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Quand es Beatles s’amusaient pour la vidéo de  » Strawberry Fields Forever « .

Voir le clip video HD de Strawberry Fields Forever des Beatles

« Personne, je crois, n’est dans mon arbre », chante John Lennon sur « Strawberry Fields Forever » des Beatles, la voix assombrie par des cuivres écrasés et des percussions à l’envers. Pour l’auteur-compositeur, ce texte a marqué un saut intellectuel et émotionnel – une partie de ce qu’il a appelé un jour « la psychanalyse mise en musique ».

« Ce que j’essayais de dire dans cette ligne, c’est : ‘Personne ne semble être aussi branché que moi, donc je dois être fou ou un génie' », se souvient Lennon dans le livre Beatles Anthology. « C’est le même problème que j’avais quand j’avais cinq ans ».

Un arbre est également crucial dans la vidéo de « Strawberry Fields Forever », qui est tout aussi trippante mais apparemment beaucoup plus littérale. Les branches sombres d’un chêne mort accueillent la caméra alors que le réalisateur Peter Goldmann passe des nuages gris à un champ vert parsemé d’objets bizarres – dont un piano droit baigné d’éclaboussures de peinture, avec des cordes massives qui s’étendent des touches jusqu’aux membres en morceaux en forme de toile d’araignée.

Et ce ne sont que les six premières secondes. Le clip psychédélique – filmé les 30 et 31 janvier 1967 au Knole Park de Sevenoaks, en Angleterre – devient progressivement bizarre à partir de là. Le spectacle le plus étrange est peut-être celui des Fab Four eux-mêmes.

Lennon, Paul McCartney, George Harrison et Ringo Starr ont tous l’air plus hirsutes et habillés de façon plus colorée qu’en août 1966, le mois où ils ont sorti Revolver, sorti le single « Yellow Submarine » et joué leur dernier concert traditionnel (au Candlestick Park de San Francisco).

Ici, ils sont parés de vêtements et d’accessoires fantaisistes – Harrison, avec son long foulard, sa veste rouge et son chapeau haut de forme noir, a l’air d’un conducteur de train à l’ancienne qui s’adonne aussi au LSD. Et les tignasses, autrefois rasées de près, sont maintenant très poilues, Lennon arborant une moustache en fer à cheval particulièrement touffue.

Ce changement désorientant dans le sens de la mode ne fait qu’ajouter à l’atmosphère surréaliste de la vidéo, elle-même une extension du single magnifiquement déformé de Lennon. À l’image des sons inversés de la chanson et du montage expérimental sur bande, le clip joue avec le temps comme avec un instrument : il orchestre des mouvements au ralenti, des coupes jour/nuit et des angles non conventionnels en une étrange symphonie visuelle.

Les moments forts sont trop nombreux pour être tous cités : les zooms dramatiques sur le visage de chaque membre, le passage brutal à une teinte jaune photo négative, les musiciens qui courent dans des poses loufoques qui suggèrent un contrepoint psychédélique à A Hard Day’s Night. Mais le moment le plus marquant fait bon usage de l’arbre, avec McCartney qui « saute » à l’envers dans l’arbre.

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