continuent de rythmer son agenda.
Mais cette soirée de Beverly Hills possédait nécessairement une dimension particulière.
Quand les survivants du Swinging London se retrouvent à Los Angeles
La photographie réunissant Ringo Starr, Barbara Bach, Twiggy et Leigh Lawson raconte finalement davantage qu’une simple première de cinéma.
Elle réunit des personnalités dont les histoires traversent près de soixante années de culture populaire.
Ringo Starr reste l’un des deux Beatles encore en vie. Twiggy demeure l’un des visages les plus célèbres du Swinging London. Et Paul McCartney, autre acteur essentiel de cette époque, raconte lui-même une partie de son histoire dans le documentaire projeté ce soir-là.
En 1966, les Beatles enregistraient Revolver pendant qu’une adolescente londonienne surnommée Twiggy devenait « The Face of 1966 ».
Soixante ans plus tard, leurs chemins continuent de se croiser.
Cette fois, ce n’était plus dans les clubs, les studios photographiques ou les soirées du Londres des sixties.
C’était dans une salle de cinéma de Beverly Hills, devant un documentaire racontant comment cette génération britannique avait changé la culture populaire.
Et pendant quelques heures, Los Angeles avait retrouvé un petit parfum de Swinging London.
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