Cela fait plus de 50 ans que les Fab Four se sont séparés. Un livre revient aujourd’hui sur la genèse de leur dernier album, le mythique « Let it be ». On en parle cette semaine dans « Paris Match ». Plongée dans l’intimité du studio, et dans les coulisses du dernier concert, sur le toit d’Apple.
Une plongée inédite dans les derniers mois des Beatles. Cela fait plus de 50 ans que les Fab Four se sont séparés et un livre revient aujourd’hui sur la genèse de leur dernier album, le mythique Let it be. On en parle cette semaine dans Paris Match.
Nous sommes en janvier 1969. Les quatre garçons dans le vent se sont lancés dans une drôle d’aventure : un grand show télévisé en public. Depuis leurs débuts, en 1960, ils ont donné plus de 1.400 concerts. Et puis la flamme s’est éteinte. Ils passent moins de temps ensemble, John a rencontré Yoko. C’est McCartney qui a pris le destin du groupe en main. Et c’est lui qui a compris l’enjeu du show télé en live : ce sera forcément plus fort que le « Rock And Roll Circus » des Rolling Stones.
Le 2 janvier, donc, les Beatles se retrouvent dans un immense studio de Twickenham. Ils ont accepté de se laisser filmer en permanence par deux caméras, c’est un peu le « Loft » avant l’heure. Ils prennent leurs instruments, ils discutent, et très vite, ils tombent d’accord. Pour ce concert, autant proposer de nouvelles chansons. Sauf qu’ils sont arrivés les mains dans les poches, ils partent donc de rien. Sous l’œil des caméras, ils vont créer de nouveaux morceaux. Et c’est du lourd.
Get Back mais aussi The Long and Winding Road, Across the universe. Un chef-d’œuvre par jour, ou presque. Pour le fameux concert, rien n’est décidé : le réalisateur imagine un trip en Libye. Mais Ringo s’y oppose : « Je ne veux pas voyager, la nourriture étrangère est trop dégueulasse. » Paul et John suggèrent de demander un ferry. « On aurait des passagers à bord pour assister au spectacle, ce serait un show total. » Harrison casse l’ambiance : « On est incapables de se faire prêter un ampli. Comment voulez-vous qu’on demande un bateau ?. »
Je n’hésiterai pas à tous vous sacrifier pour elle
John Lennon à propos de Yoko Ono
