Dans « The End of the End », Paul McCartney aborde sa propre mort avec une sérénité lumineuse, loin des cérémonies pesantes. Composée au piano de son père et intégrée à l’album Memory Almost Full, la chanson s’inscrit dans une suite finale inspirée d’Abbey Road. Entre introspection douce et production épurée, McCartney signe un autoportrait touchant et universel, refusant toute grandiloquence.
Le 8 août 1969, Iain Macmillan photographie les Beatles traversant le passage piéton d’Abbey Road: six vues en dix minutes, la cinquième choisie par Paul McCartney devient une pochette sans titre ni logo, symbole d’un groupe au sommet. Minimaliste et précise, l’image — synchronisation des pas, décor réel, profondeur de champ — engendre mythes et lectures, du « Paul is dead » aux plaques de la Coccinelle. Le verso montre le panneau de rue. Le même jour, les Beatles rentrent au studio pour « The End », scellant l’album, enregistré sur 8 pistes et console TG, au grain plus doux. Devenue lieu de pèlerinage, l’image relie musique, ville et légende, preuve que la simplicité bien cadrée traverse le temps. Rééditions et anniversaires n’ont fait que renforcer son aura.
The Answer’s At The End, extrait de l’album Extra Texture (1975) de George Harrison, est une ballade introspective marquée par la philosophie de tolérance et d’acceptation. Inspirée par une maxime de Sir Frank Crisp, ancien propriétaire de Friar Park, cette chanson reflète les tensions post-Beatles de Harrison et ses efforts pour embrasser la sérénité. Musiquement, elle mêle influences méditatives et une instrumentation soignée, avec une touche de sagesse qui résonne dans ses relations personnelles, notamment avec Paul McCartney.
Ringo Starr, connu pour son style de batterie sobre et efficace, n’a jamais été adepte des solos spectaculaires. Pourtant, il cite un seul drum solo comme référence : celui de Cozy Cole sur « Topsy Part II ». Ce solo, alliant musicalité et progression narrative, incarne pour Ringo l’équilibre parfait entre groove et virtuosité discrète. Cette philosophie du minimalisme rythmique a forgé l’identité sonore des Beatles et influencé des générations de batteurs.
Avec « Nod Your Head », Paul McCartney conclut Memory Almost Full sur une note explosive. Ce morceau court et intense tranche avec la mélancolie de The End Of The End. Enregistré en 2006 dans son studio personnel, McCartney y joue tous les instruments, retrouvant l’esprit brut de ses albums McCartney et McCartney II. Bien que peu exploité commercialement, il a connu une sortie digitale et une rare version remixée. Joué en live en 2007, il a refait surface en 2022 dans The 7″ Singles Box. Un final en feu d’artifice, fidèle à l’âme rock de McCartney.
Dans la quête de la meilleure face de vinyle des Beatles, la face B d’Abbey Road s’impose comme le sommet : un enchaînement magistral, des harmonies célestes, une dramaturgie impeccable et une influence durable sur la musique moderne. Le medley final condense le génie du groupe, mêlant émotions, innovations sonores et conclusion humaniste. Cette suite continue, entre « Here Comes the Sun » et « The End », reste la quintessence de l’art beatleien et un testament musical universellement salué.
The End, dernier morceau des Beatles sur Abbey Road, incarne leur adieu musical. Composé par McCartney, il réunit le groupe dans un ultime effort collectif, incluant un solo de batterie unique de Ringo Starr et des solos de guitare échangés entre McCartney, Harrison et Lennon. Enregistré avec une précision minutieuse, le morceau se clôt sur les paroles mythiques « And in the end, the love you take / Is equal to the love you make », offrant un message d’amour et de réconciliation, et marquant la fin d’une ère musicale.
Depuis la fin des Beatles, Paul McCartney n’a cessé de jouer live. Avec Wings, il repart de petites salles avant de triompher avec Wings Over the World (1975-76). En solo, ses tournées records de 1989-90, 2002, 2013 et 2022 mêlent classiques Beatles, tubes Wings et nouveautés, portées par pyrotechnie et hommages à Lennon et Harrison. De Rio (184 000 spectateurs) à Moscou, Glastonbury ou Tel-Aviv, chaque date devient un événement. Son record à Rio 1990 et son Glastonbury 2022 à 80 ans illustrent son endurance. Entouré d’un groupe survolté et, depuis 2018, d’une section de cuivres, il marie écrans géants et duo virtuel avec John Lennon pour un show mêlant nostalgie et innovation. À 83 ans, il prépare la tournée Got Back 2025, preuve qu’il reste le maître des marathons rock sur scène.
Dans ‘The End Of The End’, Paul McCartney livre une méditation intime sur la mort, teintée d’humour et d’acceptation. Enregistrée aux studios Abbey Road, cette ballade au piano et aux cordes discrètes offre une approche irlandaise des adieux, où la fin devient moment de grâce et de souvenir. L’ex-Beatle, en partageant anecdotes et sensibilité, transforme l’adieu en célébration de la vie, révélant son talent de conteur et sa capacité à aborder des thèmes universels avec une profondeur émouvante. Ce texte, à la fois poignant et lumineux, invite à une méditation sur la vie et sincere
Sorti en 1975, Extra Texture (Read All About It) marque une phase introspective pour George Harrison. Parmi ses morceaux phares, The Answer’s At The End s’inspire des aphorismes inscrits sur les murs de sa demeure, Friar Park, par son ancien propriétaire, Sir Frank Crisp. La chanson, portée par une mélodie douce et une atmosphère contemplative, explore le pardon et l’acceptation des imperfections humaines. En résonance avec la spiritualité de Harrison, elle incite à dépasser le jugement pour trouver la paix intérieure.












