CRITIQUE – Sur la plateforme américaine, le réalisateur du Seigneur des anneaux, Peter Jackson, signe un fabuleux documentaire inédit consacré aux Beatles.
Les documentaires musicaux sont à la mode. The Beatles: Get Back , signé du génial réalisateur néo-zélandais Peter Jackson, rend un exceptionnel hommage au plus grand groupe de l’histoire avec des images encore jamais vues.
La passion des Beatles
«Les Beatles et moi, c’est une passion de toujours. Le tout premier album que j’ai acheté avec mon argent de poche était des Beatles! Ce sont aussi mes tout premiers grands moments d’émotion musicale. Et je reste un de leurs plus grands fans. Cela valait bien quatre ans de travail», annonce Peter Jackson, le réalisateur des trilogies Le Seigneur des anneaux et LeHobbit. Sa nouvelle production, The Beatles: Get Back, n’est pas un film. Il s’agit d’une série documentaire en trois parties diffusée sur Disney+ et dont la fabrication a nécessité plusieurs milliers d’heures de travail, du fait, notamment, de la surabondance d’images d’archives qu’il a fallu trier, restaurer et monter.
Le contenu date de 1968 et 1969 et repose sur plus de 60 heures d’images filmées par Michael Lindsay-Hogg – lui-même auteur du documentaire Let It Be (1970) et de plusieurs des clips des Beatles ; mais aussi sur 150 heures d’enregistrements audio encore inédits. Le documentaire revient sur l’histoire de John Lennon, Paul McCartney, George Harrison et Ringo Starr, lors de l’écriture de quatorze nouvelles chansons et de la préparation de ce qui sera le dernier concert. Soit des mois de proximité, d’amitié, de mises à l’épreuve et de confrontations difficiles. Mais aussi de processus créatif sans commune mesure. «Toutes les épopées ont quelque chose d’extraordinaire. À maints égards, celle-ci l’est peut-être plus encore», ajoute Peter Jackson.
Des moments uniques
Baptisé du titre d’un de leurs plus grands tubes, The Beatles: Get Back, ce sont ainsi des moments uniques, entre retours sur images, séquences d’enregistrement en studio, discussion autour d’une phrase, d’une ligne de mélodie, d’un arrangement, fous rires, tensions et distorsions entre les quatre garçons. Mais aussi pour la première fois, et dans son intégralité, leur dernière performance en tant que groupe: l’inoubliable concert sur le toit de l’immeuble de leur société Apple, à Londres. Et mille autres choses encore qui raviront les fans inconditionnels du groupe mais aussi ceux des sixties, et plus largement d’un pan parmi les plus importants de l’histoire de la musique.
Un hommage ultime
Prévue pour une sortie en 2020 (à l’occasion du cinquantenaire de la séparation du groupe, en 1970) mais reportée pour cause de pandémie, cette minisérie exceptionnelle fait figure de magnifique ultime hommage. Elle s’accompagne d’un beau livre du même nom (Éditions Seghers) et d’une réédition haut de gamme de Let It Be, leur ultime album (chez Universal). «Je voulais aller au-delà de la simple relation d’événements et offrir aux téléspectateurs une histoire qui éveille, emporte, invite à danser ou émeuve», conclut Peter Jackson. Le réalisateur a, sans aucun doute, pleinement rempli son contrat et mis des étoiles dans les yeux de millions de fans.













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