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Le livre blanc des Beatles

Une anthologie réalisée par le magazine britannique «Mojo» retrace, à grand renfort de photos et d’articles signés par les plus grands «rock critics», la carrière des «Fab Four».
Les Beatles narguant la City. Dans le «London Evening Standard», McCartney déclare que le groupe a amassé assez d’argent pour le reste de son existence.

Inconnu du grand public français, Mojo est non seulement le meilleur magazine consacré à la musique actuellement en circulation, mais aussi et tout simplement le meilleur ayant jamais existé… Cette publication britannique comptant les meilleurs journalistes mondiaux (dans le jargon : rock critics) a sorti au fil des ans, en plus de ses mensuels habituels, une avalanche de hors-séries, dont plusieurs consacrés aux Beatles. Ces numéros très spéciaux, désormais introuvables et franchement collectors, sont tous réunis dans The Beatles, 1961-1970, dix années qui ont secoué le monde. Avec une traduction globalement impeccable malgré quelques coquilles, et une maquette somptueuse, ce livre blanc, qui n’est pas simplement un livre de plus sur les Beatles, est d’ores et déjà une bible.
Il y a déjà ces photos étonnantes, dont certaines très rares, qui montrent de très jeunes hommes contempler, amusés, mais aussi légèrement effrayés, leur popularité croissante. Il faut voir ces visages poupons de gamins de Liverpool, l’assurance stupéfiante de McCartney, le scepticisme perceptible de Lennon… Il faut les observer commettre les erreurs de l’époque (le fiasco chez le gourou indien, la boutique Apple, les déclarations maladroites dues à l’ivresse du succès), mais aussi réussir leurs rêves de gosses, qui ont été assez chèrement gagnés. On a tendance à l’oublier, mais les centaines de nuits dans les caves de Hambourg ont un côté presque dickensien… Au travail, alors qu’ils étaient encore adolescents, les Fab Four se retrouvaient à l’oeuvre dans un monde d’alcool, de violence et de prostituées. C’est aussi en jouant comme des acharnés, à l’époque où ils avaient encore l’attirail cuir et santiags, que les gosses de Liverpool sont sans doute devenus les meilleurs de leur génération. Les pages consacrées à ces premières années sont d’ailleurs parmi les plus passionnantes du livre… L’occasion de se souvenir que les Beatles ont débuté à la dure.
Mais ce n’est pas tout… Parce que précisément ce livre est l’oeuvre de plusieurs journalistes, dont de nombreuses pointures, sans parler du témoignage d’autres musiciens (Brian Wilson, Donovan, Marianne Faithfull, mais aussi les Dandy Warhols ou les White Stripes), l’ouvrage multiplie les entrées et les points de vue pour détailler ces dix années qui ont réellement secoué le monde…
Etaient-ils des génies ?
Sans les Beatles, les hommes auraient sans doute continué à porter des fixe-chaussettes. Sans les Beatles, il n’y aurait peut-être pas eu Mai 68, les cheveux longs et la libération sexuelle. Aurait-ce été un drame ? Peu importe… Trente-cinq ans après la séparation du groupe, c’est avant tout leur musique qui fascine…
Et si les Beatles n’étaient pas, individuellement, les «génies» que l’on prétend hâtivement, si en solo McCartney et Lennon n’ont été que ponctuellement brillants, leur musique collectivement réalisée, elle, était totalement géniale. C’est cet assemblage, cette alchimie, que tente – avec succès – de cerner ce livre somptueux. De la conception des pochettes de dis-ques désormais historiques aux techniques d’enregistrement, du merchandising balbutiant aux interviews souvent très drôles des musiciens en pleine gloire, jusqu’à la chute et l’acrimonie finales, tout y est, détaillé, analysé avec un vrai bonheur.

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Un tel livre est rare. Et un projet de cette ampleur serait, d’ailleurs, difficilement applicable à d’autres groupes de rock : peu proposent une oeuvre riche ayant autant de niveaux de lecture que celle des Beatles. Il suffit de réécouter l’album Revolver pour comprendre qu’il n’a toujours pas fini de livrer ses secrets. Il suffit également de comparer ce disque à Love Me Do pour réaliser les bonds de géant que pratiquait le groupe. Qui, aujourd’hui, fait de tels progrès en seulement quatre ans ? Enfin, qui peut se targuer de marquer autant l’inconscient collectif ? Il y a dans ces chansons plus que de simples couplets et refrains savamment agencés. Il y a la fin du XXe siècle et le début du suivant. Ces dix années ont effectivement secoué le monde. Les Beatles étaient les années 60, et il se trouve que cette décennie a tout chamboulé. N’est-ce pas énorme ?

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Source : Nicolas Ungemuth / Le Figaro

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