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John Lennon ne représentait pas une menace, selon le FBI

Le FBI, la sûreté fédérale américaine, a remis les dix dernières pages de ses rapports de surveillance sur John Lennon à un historien américain, qui a engagé en 1981 une bataille juridique pour consulter ces documents confidentiels.
Selon ces rapports établis au début des années 1970, rien n’indique que l’ancien Beatle constituait une menace sérieuse, a expliqué l’historien Jon Wiener dans un entretien au Los Angeles Times paru mercredi.
Les dix pages remises à l’universitaire comportent un rapport sur les relations entre Lennon et les groupes pacifistes à Londres au début des années 70. Le FBI surveillait de près alors les activités de Lennon, subodorant des accointances avec quelque puissance étrangère hostile aux États-Unis.

Deux figures de proue de l’extrême-gauche britannique, d’après le FBI, cherchaient à obtenir le soutien financier du musicien pour la création à Londres d’un atelier-bibliothèque gauchiste. Il ne leur a pas donné d’argent, et il n’existe d’ailleurs pas de «preuve certaine» qu’il ait versé des fonds «à des fins subversives».
Jon Wiener a réclamé en 1981 ces documents, avec le projet d’écrire un livre sur l’ancien Beatle assassiné en décembre 1980 à New York par un fan déséquilibré. Le FBI lui a remis divers dossiers mais a refusé de lui en confier plusieurs autres, arguant de considérations de sécurité nationale.
«Nous voyons aujourd’hui que ces affirmations faites par le FBI depuis 25 ans étaient absurdes dès le départ», a souligné M. Wiener. Un juge avait ordonné en 2004 au FBI de remettre ces dossiers à l’universitaire, qui vient donc d’obtenir gain de cause.

Source : AP

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