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[FOCUS] L’histoire de la chanson des Beatles “I Saw Her Standing there”

Quelle est l'histoire et la signification de la chanson des Beatles I Saw Her Standing there
Périodiquement, Yellow-Sub, votre site dédié à la vie et l’oeuvre des Beatles va vous conter l’histoire d’un tube des Beatles. Êtes-vous prêt ?
Le producteur George Martin avait d’abord envisagé d’enregistrer les Beatles en concert au Cavern Club de Liverpool, mais les contraintes techniques trop importantes firent que ce projet fut rapidement abandonné. Ils prirent donc le chemin du studio, où on leur demanda d’enregis­trer les titres prévus, en conservant la structure d’un concert, et de préférence en une seule journée. C ’est ce qu’ils firent le 11 février 1963, date à laquelle ils enregistrèrent en quinze heures les dix morceaux qui, ajoutés aux quatre faces de leurs deux 45 tours, for­mèrent l’album Please Please Me.
Le choix de / Saw Her Standing There pour ouvrir l’album était excellent, car le morceau replaçait immé­diatement le groupe dans son contexte de salle de bal surchauffée où dansaient des adolescentes transies d’adoration. Ils décidèrent de conserver le décompte de départ I-2-3-4 qui évo­quait autant les concerts du Cavern Club ou du Star Club que l’idée première de George Martin. / Saw Her Standing There, dont le titre fut longtemps seventeen, raconte l’histoire très simple d’un garçon qui voit une jeune fille danser dans la salle de bal de son quartier et décide, après avoir jugé sa beauté « sans comparaison » (« waybeyond compare »), de ne jamais danser avec une autre qu’elle.
Les paroles conjuguent parfaitement l’arrogance adolescente et le manque d’assurance, lequel se révèle à mesure que l’histoire progresse, parce que l’on ne sait pas si le garçon a envisagé la possibilité d’un refus au moment où l’on nous dit, dans une rime magnifique, que son cœur fait boum quand il traverse la pièce (« Well my heart went boom When I crossed that room ») pour aller lui parler.
Paul composa les bases de cette chanson une nuit de 1961 alors qu’il rentrait chez lui en voiture. L’idée de parler d’une jeune fille de dix-sept ans lui plaisait, parce qu’il savait que le groupe avait besoin de chansons avec lesquelles leur public, majoritairement féminin, pouvait facilement s’identifier. «Je n’en pensais pas grand-chose, j’avais juste une mélodie et quelques vers en tête, raconta-t-il quatre ans plus tard. À l’origine, les paroles étaient “She was just seventeen, Never been a beauty queen”, et la rime me plaisait. Mais lorsque je l’ai jouée à John le lendemain, je me suis aperçu que c’était mau­vais. et John aussi. Alors on s’est assis et on a essayé de trouver une autre rime, quelque chose de mieux. » Ils  réfléchirent un moment, et John finit par proposer “You know what I mean” (Tu vois ce que je veux dire), un vers qui pouvait passer sans attirer l’attention ou être com­ pris comme un sous-entendu sexuel. C ’était également une phrase typiquement liverpudlienne, qui leur per­ mettait d’éviter les américanismes forcés qui envahis­saient le rock anglais du moment.
Les deux garçons terminèrent la mélodie sur leurs guitares acoustiques et écrivirent les textes dans un manuel d’exercices du Liverpool Institute. Paul expli­qua plus tard dans une interview de Beat Instrumental que la ligne de basse avait été entièrement repiquée sur un morceau de Chuck Berry de 1961, l’m Talking About You. « Je l’ai reprise note pour note, et elle convenait parfaitement à ce morceau, confessa-t-il. Même aujourd’hui, la plupart des gens ne me croient pas quand je le leur dis. C ’est pour cela que je maintiens qu’une ligne de basse n’a pas besoin d’être originale. »
En décembre 1961, Paul commença à sortir avec Iris Caldwell, la soeur du chanteur Rory Storm, de Rory Storm and the Hurricanes, dont le batteur n’était autre que Ringo Starr (qui ne se joignit aux Beatles qu’en août 1962). Tout comme l’héroïne de I Saw Her Standing There, Iris avait dix-sept ans lorsque Paul la vit danser le twist à la Tower Ballroom de New Brighton (une peti­te ville située à vingt-cinq minutes de Liverpool). C ’était une danseuse confirmée, et Paul semble avoir été impressionné par ses jambes, ses bas résille, et le fait qu’elle gagne déjà sa vie dans le show business.
Paul devint un habitué de la maison des Caldwell, au 54 Broad Green Road, à Liverpool, que tous les musi­ciens surnommaient Huricaneville. Paul s’entendait bien avec Violet Caldwell, la mère d’iris, et s’arrêtait souvent avec John pour discuter et écrire des chan­sons. « Paul et moi sommes sortis ensemble pendant près de deux ans. Ça n’a jamais été vraiment sérieux. Nous n’avons jamais parlé de fidélité ou de ce genre de choses. Je sortais beaucoup, et avec beaucoup de gens. Je travaillais dans plusieurs salles à l’époque, mais quand je rentrais assez tôt, alors nous sortions ensemble. Nous ne nous sommes jamais fait de pro­messes ou de serments. » D ’après Iris, Paul voulait donner / Saw Her Standing There à son frère pour qu’il l’enregistre. « Il pensait que ce serait une bonne chan­son pour lui, mais ça ne s’est pas fait. Brian Epstein s’y était opposé. »
Quoi qu’il en soit, I Saw Her Standing There entra rapidement dans le répertoire des Beatles et fut, dès 1962, l’une des premières compositions de Lennon et McCartney à se glisser entre les reprises de Buddy Holly et de Little Richard. Ce fut l’un des cinq mor­ceaux qu’ils jouèrent le 9 février 1964 lors de la célèbre émission télévisée « The Ed Sullivan Show ».

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