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50 ans de rock’n roll


Pour fêter les 50 ans du rock’n roll, TCM propose, du 3 au 25 septembre, un alléchant programme de fictions, documentaires et séries célébrant le fructueux mariage du cinéma et du rock.
 
Le rock a tout juste 50 ans, et toutes ses dents. En 1954, alors que Montand célèbre Les Plaines du Far West et Brassens entonne le Gorille, les premières chansons d’Elvis Presley soufflent le vent d’une révolution dans la musique pop. Ses déhanchements provoquent la colère des ligues de vertu tandis que ses mélodies se propagent sur les ondes et se diffusent dans les bals populaires du sam’di soir à la vitesse d’une traînée de poudre. Mélange de la musique des petits fermiers blancs (le hillbily) et de celle des noirs américains (le rythm’n blues), ce nouveau genre musical va marquer d’un sceau indélébile l’histoire musicale du XXème siècle.




Le cinéma, toujours avide d’annexer de nouveaux territoires, comprend tout de suite tous les bienfaits qu’il peut puiser dans cette musique aux sonorités nouvelles. Très vite, deux « écoles » vont se révéler. D’un côté, Hollywood applique aux films rocks les mêmes recettes déjà éprouvées de la comédie musicale classique : un scénario sirupeux, une rock star attractive (souvent Elvis) et quelques lyrics accrocheurs. De l’autre, une nouvelle générale de cinéastes cherche, dès les années 60, à comprendre ce que cette musique pouvait apporter de différent, quelle culture nouvelle elle pouvait drainer. Au fil des ans et des métamorphoses du rock vont apparaître des formes variées de films : documentaires, fictions, parodies, expérimentations, reportages, etc. Peu à peu, le rock se fait sa place au soleil dans le cinéma. Il va profondément influencer la façon même de concevoir une bande son et la manière même de filmer la musique au cinéma.




 
Pour célébrer cet anniversaire, TCM propose un mois de septembre très rock’n roll avec une série de concerts, de documentaires biographiques et de fictions dont les héros sont des stars du rock. D’Elvis Presley à Led Zeppelin, en passant par John Lennon, Jimmi Hendrix à Bib Dylan, pas un ne manque à l’appel. En prime, TCM propose une série documentaire inédite de dix épisodes, Histoire du rock’n roll, qui revisite dans le détail l’histoire du genre, ses influences, ses mouvements et ses stars, à l’aide de nombreuses interviews et extraits de concerts légendaires.
 
L’occasion pour nous d’égrainer quelques grandes dates de ce mariage fructueux entre cinéma et rock’n roll :
 
1955 : Graine de violence de Richard Brooks 


 Richard Dadier, jeune professeur d’anglais dans une école professionnelle est obligé d’user de la force pour assurer ses cours ; il ne tarde pas à être accusé de racisme après avoir battu un enfant noir…Graine de violence fut l’effet d’une bombe à sa sortie : il était l’un des premiers films à aborder le problème de la délinquance dans le cadre scolaire. Il révélait aussi au grand public une chanson qui allait devenir mythique : Rock Around the Clock de Bill Haley and The Comets.




 
1964 : Quatre garçons dans le vent de Richard Lester


John, Ringo et George prennent le train pour se rendre à Londres, où ils doivent jouer. Ils se fraient tant bien que mal un chemin, dans la foule des fans… En pleine gloire, les Beatles rencontrent Richard Lester, le plus loufoque des cinéastes américains, et concoctent avec lui cette comédie échevelée, au ton potache et désinvolte, mêlant fausses interviews, scènes avec groupies, et concerts. Tout ça ne fait pas vraiment un film ? Qu’importe ! On a le plaisir d’y entendre les Beatles interpréter plusieurs de leurs tubes, dont Can’t Buy me Love.




 
1969 : Easy Rider de Denis Hopper


Billy et Wyatt traversent les États-Unis à moto, de Los Angeles à la Nouvelle-Orléans afin d’y fêter Mardi gras. En route, ils rencontrent un avocat alcoolique qui les accompagne dans leur périple… Tourné avec des moyens de fortune, Easy Rider connaîtra à sa sortie un succès planétaire, révélant à ses auteurs même combien l’Suvre étant en phase avec son époque : flower power, goût des road-movies et désir de revisiter la conquête de l’Ouest. Toutes les chevauchées en moto baignent dans la musique rock du moment, notamment celle d’Hoyt Axton, Mars Bonfire et Roger McGuinn.
 


1970 : Woodstock de Michael Wadleigh 


 Du 15 au 17 août 1969 se déroule, dans un champ du comté de Bethel (New York), le plus grand concert de rock qui n’a jamais eu lieu. Joan Baez, The Who, Joe Cocker, Santana, Jimi Hendrix et bien d’autres ont répondu présent à l’invitation des organisateurs. Au-delà de la musique, Woodstock propose aussi le portrait de la génération de la fin des années 60, née sous le signe de la contestation et de la guerre du Vietnam, qui rêve d’inventer une nouvelle facon de vivre. Tourné en 16 mm par douze caméras, le film sera magnifié au montage par Martin Scorsese qui réinvente l’usage du  » split-screen  » et du poly-écran.
 
1982 : Pink Floyd, the wall d’Alan Parker 


 Une ex-star du rock vit prostrée dans un hôtel de Los Angeles et revoit toute sa vie passée, de son ascension à sa déchéance… Mélangeant prises de vues réelles et cinéma d’animation, le film est tout à la fois une mise en images de l’album éponyme des Pink Floyd et un voyage dans le cerveau fatigué d’une star déchue. Parker signe un film ambitieux, plastiquement très séduisant, bourré de trouvailles visuelles et sonores, même si, sur la durée, ces effets provoquent la lassitude du spectateur. On retiendra tout de même quelques scènes très réussies dont Another Brick in the wall, beaucoup diffusé sous forme de clip autonome.



 


TCM fête 50 ans de Rock’n Roll, du 3 au 25 septembre :


Les films :



  •  Vendredi 3 septembre, à 20h45 : Graine de violence de Peter Brook (1955) ;
  • Vendredi 3 septembre, à 22h40 : Untamed Youth d’Ed. W. Koch (1957) ;
  • Samedi 4 septembre, à 20h45 : This is Elvis de M. Leo et A. Solt (1981) ;
  • Samedi 4 septembre, à 22h30 : Le Rock du bagne de Richard Thorpe (1957) ;
  • Vendredi 10 septembre, à 20h45 : Performance de Nicolas Roeg (1970) ;
  • Vendredi 10 septembre, à 22H35 : Jimi Hendrix documentaire de J. Boyd ;
  • Samedi 11 septembre, à 20h45 : Woodstock de M. Wadleigh (1970) ;
  • Vendredi 17 septembre, à 20h45 : One-Trick Pony de R. M. Young (1980) ;
  • Vendredi 17 septembre, à 22h35 : Hearts of fire de R. Marquand (1987) ;
  • Samedi 18 septembre, à 20h45 : The songs remains the same de J. Massot (1976) ;
  • Vendredi 24 septembre, à 20h45 : Purple rain de A. Magnoli (1987) ;
  • Vendredi 24 septembre, à 22h40 : Graffiti Bridge de Prince et I. Chavez (1980) ;
  • Samedi 25 septembre, à 20h45 : Imagine : John Lennon de A. Solt (1988) ;

Les documentaires :



  •  tous les vendredis et samedis, à 19h45 : Histoire du Rock’n Roll (10 épisodes)

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