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«The Mad Day: Summer of 68»: 17 clichés exceptionnels et inédits des Beatles en expo-vente à Paris

Les Beatles souriant et posant dans une jardin de roses trémières, les Beatles jouant les équilibristes sur le toit de la station de métro londonienne Old Street ou Paul MacCartney s’amusant à cracher un long jet d’eau telle une fontaine: ce sont quelques uns des 17 clichés exceptionnels signés du photographe Tom Murray, destinés à la vente et exposés à la galerie parisienne Mabel Semmler à partir de vendredi et jusqu’au 27 mai.



«Le plus curieux, c’est que les négatifs de cette séance photo, réalisée un dimanche de l’été 1968, sont restés dans mes tiroirs plus de vingt ans, avant qu’une expertise effectuée par Christie’s à Los Angeles ne les estime à 2,3 millions de dollars il y a de cela 15 ans», a expliqué Tom Murray à l’Associated Press.



Et le photographe, âgé de 25 ans à l’époque de la séance de prises de vue, mais déjà photographe attitré du «Sunday Times» ou de la famille royale dont il «était le seul officiant sans titre de noblesse» de se rappeler comment, arrivé sur le lieu du rendez-vous fixé dans une vieille chapelle du côté de Highgate, ignorait encore que le sujet du jour n’était autre que les Beatles.



«Arrivé sur place, j’ai trouvé les Fab Four en train de chantonner à 9h du matin et buvant du thé servi par Yoko Ono. Du coup, j’ai paniqué», a-t-il avoué. Comment allait-il honorer une tel contrat avec un simple appareil, deux objectifs, sans éclairage ni d’assistant, alors que vu son jeune âge, les Beatles l’avaient justement pris pour l’assistant?



La séance s’est finalement déroulée sans encombre. Les Beatles, ravis d’avoir affaire à un photographe de leur génération, furent étonnants de spontanéité et de fraîcheur sur la série de 23 clichés considérés par les spécialistes du genre comme les meilleurs réalisés à cette époque.
Chacune des 17 photos présentée à Paris est signée par Tom Murray et n’est reproduite qu’à 185 exemplaires pour le monde entier. Elle est livrée avec un certificat d’authenticité comprenant un code secret invisible, précieusement gardé dans le coffre-fort d’une banque.
Il en coûtera aux fans entre 2.000 et 2.500 euros pour acquérir l’une de ces oeuvres très convoitées, dont l’exposition a déjà rencontré un franc succès à New York et Liverpool et qui devrait s’envoler prochainement pour le Japon, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

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