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Dominique Grandfils – « Paul McCartney Morceaux Choisis »

BIOGRAPHIE DE DOMINIQUE GRANDFILS

Passionné par la musique, Dominique GRANDFILS a eu la chance de pouvoir faire partager ses coups de coeur sur les ondes de Radio Ici & Maintenant! dès janvier 1987. Sur la station pionnière de la bande FM parisienne, il a présenté l’émission Rock & Jazz avant de créer Rock Rendez-Vous. Dans ce programme, il a reçu les principaux acteurs du rock français et quelque artistes internationaux. En 1992, il abandonne le micro pour la plume. Après quelques articles pour la Revue du Spectacle, il démarre une chronique dans le journal Campus. Chaque mois, il présente les nouveautés discographiques et les concerts. Il propose une interview portrait d’un artiste. Pendant cette période, il publie sa biographie de McCartney chez Zélie en 1993, Puis son recueil de citations 100% Rock en 1997. A la fin de l’année 1999, il abandonne ses activités à Campus Mag pour se consacrer uniquement à l’écriture d’ouvrages musicaux. Quelques artistes interviewés : Jeff Buckley, Paul McCartney, Suede, Wet Wet Wet, Llyod Cole, Stereophonics, Cast, The Silencers, The Cranberries, Stewart Copeland (Police), Belinda Carlisle, Nina Hagen, Texas, INXS, Cindy Lauper, Toto, Prefab Sprout, Calvin Russel, Del Amitri, Elliot Murphy, Big Soul, Alex Chilton, William Sheller, CharlElie Couture, Jane Birkin, Zazie, Isabelle Boulay, Louis Bertignac, Pascal Obispo, Alain Chamfort, Eric Serra, Jill Caplan, Diane Tell, Kent, Elmer Food Beat, Négresses Vertes, Noir Désir, Bérurier Noir, Molodoï, Les Satellites, Ludwig Von 88, les VRP…

LA GÉNÉSE DE « PAUL MCCARTNEY – MORCEAUX CHOISIS »

« Paul McCartney Morceaux Choisis » est le nouvel ouvrage de Dominique GRANDFILS. A l’automne 2001, après la sortie de l’album « Driving Rain », il décida de regrouper les citations de Paul McCartney pour retracer le formidable parcours du musicien. Il avait déjà utilisé cette technique pour son ouvrage précédent « 100% Rock ». Pendant près de 3 ans, il a collecté dans ses archives, sur internet et dans la presse, toutes les déclarations de l’ex Beatle. Cet ouvrage est édité par l’auteur lui-même.

INTERVIEW DE DOMINIQUE GRANDFILS

A quand remonte ton intérêt pour Paul McCartney ?

D. Grandfils : Je suis né en 1962, avec les Beatles. Pendant ma petite enfance, j’étais surtout berçé par les adaptations françaises des tubes des Fab Four. Puis, à l’adolescence, j’ai découvert les disques des Wings et notamment le triple album live (dans sa version vinyl)« Wings Over America ». Je me souviens avoir attendu fébrilement la sortie de « London Town » en 1978…

Pourquoi avoir écrit une première biographie de Paul en 1993 ?

J’avais une émission de radio sur Ici & Maintenant ! une des pionnières de la bande FM. J’écrivais aussi quelques articles. Comme personne n’avait encore écrit de véritable biographie de Paul, je me suis lancé pour voir si, d’une part, je pouvais aller au bout d’un tel projet et si, d’autre part, un éditeur serait intéressé. Ce ne fut pas simple, mais j’y suis parvenu.

Comment est venue l’idée de ces « Morceaux choisis » ?

Je travaillais sur un autre projet qui n’aboutissait pas, quand l’album « Driving Rain » fut publié. J’ai lu toutes les interviews que Macca avait donné pour l’occasion et j’ai trouvé que ce serait bien de regrouper ces meilleures citations par thèmes. J’avais déjà procédé ainsi pour « 100% Rock » qui était un condensé de la pensée rock’n’roll. J’ai puisé dans mes nombreuses archives et j’ai traqué les phrases choc sur internet et dans la presse.

Mais, ensuite, tu n’a pas trouvé d’éditeur…

Oui, c’est assez incroyable, mais trouver une maison d’édition est devenu un véritable parcours du combattant, voire Mission Impossible ! J’ai eu quelques pistes, mais sans lendemain. Pour mon second ouvrage « 100% Rock », j’avais déjà songé à l’éditer moi-même, mais j’avais finalement été pris chez Albin Michel. Cette fois, ne voyant rien venir, j’ai décidé de me lancer. Grâce à l’Association des Auteurs Auto-édité (AAA), je suis allé au bout de l’aventure. J’ai eu également la chance de trouver un imprimeur très sympa. Ca facilite les choses.

LA COUVERTURE DE « PAUL MCCARTNEY – MORCEAUX CHOISIS »

Dominique Grandfils explique le choix de la couverture de « Paul McCartney – Morceaux choisis » :

La photo de couverture a été prise le 13 octobre 1993, pendant la conférence de presse du Palais Omnisport de Bercy. J’étais très heureux de me retrouver devant Paul McCartney et de pouvoir lui poser quelques questions. J’avais bien sûr pris un appareil photo. Malheureusement, il était interdit de prendre un cliché pendant la conférence. Je profitais malgré tout de l’arrivée de Macca pour braver cet interdit. Je fus rapidement rattrapé par le garde du corps de la star qui m’invita prestement à ranger mon matériel.

J’ai le plaisir de partager cette photo avec vous, quelques années plus tard.

Après la conférence de presse, j’ai retrouvé mon épouse devant le Palais Omnisport, puis nous sommes allés assister au concert de McCartney dans l’espace VIP. Là-encore, une belle surprise nous attendait. Je me retrouvais près de Louis Bertignac, l’ex guitariste de Téléphone, que j’avais interviewé à plusieurs reprises et, surtout, derrière sir George Martin, le légendaire producteur des Beatles. Celui-ci s’éclipsa avant la fin du concert, quand Mary McCartney vint le chercher. Et n’oublions pas le formidable show de Paul. Quelle journée !

QUELQUES EXTRAITS DE « PAUL MCCARTNEY MORCEAUX CHOISIS »

Liverpool : Quand j’étais lycéen, je montais parfois en première avec un ticket de seconde. Et il m’est arrivé de me faire pincer. Je ne suis pas un ange, mais je ne suis pas un criminel non plus. (1984)

Quand on était gosses avec John et qu’on se baladait avec nos guitares sur l’épaule de Forthlin Road à Menlove Avenue où il habitait, et inversement, si l’on nous avait dit que la maison ferait un jour partie du patrimoine national… l’idée nous aurait parue saugrenue. Ce n’est qu’une petite maison avec une terrasse. On n’aurait jamais imaginé cela. Si quelqu’un nous avait dit ça, on l’aurait pris pour un fou. (1997)

Beatles : Le rock, ce n’était pas seulement, pour nous, une histoire de show-biz destinée à faire du fric. C’était l’expression d’une sensibilité qui mêlait nos propres histoires à celle d’une époque marquée par la musique américaine, le son Motown, la contestation américaine. (1991)

Les Beatles se sont séparés à cause des Beatles. Nous étions arrivés à la limite de ce qui était possible. Nous voulions devenir célèbres en jouant notre musique et nous étions devenus les plus célèbres du monde. Nous avions mis cinq ans pour y arriver, puis nous sommes restés cinq ans au sommet. La boucle était bouclée. Le gâteau était resté trop longtemps au four, il allait commencer à brûler. Ce sont nos femmes qui nous ont aidé à le sortir du four. Et puis on ne va pas reprocher à des hommes de tomber amoureux ? (1984)

Wings : Ca a été dur au départ avec les Wings parce qu’on était brouillon. Mais il y avait une époque où les Beatles n’étaient pas très bons. La différence, c’est que nous étions mauvais en privé alors que les Wings l’étaient en public. (2003)

Avec Wings, il y a eu de nombreux changements de personnel. Ce n’était pas facile, et cela vous distrait souvent de la musique, vous pensez à un tas d’autres choses. Vous pensez à l’image du groupe devant les photographes, etc. Tout cela a fini par me casser les pieds et j’ai pensé : « Mon Dieu, j’arrive à quarante ans maintenant. Il n’y a aucune règle nulle part qui dit que tu dois continuer ainsi. Je vais voir ce que j’ai envie de faire. » (1982)

John Lennon : Quand nous faisions quelque chose ensemble, c’était meilleur que lorsque nous le faisions séparément. Il y avait cette petite étincelle de magie que nous avons développée à travers des chansons meilleures à chaque fois. (1999)

Nos caractères étaient semblables sur un nombre incalculable de points, mais il en est quelques-uns sur lesquels nous ne fûmes jamais d’accord. John pouvait effectivement être quelqu’un d’extrêmement cynique, ce qui ne me dérangeait pas, car ça lui a permis d’écrire un certain nombre de bonnes chansons. Je sais pourtant que dans son cas, ce n’était qu’une simple apparence, mais à l’intérieur il n’était pas du tout comme ça. C’était lui aussi un grand sentimental. (2005)

Linda : Lorsque j’ai rencontré Linda, je ne savais plus très bien où j’en étais de ma vie. Tout allait trop vite, je manquais d’une ligne directrice. Il était évident que je courais droit à la catastrophe. Elle m’a aidé à remettre les pieds sur terre et m’a fait découvrir les joies simples de l’existence. Cela s’appelle le bonheur, n’est-ce pas ? (1984)

Nous avons eu des hauts et des bas. Il y a eu des moments où nous étions très amoureux, d’autres où nous ne l’étions plus. Nous avons connu toutes les situations possibles. Ce ne fut certainement pas aussi idyllique que cela en avait l’air en surface. C’est un mariage comme n’importe quel mariage. Ce qui est important, c’est que nous nous aimons, et, encore plus important, que nous nous aimons bien. Ca peut paraître banal, mais c’est comme ça. (1998)

Ecriture : Certains pensent que je suis un accro du travail alors que c’est tout simplement un plaisir. J’ai toujours pensé que les accros travaillent trop dur et sans passion. Il y a tellement de gens qui n’ont pas de travail et en cherchent, que je suis reconnaissant de pouvoir travailler. (1997)

J’imagine que j’ai des responsabilités musicales, mais j’essaye de ne pas trop y penser, pour éviter de gâcher certaines choses. Le pire que je puisse faire est de m’asseoir en me disant : « Mon Dieu, je gagne beaucoup d’argent, il faut que je le justifie en écrivant de bonnes chansons. » Je ne veux pas me laisser intimider par cette pression-là. Si je suis dans ce business, c’est d’abord pour m’amuser. Quand je compose, j’évite, à tout prix, toute formule. Je m’assois, il y a comme un trou noir que je fixe, je prends ma guitare et je cherche quelque chose qui m’accroche. (2001)

dom

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