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« Well … (Baby, Please Don’t Go) » de John Lennon, enregistré en 1971, est une réinterprétation audacieuse d’un classique du rhythm and blues popularisé par The Olympics en 1958. Initialement enregistrée en studio, la chanson rend hommage aux racines du rock’n’roll avec une version brute et énergique, marquée par une guitare rythmique groovy et un solo de saxophone. La session de février 1971 se caractérise par une orchestration intense, tandis qu’une version live explosive, enregistrée avec Frank Zappa, accentue l’improvisation. Malgré des tensions entre Lennon et Zappa, le morceau devient un témoignage de la passion de Lennon pour le rock brut, incluant la chanson dans plusieurs compilations et albums.
Écrit par : Walter Ward
Enregistrement : 11 et 16 février ; 6 juin 1971
Producteurs : John Lennon, Yoko Ono, Phil Spector
Sortie : 15 septembre 1972 (Royaume-Uni), 12 juin 1972 (États-Unis)
Disponible sur :
Some Time In New York City
John Lennon Anthology
Wonsaponatime
Personnel
John Lennon : chant, guitare électrique
Yoko Ono : chant
Frank Zappa : chant, guitare électrique
Mark Volman : chant
Howard Kaylan : chant
Ian Underwood : chant, bois, claviers
Bob Harris : chant, claviers
Jim Pons : chant, basse
Don Preston : Minimoog
Aynsley Dunbar : batterie
Parmi les enregistrements les plus surprenants de John Lennon après la séparation des Beatles,Well (Baby Please Don’t Go)occupe une place à part. Ce titre, initialement popularisé en 1958 par The Olympics, est revisité par Lennon dans une version studio enregistrée lors des sessions deImagine, avant d’être interprété en live avec Frank Zappa et The Mothers of Invention. Entre hommage aux racines du rock et expérimentation sonore, ce morceau témoigne de l’esprit libre et audacieux de l’ex-Beatle.
L’histoire deWell (Baby Please Don’t Go)commence avec le groupe The Olympics, qui en fait la face B de son singleWestern Moviesen 1958. Ce titre, inspiré du blues traditionnelBaby Please Don’t Go, devient un standard du rhythm and blues et sera repris par de nombreux artistes.
Lennon découvrele titre dans sa jeunesse et l’interprète régulièrement avec The Beatles au Cavern Club. En 1971, il décide d’enregistrer une version studio, renouant ainsi avec ses influences musicales profondes. La session a lieu en février 1971 aux Ascot Sound Studios, situés dans sa demeure de Tittenhurst Park. Selon certaines sources, cet enregistrement aurait été réalisé à l’occasion du 38ᵉ anniversaire de Yoko Ono, le 19 février.
Musicalement, la version studio de Lennon est marquée par une approche brute et énergique. La guitare rythmique adopte un groove chaloupé rappelant les classiques du R&B, tandis que la voix éraillée de Lennon renforce le côté viscéral du morceau. Un solo de saxophone, dans le style du légendaire King Curtis, apporte une touche fiévreuse à l’ensemble.
Deux sessions d’enregistrement sont consacrées àWell (Baby Please Don’t Go), les 11 et 16 février 1971. Lors de la première session, trois prises sont enregistrées avec un arrangement simple mais efficace :
Quelques jours plus tard, le 16 février, Lennon enregistre onze prises supplémentaires. La sixième est retenue comme version définitive. Cette fois, l’orchestration est enrichie : Bobby Keys ajoute un saxophone puissant, tandis que Jim Keltner renforce la section rythmique avec des percussions. Le résultat est un enregistrement intense et fiévreux, qui rappelle les heures glorieuses du rock’n’roll des années 50.
Le 6 juin 1971, Lennon et Yoko Ono montent sur scène au Fillmore East de New York aux côtés de Frank Zappa et The Mothers of Invention. Ce concert, qui sert de rappel à une prestation des Mothers, devient rapidement une performance improvisée et délirante.
Le set commence parWell (Baby Please Don’t Go), titre que Lennon introduit par ces mots : «This is a song I used to sing when I was in the Cavern in Liverpool. I haven’t done it since, so…» Une déclaration surprenante, puisqu’il avait enregistré le morceau en studio quelques mois auparavant.
L’interprétation live est plus brute encore que la version studio. L’énergie frénétique du morceau est accentuée par une fin chaotique oùle titre se dissout dans un mélange de cris et d’improvisations vocales, notamment de la part de Yoko Ono et des musiciens de Zappa. Cette performance sera « nettoyée » lors de son inclusion surSome Time in New York City, mais la version complète sera publiée en 1992 par Zappa surPlayground Psychotics.
Si cette rencontre musicale est historique, elle ne se fait pas sans tensions. Lennon et Zappa, bien que partageant un goût pour l’expérimentation et la satire politique, ne s’entendent pas sur l’attribution des morceaux joués ce soir-là. En particulier,Jamrag, un titre improvisé, s’avère être une reprise non créditée deKing Kong, une composition de Zappa datant de 1969. L’absence de mention du titre original surSome Time in New York Citysuscite la colère du guitariste, qui accusera Lennon d’avoir détourné son travail.
Malgré ce différend,Well (Baby Please Don’t Go)reste une des interprétations live les plus marquantes de Lennon en solo. Le morceau figure sur le disque bonus deSome Time in New York Cityet sera également inclus dansJohn Lennon AnthologyetWonsaponatime.
Cette relecture d’un standard du R&B témoigne de la passion de Lennon pour les racines du rock’n’roll et de son désir d’explorer de nouveaux territoires musicaux. En collaborant avec Zappa, il ose une performance hors norme, entre hommage et improvisation totale.
Aujourd’hui encore, cette titre incarne l’une des facettes les plus spontanées et audacieuses de John Lennon, loin des ballades mélancoliques pour lesquelles il est souvent célébré. AvecWell (Baby Please Don’t Go), il prouve que, même après les Beatles, son amour pour le rock pur et brut reste intact.
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Hey ! Sit Down And Cool It For A Minute So We Can Hear What Were Gonna Do. And Those Of You In The Band
Who Have No Idea Whats About To Happen, This Is In A Minor And Its Not Standard Blues Changes.
Oh, My God ! But Its Close !
This Is A Song That I Used To Sing When I Was In The Cavern In Liverpool. I Havent Done It Since So…
2, 3, 4 !
You Know I Love You, Baby, Please Dont Go, Well, Well,
You Know I Love You, Baby, Please Dont Go, Well, Well,
You Know I Love You, Honey Child,
Theres Nothing That I Wouldnt Do For You At Night.
You Know I Love You, Baby, Please Dont Go, Well.
You Know I Love You, Baby, Please Dont Go ;
You Know I Love You, Baby, Please Dont Go, Uh –
You Know I Love You, Honey Child,
Theres Nothing That I Wouldnt Do For You At Night.
You Know I Love You, Baby, Please Dont Go, Well.
Zappa !
You Know I Want You, Baby, Please Dont Go, Well, Well ;
You Know I Want You, Baby, Please Dont Go,
You Know I Love You, Honey Child,
Theres Nothing That I Wouldnt Do For You Right Now.
You Know I Want You, Baby, Please Dont Go, Well.
Well, You Know I Love You, Baby, Please Dont Go, Well ;
You Know I Love You, Baby, Please Dont Go,
You Know I Love You, Honey Child,
Nothing That I Wouldnt Do For You Right Now.
I Know I Love You, Baby, Please Dont Go, Well, Well.
Hey !
Hé ! Assieds-toi et détends-toi une minute qu’on entende ce qu’on va faire. Et pour ceux d’entre vous dans le groupe qui n’ont aucune idée de ce qui va se passer, c’est en la mineur et ce n’est pas un blues classique.
Oh mon Dieu ! Mais c’est presque !
C’est une titre que je chantais quand j’étais au Cavern à Liverpool. Je ne l’ai pas refaite depuis, alors…
2, 3, 4 !
Tu sais que je t’aime, bébé, s’il te plaît, ne pars pas, bien, bien,
Tu sais que je t’aime, bébé, s’il te plaît, ne pars pas, bien, bien,
Tu sais que je t’aime, mon enfant,
Il n’y a rien que je ne ferais pas pour toi le soir.
Tu sais que je t’aime, bébé, s’il te plaît, ne pars pas, bien.
Tu sais que je t’aime, bébé, s’il te plaît, ne pars pas ;
Tu sais que je t’aime, bébé, s’il te plaît Ne pars pas, euh –
Tu sais que je t’aime, ma puce,
Il n’y a rien que je ne ferais pas pour toi ce soir.
Tu sais que je t’aime, ma puce, ne pars pas, eh bien.
Zappa !
Tu sais que je te veux, ma puce, ne pars pas, eh bien, eh bien ;
Tu sais que je te veux, ma puce, ne pars pas, eh bien.
Eh bien, tu sais que je t’aime, ma puce, ne pars pas, eh bien ;
Tu sais que je t’aime, ma puce, ne pars pas, eh bien.
Tu sais que je t’aime, ma puce,
Il n’y a rien que je ne ferais pas pour toi tout de suite.
Je sais que je t’aime, ma puce, ne pars pas, eh bien, eh bien.
Hé !
»