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Reprise percutante d’un classique de Fats Domino, « Ain’t That A Shame » reflète les racines rock ‘n’ roll de Lennon. Enregistrée en 1974, cette version rend un hommage personnel vibrant à l’un des titres fondateurs du genre.
Composition : Domino-Bartholomew
Enregistrement : 21-25 octobre 1974
Producteur : John Lennon
Sortie : 21 février 1975 (Royaume-Uni), 17 février 1975 (États-Unis)
Disponible sur :
Rock ‘N’ Roll
Personnel
John Lennon : chant, guitare électrique
Jesse Ed Davis : guitare électrique
Eddie Mottau : guitare acoustique
Ken Ascher : piano
Klaus Voormann : basse
Joseph Temperley, Frank Vicari : saxophone
Dennis Morouse : saxophone ténor
Jim Keltner : batterie
Arthur Jenkins : percussions
Parmi les titres emblématiques de l’albumRock ‘N’ Roll(1975), la reprise de« Ain’t That A Shame »occupe une place particulière. En revisitant ce classique de Fats Domino, John Lennon rend hommage à une titre qui a marqué son initiation à la musique et son amour précoce pour le rock ‘n’ roll.
Composée par Fats Domino et Dave Bartholomew en 1955,« Ain’t That A Shame »est une pierre angulaire du rock ‘n’ roll naissant. Enregistrée à la Nouvelle-Orléans, la version originale de Domino rencontre un succès notable avant d’être popularisée à l’international par Pat Boone.
Pour John Lennon, ce morceau revêt une signification toute personnelle.C’est la première titre de rock qu’il ait apprise à jouer. Il confiera plus tard :
« Ain’t That A Shame était la première titre de rock ‘n’ roll que j’ai apprise. Ma mère me l’a enseignée au banjo avant que je ne passe à la guitare. Personne d’autre ne connaît ces raisons, sauf moi. »
Durant leurs jeunes années, Lennon et Paul McCartney la reprennent fréquemment ensemble, notamment avec The Quarrymen. En Grande-Bretagne, le titre se classe plusieurs fois dans les charts, tant pour Domino que pour Boone et même The Four Seasons.
L’histoire deRock ‘N’ Rollest tumultueuse. Initialement produit par Phil Spector, l’album voit ses sessions sombrer dans le chaos des excès et de la désorganisation. En 1973, alors que Lennon vit sa période du « Lost Weekend » à Los Angeles, Spector multiplie les prises et les arrangements, mais disparaît finalement avec les bandes. Le projet est temporairement abandonné.
C’est en octobre 1974 que Lennon reprend le contrôle et produit lui-même une nouvelle série d’enregistrements. C’est lors de ces sessions qu’il enregistre la version définitive de« Ain’t That A Shame ».
Loin de la douceur vocale de Fats Domino, Lennon injecte une puissance brute à sa reprise. Sa voix rocailleuse et son interprétation passionnée transformentle titre en un pur moment de rock ‘n’ roll, plus agressif et percutant que l’original. La production est simple mais efficace, mettant en avantune section rythmique dynamique et des guitares mordantes.
Lennon s’entoure de musiciens chevronnés pour donner corps à sa vision du rock des années 50 :
À l’origine,« Ain’t That A Shame » devait être un single, avec « Slippin’ And Slidin’ » en face B. Des copies promotionnelles sont envoyées aux radios, mais au dernier moment, la sortie commerciale est annulée, sauf au Mexique où elle est brièvement disponible.
Malgré l’absence de sortie en single,le titre bénéficie d’une certaine visibilité grâce à l’albumRock ‘N’ Roll, qui atteint la 6e place des charts américains et la 41e au Royaume-Uni. L’album, bien que marqué par une gestation chaotique, est perçu comme un hommage vibrant de Lennon à ses racines musicales.
Plus d’une décennie après la version de Lennon,Paul McCartney enregistre sa propre reprise de « Ain’t That A Shame » en 1987. Elle figure initialement en face B du single « My Brave Face », avant d’être incluse dans l’albumChoba B CCCP, un disque de reprises de rock ‘n’ roll destiné au marché soviétique.
Cette coïncidence souligne à quel pointce morceau a marqué la jeunesse des deux ex-Beatleset témoigne de l’héritage durable de Fats Domino dans l’histoire du rock.
Avec « Ain’t That A Shame », Lennon ne se contente pas d’une simple reprise : ilrevient aux sources de son amour pour la musique. Ce titre illustre parfaitement son désir de renouer avec l’énergie brute du rock ‘n’ roll des années 50, après des années d’expérimentations musicales plus complexes.
Si son passage chez Phil Spector a rendu le projetRock ‘N’ Rolldifficile, Lennon parvient à en faire un album hommage sincère et puissant, dont« Ain’t That A Shame » reste l’un des moments les plus marquants.
Un dernier clin d’œil à une époque où un jeune garçon de Liverpool, assis sur le canapé de sa mère, apprenait les bases de la musique avec un simple banjo et une titre qui allait changer sa vie.
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You Made Me Cry When You Said Goodbye.
Aint That A Shame ?
My Tears Fell Like Rain.
Aint That A Shame ?
Youre The One To Blame.
You Broke My Heart When You Said Were Part.
Aint That A Shame ?
My Tears Fell Like Rain.
Aint That A Shame ?
Youre The One To Blame.
Boogie, Babe !
Aint That A Shame ?
Aint That A Shame ?
Look Out !
Farewell, Goodbye, Although Ill Cry.
Aint That A Shame ?
My Tears Fell Like Rain.
Aint That A Shame ?
Youre The One To Blame.
Boggie, Babe !
Aint That A Shame ?
Aint That A Shame ?
You Made Me Cry When You Said Goodbye.
Aint That A Shame ?
My Tears Fell Like Rain.
Aint That A Shame ?
Youre The One To Blame.
Tu m’as fait pleurer quand tu m’as dit au revoir.
N’est-ce pas dommage ?
Mes larmes sont tombées comme la pluie.
N’est-ce pas dommage ?
C’est toi la faute.
Tu m’as brisé le cœur quand tu as dit qu’on se séparait.
N’est-ce pas dommage ?
Mes larmes sont tombées comme la pluie.
N’est-ce pas dommage ?
C’est toi la faute.
Bouge-toi, bébé !
N’est-ce pas dommage ?
N’est-ce pas dommage ?
Attention !
Adieu, au revoir, même si je vais pleurer.
N’est-ce pas dommage ?
Mes larmes sont tombées comme la pluie.
N’est-ce pas dommage ?
C’est toi la faute.
Bouge-toi, bébé !
N’est-ce pas dommage ?
N’est-ce pas dommage ?
Toi Tu m’as fait pleurer quand tu m’as dit au revoir.
N’est-ce pas dommage ?
Mes larmes sont tombées comme la pluie.
N’est-ce pas dommage ?
C’est de ta faute.