Paul McCartney conserve d’heureux souvenirs de son séjour à Québec, lors du 400e anniversaire de la ville. L’ex-Beatles, qui nous a accueillis dans sa loge peu avant son concert à Brooklyn, lundi soir, parle d’une fin de semaine «vraiment excitante», s’apparentant à de «mini-vacances».
Assis confortablement dans sa loge, au Barclays Center, Paul McCartney évoque, un à un, les moments qui ont présidé à son concert sur les plaines d’Abraham, en 2008, de sa promenade à vélo, dans le parc des Champs-de-Bataille, à la Transat Québec-Saint-Malo. Quant à sa performance du 20 juillet, elle a été bien sûr le point culminant…
«Le show, en soi, était un monstre! Le public était fantastique et l’un de mes grands souvenirs est lorsque je suis parti de l’hôtel pour aller au spectacle : les rues étaient remplies de gens. Je ne le croyais pas, je n’avais pas vu ça depuis des années!»
En montant sur les planches, McCartney avait lancé son désormais célèbre «Salut toute la gang!» pour ensuite servir un généreux programme. Il avait sorti des incontournables, comme Hey Jude et Penny Lane, avait entonné un Birthday fort à propos, fait appel à la pyrotechnie pour Live and Let Die et tenu à bout de bras le fleurdelisé. Y a-t-il une chanson qui demeure davantage associée à la ville?
«C’est toujours Michelle, en raison de la langue française. Chaque fois qu’on va dans une région où les gens parlent français, j’ai la chance de jouer cette chanson. Donc c’est passablement à cette pièce que je pense.»
Le public d’abord
Avec sa tournée Out There, Paul McCartney affiche le même souci de marier ses pièces des Beatles à des refrains de Wings, de même qu’à des titres solo. Cela dit, le contenu a profondément changé : plus de 20 pièces différentes sont au menu, ce qui n’empêche pas l’artiste de miser sur des grands succès – ce qui démontre la profondeur de son catalogue.
Pour effectuer sa sélection, «Macca» dit procéder en plusieurs étapes. La première? Penser à ses
fans : «Certains groupes disent : « hey, on est le groupe, on va jouer ce dont on a envie ». Mais quand j’étais enfant, je n’avais pas d’argent, donc pour aller voir un concert, j’économisais pendant des mois afin d’obtenir mon billet et j’étais toujours très satisfait lorsque les artistes jouaient les chansons que je voulais entendre. Aujourd’hui, ma première pensée est toujours : qu’est-ce que la majorité des gens veulent entendre?»
Ensuite, le plus célèbre des gauchers songe à prendre des titres qui seraient susceptibles de plaire aux spectateurs, mais que ces derniers connaissent peu ou pas, ainsi que d’autres, qu’il n’a encore jamais interprétés sous les feux de la rampe. Enfin, viennent ceux auxquels lui, personnellement, souhaite s’attaquer.
«Donc c’est avec une grosse liste qu’on se retrouve en répétitions. On voit quelles chansons fonctionnent, celles qu’on aime. Et on fait le programme final à partir de ça.»
Plus de 35 chansons
Jusqu’à maintenant, les concerts de la tournée Out There se sont déroulés avec sensiblement le même programme de plus de 35 chansons, où quelques variantes apparaissent, comme I Saw Her Standing There, venu remplacer Get Back, lundi soir.
D’ici à son retour sur les plaines d’Abraham, le 23 juillet, Paul McCartney a un programme assez aéré : une dizaine de représentations sont à son agenda un peu partout autour du globe. De quoi lui permettre de renouer avec Québec à l’occasion de ce qui pourrait être, une fois encore, de mini-vacances à teneur musicale…
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Nouvel album de Sir Paul à l’automne
Si, sur les planches, Paul McCartney aime remonter le temps en interprétant des classiques des Beatles ou de Wings, il est loin d’avoir le regard rivé sur le rétroviseur. Dans sa tournée Out There, il entonne d’ailleurs My Valentine, chanson tirée de son récent exercice jazz, Kisses on the Bottom (2012). De plus, Paul a une toute nouvelle cuvée de chansons en poche : «j’ai presque terminé», prévient-il.
Visiblement, ce n’est pas la présente série de concerts qui ralentira l’élan créatif de Sir Paul ou l’éloignera des studios. Le grand public pourrait ainsi entendre son prochain album plus tôt que tard : «avant la fin de l’année, j’espère», confie-t-il.
Source : lapresse












