Il regarde, fasciné, ce grand homme mauve sur la scène du Sporting, à Monaco. Mario, le héros de Star Academy, qui se dit « très rock n’roll », prend une leçon avec Ringo Starr. Celui-ci a beau avoir été la dernière roue du carrosse Beatles, moins flamboyant que John, Paul, et Georges, quel allant, quel métier !
Quelle émotion de l’entendre chanter Photograph, Yellow Submarine, I Wanna be your man, et With a little help from my friends. Les serviettes du Bal de la Rose tournent en bouquet. Ursula Andress, Karl Lagerfeld, et les autres revisiteraient bien d’autres tubes mythiques de la bande des quatre.
Ringo nous l’a juré. Il prépare un album pour l’an prochain, tandis que Mario continue son rêve télévisuel avec un premier single, déjà dans les meilleures ventes. On se ressemble (1), de Calogero et Lionel Florence, deux talents de la galaxie Obispo : « L’album arrive, et la tournée Star Academy, qui passe par Nice et la Corse ».
Ringo voudrait qu’on parle surtout de ses fils, au sein d’un orchestre survitaminé. Zak, et Jason Starkey. L’un à la batterie, l’instrument de papa, l’autre aux percussions. Ringo (son surnom, à cause de ses nombreuses bagues) est né Richard Starkey, voici 61 ans. Sa fille, Lee est là, aussi. Venue de Londres rien que pour l’applaudir en chanteur enchanteur.
Ce clown éternel donne aussi dans l’émotion : « Depuis que George est parti, après John, nous avons l’impression, avec Paul, d’être les derniers des dix petits nègres » (2).
Sacré destin. Venu du quartier le plus sinistre, le plus pauvre de Liverpool, abandonné à 3 ans sans argent par son père, les Beatles lui ont apporté la fortune. Il habite Monaco, un appartement bord de mer, vit surtout dans l’avion.
Mario connaissait les Beatles. Pas l’icône Marianne Faithfull, malgré son album, Kissin’ Time, qui conquiert toutes les générations. On comprend. Il a 25 ans. Elle en a 55, se faisait rare. Elle chante trois chansons, avec son guitariste. Trop intimiste pour une salle, qui laisse filer les paroles anglaises assez X de la première, et le « Delon salaud » de la deuxième.
Elle accroche plus avec la nostalgie de As tears go by. Mario nous l’accorde : « Elle est bonne, enfin, bonne chanteuse ». La princesse Caroline a, une fois de plus, fait le bon choix. Le spectacle qu’a imaginé François Marcadé, avec la bonne fée Françoise Dumas, est pop à souhait. Ringo Starr, qui a refusé de chanter au final des JO de Salt Lake City, n’a accepté que pour la princesse.
A-t-il touché un cachet ? « On l’a dédommagé de ses frais », nous répond-on. La soirée est donnée au profit de la Fondation Princesse-Grace. Il y a eu débat sur Mario. Était -il opportun de l’inviter à ce bal prestigieux ? La petite fille qui se faufile à la table, pour un autographe, suivie d’autres femmes, donne la réponse. Massimo Gargia, mister jet set, venu avec Lady, et Lord Baccardi, lui parle en aparté. Mario est tendance.
Quand on voit combien les boy’s band sont devenus race en voie d’extinction, on ne peut s’empêcher de penser à l’avenir. Mario, le beau sicilien, chantera-t-il au Bal de la Rose, quarante ans après ses débuts, comme Ringo ?













Des actualités à découvrir
Depuis 1997, Yellow-Sub.net compile sur son site plus de 38 000 dépêches d'actualité. Découvrez nos derniers articles pour tout savoir des Beatles.
Le mystère du « run-out groove » : la dernière farce cachée de Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band
Juil
Giles Martin se livre à une indiscrétion… qui va faire plaisir aux fans !
Juil
« Oasis fait mieux que les Beatles » ? Ce que dit vraiment le classement qui fait passer Morning Glory devant Sgt. Pepper
Juil
23 juillet 1969 : la journée où les Beatles ont enregistré la fin
Juil
C’est l’été : 20 chansons pour découvrir Paul McCartney
Juil
« Come and Get It » : une heure, un Beatle seul, et un tube offert à un autre groupe — 24 juillet 1969
Juil
Le jour où Paul McCartney a blessé George Martin : « She’s Leaving Home », 17 mars 1967
Juil
Run for your life : quand John Lennon affichait publiquement son dégoût pour cette chanson
Juil