Le Cirque du Soleil lance vendredi soir à Las Vegas son nouveau spectacle permanent « Love » inspiré du groupe le plus populaire de l’histoire du rock, les Beatles, qui a collaboré avec la troupe québécoise pour la réalisation de cette ode à l’amour.
Le spectacle est basé sur des enregistrements et des fragments d’interviews des Beatles et conçu autour de personnages nés sous la plume du quatuor britannique comme Eleanor Rigby ou la célèbre Lucie « dans le ciel avec des diamants ».
L’idée de conjuguer les deux imaginaires est née d’une rencontre il y a quelques années entre George Harrison et le fondateur du Cirque du Soleil, Guy Laliberté, mais l’accord avec la société fondée par les Beatles, Apple Corps, n’a été officialisé qu’à l’automne 2004.
C’est la première fois que la société créée en 1968 par les Beatles consent à un partenariat artistique d’une telle envergure.
« La question était de savoir comment faire un spectacle quand deux parties ont le contrôle artistique. Notre terrain d’entente n’a pas été si mauvais. Nous avons dit que nous allions monter le spectacle, le visuel et la mise en scène. Et eux auront le contrôle sur le contenu musical », explique à l’AFP Gilles Sainte-Croix, cofondateur du cirque.
Le spectacle a élu domicile à Las Vegas, mais a été conçu dans les studios du Cirque du Soleil à Montréal.
La mise en scène a été réalisée par le Québécois Dominic Champagne, tandis que les arrangements musicaux ont été confiés au producteur des Beatles, Sir George Martin et à son fils Giles Martin, qui ont puisé dans les archives complètes des enregistrements des Beatles.
Pour ce spectacle qui a pour chapiteau une salle chic de la capitale mondiale du jeu, les saltimbanques québécois ont vu grand, « plus grand que Jésus » pour paraphraser John Lennon.
Une soixantaine d’artistes sur scène dont 16 danseurs, 325 costumes, 600 accessoires, deux écrans convexes de 30 mètres d’hauteur, 28 projecteurs, le tout dans un nouveau théâtre érigé dans un casino pour la bagatelle de 120 millions de dollars américains.
Au temple des machines à sous et dans une ville réputée pour son luxe clinquant, le cirque affirme jouer la carte de l’amour.
« Les Beatles ont vraiment porté le message qu’il y a moyen de vivre en paix, que l’amour, c’est ce qu’il y a de plus important: Love is all you need. Ça commençait par « She loves you, yeah yeah yeah » et ça finissait par « The love you take is equal to the love you make ». C’est ça le message de l’oeuvre des Beatles », affirme M. Sainte-Croix.
« Au Cirque du Soleil, on espère faire une différence dans la vie de chaque spectateur. Peut-être pourra-t-on apporter un petit quelque chose pour faire un monde meilleur. Ça toujours été le leitmotiv de la compagnie, et je pense qu’on rejoint les Beatles en cela » ajoute-t-il dans un entretien téléphonique avec l’AFP, à quelques heures de la première.
Le gotha hollywoodien foulera le tapis rouge du casino Mirage vendredi soir, en compagnie de Paul McCartney, Ringo Starr, Yoko Ono et Olivia, la veuve de George Harrison, réunis pour une rare occasion.
Après les Fab Four, le Cirque du Soleil s’attaquera au répertoire d’Elvis Presley. La troupe québécoise chantera ou jouera les oeuvres du « King » sur scène, mais contrairement au spectacle sur les Beatles, elle ne pourra pas utiliser les bandes sonores originales.
Source : Metro












