Il y a un peu moins de deux mois, certains spécialistes n’avaient pas hésité à parler de « vente du siècle » lorsqu’ils avaient appris que Ringo Starr avait décidé de se séparer de précieux souvenirs accumulés durant sa carrière avec les Beatles.
Le résultat des enchères organisées pendant trois jours chez Julien’s Auction, à Beverly Hills, leur a donné raison. Le Britannique et sa femme, Barbara, ont récolté pas moins de 9,2 millions de dollars, qui seront reversés à la Lotus Foundation, qu’ils ont créée pour soutenir et mener différentes uvres caritatives.
Parmi les 1 300 lots proposés aux collectionneurs et aux inconditionnels des Fab Four, on trouvait quelques articles à des prix abordables, comme ces classeurs remplis de coupures de presse découpées par la maman de Ringo.
910 000 dollars pour l’exemplaire numéro 0000001 du White album
Mais comme on pouvait l’imagine, d’autres objets avaient nettement plus d’intérêt pour les acheteurs, prêts à se livrer une bataille acharnée pour acquérir le si précieux exemplaire numéroté 0000001 du White album.
Un vinyle qui est devenu le plus cher de tous les temps. Vendu pour 910 000 dollars, il ravit ce record à un pressage de That’s alright mama, d’Elvis Presley, qui s’était écoulé à « seulement » 300 000 dollars. A noter qu’en 2008, l’exemplaire numéro 5 de l’Album blanc avait coûté près de 30 fois moins cher à son heureux et nouveau propriétaire.
2,2 millions de dollars pour sa batterie Ludwig Oyster Black Pearl
Malgré cette enchère impressionnante, c’est un autre collector proposé par Ringo Starr qui a explosé tous les compteurs. Sa mythique batterie Ludwig Oyster Black Pearl a trouvé preneur pour la somme de 2,2 millions de dollars.
Selon le Guinness book des records, la batterie la plus chère du monde jusqu’alors était celle de Keith Moon, qu’il avait utilisée entre 1968 et 1970 avec les Who. Là encore, le prix était très largement inférieur (environ 210 000 dollars en 2014).
Avec cette Ludwig Oyster Black Pearl, Ringo Starr a joué près de 200 reprises en concert, à partir de mai 1962. Elle a également été employée pour enregistrer plusieurs classiques de la première période des Beatles, comme Can’t buy me love et I want to hold your hand. Le disque d’or obtenu pour fêter le million de ventes de cette dernière chanson a pour sa part été attribué pour 68 000 dollars.
et 910 000 dollars pour une guitare de Lennon, déboursés par le même homme
Selon le magazine Rolling Stone, l’homme qui n’a pas hésité à délier très largement sa bourse pour acquérir cet instrument chargé d’histoire serait un Américain. Il s’agirait du dénommé Jim Irsay propriétaire des Colts d’Indianapolis, une équipe de foot US.
A la tête d’une fortune estimée à 2,3 milliards de dollars par le magazine Forbes, Jim Irsay a visiblement été gagné par la fièvre acheteuse. A Beverly Hills, il a également fait main basse sur une guitare Rose-Morris Rickenbacker de 1964 ayant appartenu à John Lennon. En 1968, il l’avait offerte à son ami Ringo, qui l’a abandonnée pour 910 000 dollars.
Source : radio-monaco














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