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Les fans des Beatles attristés

«You can knit a sweater by the fireside, Sunday mornings go for a ride». C’était la représentation idyllique du mariage décrite par Paul McCartney en 1967 dans le succès des Beatles When I’m 64.
C’est aussi ce que M. McCartney – qui est justement âgé de 64 ans – a réussi à accomplir dans sa vie privée pendant des années, montrant à un monde turbulent que même une vedette rock peut avoir une vie de famille stable et aimante, avec sa première femme Linda, qui est décédée du cancer en 1998.
Mais aujourd’hui, les tabloïds britanniques frétillent des détails les plus croustillants entourant le divorce spectaculaire de M. McCartney d’avec sa deuxième femme, Heather Mills McCartney: abus physiques, insensibilité, lui qui l’aurait attaquée avec un verre à vin brisé, elle qui lui aurait lancé une bouteille de ketchup…
Il est possible que tout soit faux. Mais l’étalement sur la place publique de tous ces détails déprime plusieurs de ceux qui admirent M. McCartney – l’optimiste du groupe, celui qui voulait remplir le monde de «chansons d’amour ridicules» – depuis 40 ans. Pour certains d’entre eux, c’est même la continuité de ce qui a commencé avec la mort de John Lennon et s’est poursuivi avec le décès de George Harrison.
«Je suis surpris, mais pas vraiment étonné, de constater la tournure de leurs vies, explique John Pisani, un fan de longue date qui, à 57 ans, est seulement sept ans plus jeune que M. McCartney et fait partie de la génération qui a grandi avec les Beatles. Ça reflète la manière dont le monde a changé pour nous tous, la manière dont nous voyons nos vies. Leur musique était innocente au début. Mais maintenant, la vie est folle. Je trouve ça logique que Paul ait à vivre ça, mais en même temps, je ne le souhaiterais à personne. J’ai de la peine pour les deux.»
D’autres refusent par contre de discuter de cette affaire, laissant l’histoire se développer d’elle-même dans les pages des tabloïds. «C’est triste que ça se soit gâché aussi rapidement», affirme Jason Fine, éditeur adjoint du magazine Rolling Stone.
Il a aussi rappelé, comme d’autres, à quel point il avait été impressionné par la solidité du premier mariage de Paul McCartney.
©PC
Paul et Linda McCartney sur scène en 1976
«Ils formaient une belle équipe, dit-il. Ils ont survécu à une époque où plusieurs autres divorçaient. Et ils travaillaient aussi ensemble – c’était un partenariat.»
Il est aussi dommage, souligne M. Fine, que ce divorce salissant survienne à un moment où M. McCartney – le seul Beatle encore vivant avec Ringo Starr – est sur une lancée créative. Son album Chaos and Creation in the Backyard, lancé l’an dernier, a été très bien reçu et était «très rafraîchissant».
«On dirait qu’il est de retour sous les feux de la création, explique Jason Fine. C’est vraiment dommage que ça arrive à ce moment-ci.»
Dommage oui, mais cette histoire ne devrait pas influencer l’image ou l’héritage de M. McCartney de manière permanente, croit Bruce Spizer, qui a écrit six livres sur les Beatles.
«Les gens comprennent que Paul, comme toute personne, n’est pas parfait, mais ils le connaissent comme homme de famille sur la base de son mariage merveilleux avec Linda, explique-t-il. Ils vont donc accueillir tout ceci avec une bonne dose de scepticisme.”
Des fans des Beatles avec qui il a discuté de cette affaire, dit-il, au moins 90% ne croient en rien les accusations formulées contre M. McCartney.
«On ne peut pas toujours croire ce qu’on entend ou lit, affirme-t-il. Ce qu’on voit ici, ce sont les manoeuvres suspectes que les gens utilisent pendant un divorce. Peut-être s’est-il trompé dans son choix de partenaire, mais d’après moi, Paul McCartney continue d’être un icône du rock avec une réputation positive. C’est un père responsable. Il adorait Linda et il lui a même permis de jouer dans son groupe. Il mérite une médaille pour ça!»
Paul McCartney n’est certainement pas la première vedette à voir les détails sordides de son divorce être étalés sur la place publique. Mais si la vedette est aimée – ou adorée, dans le cas des Beatles – ces scandales retiennent à peine l’attention, d’après Ken Baker, du magazine artistique Us Weekly.
«Le public pardonnera pratiquement n’importe quoi à une vedette qu’il aime, à part peut être un meurtre, explique-t-il. C’est le pouvoir irrésistible qu’ont ces vedettes. Les gens pensent qu’ils font partie de leur famille élargie. Les gens aiment Paul, et ils vont l’aimer peu importe ce qu’ils en lisent.»
Et dans un concours de qui-a-dit-quoi, l’issue est scellée d’avance: «Les gens croiront la personne qu’ils aiment et qu’ils connaissent», dit M. Baker.
Kenyon Phillips, 31 ans, a de la difficulté à croire tous les détails sordides étalés dans les médias, simplement parce que M. McCartney, à ses yeux, était peut-être trop gentil – une «mauviette», en fait.
«Paul était le garçon gentil, dit M. Phillips. Ce n’était pas le garçon cool. (Ce rôle appartenait) à Lennon, qui avait l’air menaçant. C’était sexy et dangereux.»
Peu importe l’issue ultime du divorce, les fans comme M. Pisani espèrent que la musique des Beatles ne sera jamais oubliée.
«Leur musique est entrée dans nos vies, dit-il. Sans elle, nous serions tous un peu plus fous maintenant. C’est tellement facile de s’arrêter au scandale. Mais c’est important de ne pas oublier leurs créations merveilleuses. C’est important de se souvenir que les Beatles nous faisait nous sentir bien.»

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