Strawberry Fields Forever de John Lennon : paroles, traduction, histoire et clip
Informations sur le titre de John Lennon « Strawberry Fields Forever »
Crédits : Lennon / McCartney
Durée : 4:10
Producteur : George Martin
Ingénieur : Geoff Emerick, Phil McDonald, David Harries
Musiciens ayant participé à l’enregistrement : Paul McCartney : basse, mellotron, piano, claquement de mains / John Lennon : voix principale, choeurs, guitare rythmique / George Harrison : guitare principale, swordmandel / Ringo Starr : batterie, cymbales, percussions, claquement de mains / Malcom Evans : claquement de mains, tambourin / Brian Jones : bongos, tabla, harpe, claquement de mains / George Martin : orgue, percussions / Neil Aspinall : percussions / Tony Fisher : trompette / Greg Bowen : trompette / Derek Watkins : trompette / Stanley Roderick : trompette / John Hall : violoncelle / Derek Simpson : violoncelle / Norman Jones : violoncelle
Enregistré le : 26 Novembre 1966 : enregistrement de la prise 1 / 28 Novembre 1966 : enregistrement des prises 2, 3, 4. / 29 Novembre 1966 : enregistrement des prises 5, 6, 7. Suite à une erreur de numérotation, la prise 8 nexiste pas / 8 Décembre 1966 : enregistrement des prises 9 à 24. Suite à une erreur de numérotation, la prise 19 nexiste pas / 9 Décembre 1966 : mixage des prises 15 et 24. Obtention de la prise 25 / 15 Décembre 1966 : enregistrement de la prise 26 / 22 Décembre 1966 : mixage des prises 7 et 26 : cest la version finale.
Histoire et explication du titre de John Lennon « Strawberry Fields Forever »
« Strawberry Fields Forever » : L’odyssée psychédélique des Beatles
Le 13 février 1967, les Beatles révolutionnaient une nouvelle fois la musique avec la sortie de « Strawberry Fields Forever. Associé à « Penny Lane » sur un double single, ce morceau signé John Lennon a marqué un tournant artistique pour le groupe. Expérimental, introspectif et avant-gardiste, il demeure l’une des pièces maitresses du répertoire des Fab Four.
Une inspiration ancrée dans l’enfance
« Strawberry Fields Forever » puise ses racines dans les souvenirs d’enfance de John Lennon. Strawberry Field était le nom d’un orphelinat de l’Armée du Salut situé près de la maison de son enfance à Woolton, Liverpool. Il s’agissait d’un lieu où le jeune John aimait jouer, un refuge pour son imagination débordante.
La titre prend forme en 1966, lorsque Lennon tourne le filmHow I Won the Waren Espagne. C’est dans sa solitude andalouse qu’il commence à écrire les premières lignes d’un morceau qu’il voulait introspectif, reflet de son mal-être et de sa quête d’identité. La phrase« No one I think is in my tree »illustre ce sentiment d’isolement, où Lennon oscille entre le génie et la folie.
Une composition audacieuse
Dès sa genèse, « Strawberry Fields Forever » se distingue par sa structure complexe.le titre passe par plusieurs étapes avant d’atteindre sa forme finale, sous la direction du producteur George Martin. Trois versions distinctes sont enregistrées : une ballade mélancolique (take 1), une version plus orchestrale avec des cuivres et cordes (take 26), et un compromis entre les deux.
L’assemblage final est un tour de force technologique : deux prises de tempo et de tonalité différentes sont fusionnées grâce à des variations de vitesse de bande magnétique, créant une atmosphère onirique et hypnotique. Lennon voulait une titre à la fois douce et intense, ce que George Martin réussit à accomplir brillamment.
Un laboratoire sonore
L’instrumentation de « Strawberry Fields Forever » en fait une œuvre unique. Le Mellotron, synthétiseur à bandes magnétiques, domine l’introduction avec son timbre de flûte fantomatique. George Harrison joue du swarmandal, une cithare indienne qui ajoute une dimension mystique. Le morceau utilise également des éléments enregistrés à l’envers, des superpositions de voix et des sonorités dissonantes qui renforcent son côté psychédélique.
La structure du titre est inhabituelle : elle commence directement par le refrain et se termine par une coda expérimentale. Dans cette dernière section, on peut entendre Lennon murmurer« Cranberry sauce », phrase qui sera plus tard interprétée à tort comme« I buried Paul »par les adeptes de la théorie du complotPaul is Dead.
Un clip visionnaire
Pour accompagner la sortie du single, un clip promotionnel est réalisé en janvier 1967 par Peter Goldmann. Filmé à Knole Park en Angleterre, il démontre l’évolution de l’esthétique des Beatles. Délaissant les performances en studio, le clip présente des images oniriques, des effets de superposition et des plans saccadés qui préfigurent les vidéoclips modernes.
Un succès critique mais un classement décevant
Si « Strawberry Fields Forever » est aujourd’hui considéré comme un chef-d’œuvre, sa sortie fut marquée par une certaine incompréhension. La presse et certains fans furent déconcertés par ce tournant expérimental. Le single n’atteint que la deuxième place des charts britanniques, étant devancé par « Release Me » d’Engelbert Humperdinck, ce qui mit fin à une série ininterrompue de numéros un pour les Beatles.
Aux États-Unis, « Strawberry Fields Forever » atteint la huitième place duBillboard Hot 100, tandis que « Penny Lane » atteint la première position. Le classement mitigé du single sera une déception pour les Beatles, mais son impact à long terme sur la musique populaire sera colossal.
Un héritage immuable
« Strawberry Fields Forever » est souvent cité comme l’une des plus grandes titres de tous les temps. Rolling Stone l’a classé septième dans sa liste des « 500 plus grandes titres de tous les temps ». Le morceau a influencé de nombreux artistes, de Pink Floyd à Radiohead, et a contribué à l’évolution de la musique psychédélique.
Son impact va au-delà de la musique. Un mémorial baptiséStrawberry Fieldsa été inauguré en 1985 à Central Park, New York, en hommage à John Lennon, assassiné en 1980. En 2017, le site de l’orphelinat Strawberry Field à Liverpool a été transformé en centre de visite et lieu d’apprentissage pour jeunes adultes en difficulté.
Conclusion
« Strawberry Fields Forever » est bien plus qu’une titre : c’est une œuvre d’art sonore, un manifeste du rock psychédélique et un témoignage poignant du génie de John Lennon. Son évocation d’un monde où « rien n’est réel » résonne encore aujourd’hui, confirmant son statut intemporel dans l’histoire de la musique.
Open this in UX Builder to add and edit content
Video clip du titre « Strawberry Fields Forever » de John Lennon
Les paroles du titre « Strawberry Fields Forever » de John Lennon
Let me take you down, ’cause I’m going to Stawberry Fields
Nothing is real and nothing to get hung about
Straberry Fields forever
Living is easy with eyes closed
Misunderstanding all you see
It’s getting hard to be someone but it all works out
It doesn’t matter much to me
Let me take you down, ’cause I’m going to Stawberry Fields
Nothing is real and nothing to get hung about
Straberry Fields forever
No One I think is in my tree
I mean it must be high or low
That is you can’t you know tune in but it’s all right
That is I think it’s not too bad
Let me take you down, ’cause I’m going to Stawberry Fields
Nothing is real and nothing to get hung about
Straberry Fields forever
Always, no sometimes, think it’s me
But you know I know when it’s a Dream
I think, er, no, I mean, er, yes, but it’s all wrong
That is I think I disagree
Let me take you down, ’cause I’m going to Stawberry Fields
Nothing is real and nothing to get hung about
Straberry Fields forever
Straberry Fields forever
Straberry Fields forever
La traduction en français du titre « Strawberry Fields Forever » de John Lennon
Laisse-moi te faire descendre, parce que je vais à Fraises
Rien n’est réel et il n’y a rien à craindre
Fraises pour toujours
Vivre est facile les yeux fermés
On ne comprend pas tout ce qu’on voit
Ça devient difficile d’être quelqu’un, mais tout s’arrange
Ça m’importe peu
Laisse-moi te faire descendre, parce que je vais à Fraises
Rien n’est réel et il n’y a rien à craindre
Fraises pour toujours
Je ne pense à personne dans mon arbre
Je veux dire, ça doit être haut ou bas
C’est-à-dire que tu ne peux pas, tu sais, t’accorder, mais ça va
C’est-à-dire que je pense que ce n’est pas si mal
Laisse-moi te faire descendre, parce que je vais à Fraises
Rien n’est réel et il n’y a rien à craindre
Fraises pour toujours
Toujours, non, parfois, je pense que c’est moi
Mais tu sais que je sais quand c’est un rêve
Je pense, euh, Non, enfin, euh, oui, mais c’est complètement faux.
Enfin, je ne suis pas d’accord.
Laisse-moi t’emmener, parce que je vais à Strawberry Fields.
Rien n’est réel et il n’y a pas de quoi s’accrocher.
Straberry Fields pour toujours.
Straberry Fields pour toujours.
Straberry Fields pour toujours.
La tablature guitare du titre Strawberry Fields Forever » de John Lennon
»












