Il fallait bien qu’un jour ou l’autre la machine se trompe de cible. Dans un monde numérique où les filtres automatiques ont remplacé le discernement, où un lien posté au mauvais moment peut suffire à faire basculer un compte dans la zone grise du soupçon, même Paul McCartney n’est plus à l’abri. C’est ce qui s’est produit ce week-end lorsque l’ex-Beatle, après ses deux concerts ultra exclusifs donnés au Fonda Theatre de Los Angeles, a voulu partager avec ses fans quelques images officielles d’un show sans téléphones portables… avant d’être brièvement traité par Reddit comme un vulgaire spammeur. L’anecdote est cocasse, bien sûr, mais elle dit aussi beaucoup de notre époque. Elle raconte la manière dont les plateformes ne reconnaissent plus les individus, seulement des schémas suspects. Elle dit aussi quelque chose de McCartney lui-même, de sa curieuse modernité, de cette volonté persistante de rester en mouvement, de jouer dans des petites salles, de revenir au contact direct du public, de continuer à habiter le présent au lieu de se contenter de sa légende. Derrière le gag parfait se cache ainsi un petit révélateur de 2026 : celui d’un artiste immense, encore bien vivant, confronté à la froideur absurde des systèmes qui organisent désormais notre vie culturelle.
Voici la liste des chansons interprétées par Paul McCartney et son groupe à l’occasion du deuxième concert qu’il a donné au Fonda Theatre de Los Angeles, le 28 mars 2026, devant un public restreint, et incité à ne pas utiliser leur mobile : Help! Coming Up Got to Get You Into My Life Let Me […]
Voici la liste des titres interprétés par Paul McCartney et son groupe, lors des répétitions de son premier concert au Fonda Theatre de Los Angeles, le 27 mars : Intro Ram On Lady Madonna Let ’em In Let Me Roll It Now and then Temporary secretary A Hard Day’s Night From Me To You
Paul McCartney se produisait le 27 mars au Fonda Theatre de Los Angeles, à l’occasion d’un concert très intimiste lié à la capacité de la salle, et à l’interdiction des téléphones portables. Voici la liste des chansons interprétées : Help! Coming Up Got to Get You Into My Life Let Me Roll It Getting Better […]
Il suffit parfois d’une information encore suspendue au conditionnel pour remettre tout le monde en alerte. Depuis que Le Parisien évoque la possibilité d’une tournée européenne de Paul McCartney à la fin de l’année 2026, l’actualité de l’ancien Beatle a soudain pris une tout autre densité. Rien n’est officiel à ce stade : aucune date, aucune ville, aucun communiqué. Mais la rumeur n’arrive pas dans le vide. Elle surgit au moment précis où McCartney relance sa machine avec un nouveau single, Days We Left Behind, l’annonce d’un album, The Boys of Dungeon Lane, et deux concerts événement au Fonda Theatre de Los Angeles. Autrement dit, quelque chose bouge. Et chez un artiste de cette stature, ce genre de séquence n’a jamais grand-chose d’anodin. Il faut donc tenir ensemble les deux réalités : ne pas transformer une information de presse en annonce actée, mais ne pas faire non plus comme s’il ne se passait rien. Car tout ce que l’on voit ces derniers jours dessine une trajectoire limpide : celle d’un nouveau cycle, possiblement prolongé sur scène. Et si l’Europe est bien au bout du chemin, alors la fin d’année 2026 pourrait accueillir l’un des grands événements rock de la période.
Il y a des annonces qui dépassent de très loin la simple information pratique. Voir Paul McCartney annoncer deux soirs au Fonda Theatre de Los Angeles, les 27 et 28 mars, raconte quelque chose de très précis sur son état présent : celui d’un artiste qui refuse obstinément de se laisser figer dans sa propre légende. À l’heure où les vétérans du rock transforment souvent leurs tournées en grandes messes patrimoniales, McCartney choisit au contraire la compression, la proximité, l’intensité d’une salle à taille humaine. Et ce changement d’échelle n’a rien d’anecdotique. Il rappelle qu’avant d’être un monument culturel, son répertoire fut d’abord une décharge physique, une musique faite pour cogner, vibrer, surprendre. Après la démesure de Got Back Tour 2025, ces deux concerts au Fonda prennent ainsi des allures de manifeste : celui d’un McCartney toujours capable de remettre le rock au centre, de réactiver ses chansons dans un cadre plus tendu, plus direct, presque plus risqué. De la jauge réduite au dispositif sans téléphone, tout indique ici une volonté de rendre l’événement à sa vérité la plus simple : celle d’un homme, d’un groupe et d’un répertoire immense confrontés à la chaleur d’une petite salle. Et c’est précisément pour cela que ces deux soirs disent autant du présent incandescent de McCartney.
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