Un jour, les chansons des Beatles tomberont dans le domaine public, et il faut préparer l’avenir… faire rentrer le cash tant qu’il est encore possible de le faire contractuellement. L’industrie du disque, ma brave dame, c’est plus ce que c’était. Avant, on arrivait à en vivre, mais avec Internet, les pirates, tout ça et puis le climat qui se dérègle, ça c’est depuis qu’ils ont lancé la bombe atomique…
« Love » donc, exercice de « bastard pop » officiel pondu par le cinquième Beatle, George Martin (ça c’est le sir) et Giles (ça c’est le fils), sort donc, cinq ans après la compilation « 1 », et après le « Grey album » où Dangermouse mixait le « White album » des Liverpuldiens et le « Black album » de Jay Z. Les chansons de John, Paul, George et Ringo appartiennent depuis longtemps à l’inconscient collectif et chaque génération qui naît sur terre chaque années découvre un jour, entre l’âge de 5 ou 10 ans que parmi tous les artistes qui ont existé, ces quatre là sont très très à part… le genre que tout le monde connait, que tout le monde apprécie (les rares qui n’aimeraient pas n’ont jamais osé le dire), des dieux qui ont réussi à convertir tout le monde ou presque : pas une discothèque digne de ce nom sans un disque des Beatles… sauf que le MP3 est passé par là et qu’il y a parmi les nouveaux convertis, des gens qui n’ont pas encore payé leur obole… On ne peut en effet pas acheter de MP3 des Beatles, et le jeune aime le MP3. Ce disque,un long voyage où les chansons s’enchainent et où les époques et les références musicales (toutes piochées dans les bandes studio du groupe) s’entrechoquent, est fait pour eux. Jeune, file vite acheter ce disque où on a remixé le groupe préféré de tes vieux spécialement comme tu aimes.
Les béotiens, quand on leur parle d’une chanson des Beatles, demandent souvent « elle est sur le rouge ou le bleu » en faisant référence aux compilations qui arborent ces couleurs. Après la compilation bleue, la rouge, la rouge avec un gros un jaune, il y aura désormais la compilation jaune-orange. Relevons tout de même un fait : le son est superbe. Ce qui fait d’ailleurs penser que le fan attend depuis des lustres la remasterisation complète du catalogue des Fab Four. All you need is love, but EMI needs money.
Source : M la Musique













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