Je me souviens très bien de ce matin du 9 décembre 1980, lorsque ma jeune soeur est venue me réveiller à 8h du matin, avec en main un journal où on voyait la photo de John Lennon en première page. (Vous savez cette fameuse photo tirée de l’album Let It be ). Mais ce sont les quatre mots écrit au bas de la photo qui me firent tombé de mon lit : «John Lennon est mort».
Ma soeur savait à quel point je portais une très grande admiration aux Beatles et particulièrement à John Lennon. Voilà qu’on l’avait tué le 8 décembre en fin de soirée.
D’ailleurs en 1978, j’avais écrit un petit spectacle. Renaissance aux Beatles, que nous avions présenté moi et des amis étudiants à notre polyvalente et c’est moi qui incarnait Lennon.
Pas originale sans doute, puisque bons nombres de jeunes de l’époque s’amusaient à faire des spectacles dans lesquelles ils faisaient semblants de chanter sur les chansons originales du célèbre groupe tout en les personnifiant. Alors imaginez à quel point je fut assommé par la terrible nouvelle. D’autant plus que Lennon avait fait l’objet d’un assassinat perpétué par un pauvre illuminé.
Évidemment la nouvelle fît le tour du monde en quelques heures. Lennon venait tout juste d’enregistrer un nouveau disque et cela faisait des lustres qu’il ne s’était pas commis.
L’homme était semble-t-il heureux et amoureux à souhait de sa conjointe Yoko Ono et de leur fils de 5 ans. En fait, c’était là une grande part de l’inspiration de son récent album.
Malheureusement ce n’est qu’en janvier 1981 que les chansons de ce nouvel opus de Lennon retentirent à l’échelle du monde. Cette ?uvre devenait par le fait même un testament en soit.
John Lennon n’était pas un homme parfait. Issu d’une famille modeste, il ne l’a pas eu facile dans sa jeunesse. Il n’a presque pas connu son père. Il a été élevé par la soeur de sa mère, qui elle connu un fin tragique, frappée par une automobile à la fin des années cinquante.
On comprendra qu’il fut un rebelle tout au long de sa courte vie. Un homme avec des contradictions et des faiblesses, mais aussi avec de grandes qualités.
Mais il aura été d’abord un grand auteur de chansons qui a su insufflé au Beatles toute son originalité. Le duo Lennon-McCartney aura été d’ailleurs, selon moi, le plus grand mariage musical du 20ième siècle dans le monde de la chanson populaire. Paul McCartney était le grand mélodiste du groupe et Lennon le grand parolier.
On retiendra de Lennon aussi l’homme qui a fait la promotion de la paix à sa façon, dans ses chansons et avec sa conjointe Yoko Ono, entre-autres. D’ailleurs on se souviendra du fameux Bed-in à Montréal au Reine-Élizabeth là où il a écrit Give Peace a Chance. D’ailleur un jour Lennon déclara qu’il voulait que l’Histoire retienne de lui, qu’il aura été avant tout, un homme de paix.
Oui d’accord, mais quel grand génie de la chanson tout de même !
Source : Yvan Giguère












