Peter Jackson, le réalisateur du « Seigneur des Anneaux » a visionné les 60 heures de rushes tournées en 1969 autour des Beatles, et conservées jusqu’ici dans un coffre-fort. Il en tire une mini-série documentaire de trois épisodes disponibles à partir du 25 novembre sur Disney +.
Janvier 1969. Les Beatles sont en studio pour trois semaines. Ils préparent leurs deux derniers albums Abbey Road et Let it be. Un réalisateur qu’ils ont choisi, Peter Jackson, les filme en train de créer des titres aussi célèbres que Across the Universe. Au total, 60 heures de rushes, dont il tirera un film de 80 minutes en 1970, qui raconte en filigrane la fin du groupe.
Ces 60 heures de rushes sortent enfin du coffre-fort
Le montage en a été confié à Peter Jackson, le réalisateur du Seigneur des Anneaux. Il en a tiré une série documentaire de trois épisodes de deux heures, diffusés chaque jour à partir du jeudi 25 novembre sur Disney +.
Ce qui frappe d’abord, c’est l’intimité du groupe dans laquelle nous rentrons. Yoko Ono qui tricote en gardant un œil vigilant sur John Lennon, même en plein enregistrement. George Harrison raconte qu’il s’est couché tard pour aller au bout de son inspiration sur une chanson. Ringo improvise un boogie woogie au piano avec McCartney. Quatre Garçons dans le vent, mais normaux.
Peter Jackson explique : « On croit qu’on connaît les Beatles. Pourquoi ? Et bien, on a vu les films Help et Quatre Garçons dans le vent. On les a vus jouer sur scène. On les a vus en conférence de presse. Mais ils étaient en représentation. Mais qu’est-ce qui se passe quand ils sont plus naturels, candides ; quand ils ne savent pas qu’ils sont filmés, qu’ils sont enregistrés, ils redeviennent 100 % naturels. »
« Ce sont des hommes entiers, qu’on n’a jamais vraiment vus sur pellicule. Je n’ai rien vu de pareil ailleurs. Ce sont des garçons vraiment plutôt normaux. Ils sont chacun différents. Mais on est tous différents. »
Le réalisateur Peter Jackson à franceinfo
L’image est incroyablement restaurée
La beauté des cadres et des couleurs est stupéfiante. Et le travail sur le son est impressionnant. Il a permis à Peter Jackson de récupérer des confidences après quelques prouesses technologiques : « Ce que John Lennon et George Harrison avaient l’habitude de faire, quand ils étaient en pleine discussion, ils mettaient le volume des amplis à fond ; ils branchaient leur guitare. Ils ne jouaient pas, juste faisaient des notes fortes. »
« Tout ce que les micros enregistraient, c’était cette guitare bruyante, et on les voyait parler de façon privée. Avec la technologie et l’intelligence artificielle, on a réussi à supprimer le son des guitares et isoler les conversations. »
Peter Jackson à franceinfo














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