Paul et George : les albums mal-aimés

Forum de discussion orienté sur la vie et l'oeuvre des Beatles, mais aussi à la vie et l'oeuvre de Paul, George, Ringo et John
Jori Page
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los paranoias a écrit : mar. 12 nov. 2024 17:56 « Nous sommes des êtres de relation. Ça veut dire que notre humanité se construit dans les relations que nous tissons avec le monde et avec les autres. Ainsi, notre sensibilité et nos goûts sont le fruit de cette double ouverture. Nous les vivons comme des préférences individuelles purement subjectives, parce que nous ne prenons pas toujours le temps de considérer l'histoire de leur inscription en nous. Donc je crois qu'il s'agit bien de discuter des goûts et des couleurs, et même de le faire dans le détail, de prendre le temps de décrire ce qui nous touche, ce que nous trouvons agréable ou désagréable, de raconter l'excitation singulière que ça provoque en nous. Mais tout ça, non pas pour espérer convaincre ou démontrer que telle préférence est meilleure qu'une autre. Ça, ce n'est pas possible. Mais pour découvrir en chacun l'histoire de sa propre sensibilité. »
Thibaut de Saint-Maurice, philosophe.

Un forum est un échange, normalement nous sommes en relation, c’est ce qui peut rendre un forum vivant, c’est ce qui pourrait peut-être le vivifier davantage, le libérer ?
BRAVO !!!!!!
Chapeau bas Los Paranoias. Rien à rajouter

8-)
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JB+
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Jori a écrit :jeu. 1 janv. 1970 07:10
 
Quant à la considérer comme "minable", désolé, mais j'en vois quelques unes sur ton adoré "Chaos and Creation" qui ne sont pas meilleures.


 
Pas d'adoration de ma part, ni avant, ni après.
Le seul titre que j'aime, réécoute, est la face B de Fine Line, 'Comfort of Love'.
Qui ne figure pas sur le LP 'Chaos and Creation in the Backyard', mais fait partie des session originales.
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JB+
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los paranoias a écrit : mar. 12 nov. 2024 17:56 « Nous sommes des êtres de relation. Ça veut dire que notre humanité se construit dans les relations que nous tissons avec le monde et avec les autres. Ainsi, notre sensibilité et nos goûts sont le fruit de cette double ouverture. Nous les vivons comme des préférences individuelles purement subjectives, parce que nous ne prenons pas toujours le temps de considérer l'histoire de leur inscription en nous. Donc je crois qu'il s'agit bien de discuter des goûts et des couleurs, et même de le faire dans le détail, de prendre le temps de décrire ce qui nous touche, ce que nous trouvons agréable ou désagréable, de raconter l'excitation singulière que ça provoque en nous. Mais tout ça, non pas pour espérer convaincre ou démontrer que telle préférence est meilleure qu'une autre. Ça, ce n'est pas possible. Mais pour découvrir en chacun l'histoire de sa propre sensibilité. »
Thibaut de Saint-Maurice, philosophe.


Ce formidable Thibaud pense, écrit ce qu'il conçoit être philosophiquement juste, acceptable. Correct.
Cette mélasse bien-pensante, non merci.

Drrrrrring.
Ah, c'est l'ehure de la récré.
los paranoias
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JB+ a écrit : jeu. 14 nov. 2024 15:31
Jori a écrit :jeu. 1 janv. 1970 07:10
 
Quant à la considérer comme "minable", désolé, mais j'en vois quelques unes sur ton adoré "Chaos and Creation" qui ne sont pas meilleures.



 
Pas d'adoration de ma part, ni avant, ni après.
Le seul titre que j'aime, réécoute, est la face B de Fine Line, 'Comfort of Love'.
Qui ne figure pas sur le LP 'Chaos and Creation in the Backyard', mais fait partie des session originales.

 
Une question de goût, donc. Je ne saurais t’en blâmer.
 
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JB+
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J'abandonne.
Porte ouverte, débats en fonction de "goûts et couleurs' érigés en fondation, en socle.
C'est humain.
los paranoias
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Mais en quoi nos avis, les tiens comme ceux des autres, ne sont pas une question de goût ? Zat’s ze kweschtcheun !
paulgossart
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J'abandonne.
Porte ouverte, débats en fonction de "goûts et couleurs' érigés en fondation, en socle.
C'est humain.
Mais en quoi nos avis, les tiens comme ceux des autres, ne sont pas une question de goût ? Zat’s ze kweschtcheun !
C'est toute la difficulté que de ne pas se réduire à du bidon. Evidemment, si on s'arrête aux gouts et couleurs, il n'y a plus de discussion (juste des monologues). En revanche, méfiance sur les arguments catégoriques, "objectifs", ou pire, quantitatifs. Tomber dans le positivisme pour le jugement en général, mais a fortiori en matière d'art, c'est vraiment se permettre de foutre à la poubelle gratuitement... et de laisser planer le soupçon qu'on prenne plaisir à jeter. C'est ce qu'on a souvent dit des journalistes qui s'ennuient, non ?

Les goûts et couleurs relèvent justement d'une dialectique. Telle ou telle chanson n'a pas de valeur intrinsèque, "universelle" et indépendante. Tout cela n'a aucun sens. Je n'ai pas entendu "please please me" pour la première fois lors de la sortie de 1 de la même manière qu'un english de 1963. Faut-il aligner mon jugement sur 1963, et me soumettre à un diktat du contexte ? Absolument pas. Ou alors, j'exige qu'on coupe tous nos smartphones et nos forums, nos services de streaming, car ils n'existaient pas, et ne font que polluer notre rapport "originel" à l'oeuvre. D'ailleurs, l'hyper culture qu'on peut avoir aujourd'hui de tout ce champ musical n'a rien de commun avec la situation "originelle" de toutes ces oeuvres.

C'est ce qu'il y a de formidable dans toute oeuvre, c'est qu'elle évolue constamment au fil du temps et des situations, c'est à dire des gens. Le cliché, c'est l'album inconnu à sa sortie, et culte 40 ans plus tard (Love). Ce qui compte, c'est pourquoi ça nous parle, ça fait "sens". Et cette prise de sens n'est pas réductible à une grille de lecture. Ne pas confondre artiste et technicien.
J'adore la trompette de Chet Baker, mais je l'ai découverte comme un newbie, sans connaissance du personnage, ni de sa célébrité. Et je n'aime pas ses chansons. Mais aimer Chet Baker, c'est la honte, parce que "c'est la honte". Gnagnagna le mec est nul en technique. Oui, mais tu joues comme lui ? Non. On écoute des sons, des fréquences, des articulations ou des complexités harmoniques (la plaie de la plaie ce jugement sur l'originalité et la complexité), ou bien un ensemble, une totalité musicale dans une situation donnée et pour nous ? That is the question.
Pour moi, c'est idem pour George. Je suis assez stupéfait de ce qu'on lui envoie dessus aujourd'hui. LITMW est un des meilleurs disques que je connaisse pour moi. La voix correspond aux paroles. Elle n'a pas besoin d'être belle, rien à faire : il suffit de lire les paroles. C'est pas la technique vocale qui transporte. Qui d'autre qu'un "gémisseur" peut exprimer ce sentiment bizarre d'être seul et de chercher un sens ? C'est le sens de l'album, pourtant. Tout est cohérent et à ce titre, bien fait.
Pour cette même raison, les deux Plastic Ono Band se comprennent de la même manière. Moi, ils me parlent pour ça. Aucun album de Macca ne me parle : juste RAM, et encore, pas tout. Je n'ai jamais compris le premier, mais je sais que si je l'avais acheté, j'aurais demandé à me faire rembourser à la fin de la première face. Est ce que je le met à la poubelle ? Non. Ca me semble très bien fait musicalement, mais ça ne produit rien chez moi. Je ne ressens rien face à la technique. Juste l'impression d'écouter un mec capable, effectivement, de réaliser à peu près n'importe quelle chanson, quitte à en réaliser trop. Rien à voir avec George, ni John.

Des fois, on a juste envie d'apprécier un disque, sans avoir une espèce de pression dès qu'on en parle, et à laquelle, trop souvent, on fini par se conformer. Je sais que je ne peux pas écouter Extra Texture sans penser à ce "c'est d'la m**" qui tomberait dessus de manière presque naturelle. Est-ce le disque qui est mauvais, ou moi qui le suis dans mon goût ?

Voilà où on arrive, quand on cherche à recontextualiser les goûts et les couleurs, et les jugements catégoriques. Et on peut déborder bien loin, sur l'aliénation de notre jugement musical.
paulgossart
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Je suppose qu'avec des jugements aussi forts, on aurait jamais trouvé sens à aimer ce fameux type à lunette, pas très beau ni bon chanteur (en tout cas comparé à Elvis), et animé d'une certaine mièvrerie dans beaucoup de chansons. C'est pourtant de lui, bien davantage que le King, qu'a germé les Beatles dont nous discutons. Précisément parce qu'il leur faisait sens.
flowers
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ALLIGATOR a écrit : mer. 13 nov. 2024 20:57
PaulRamon a écrit : mer. 13 nov. 2024 09:52 Paul parle de Press en interview:
"Ce n’est pas que je fasse un disque médiocre et que je me dise « Bon, c’est nul, mais je vais le faire quand même ». Je dois les aimer [les albums] quand je les ai finis. Que puis-je dire ? Parfois, je me trompe."
C'est tout à son honneur...
Voilà un homme de goût qui reconnaît que son disque manquait cruellement de couleurs...
Je ne savais meme pas qu'il avait émis un quelconque avis a posteriori sur cet album, c'est dire...comme s'il l'avait totalement zappé de sa carrière...meme pas disponible sur Deezer d'ailleurs (Spotify aussi j'imagine...) à part un ou deux morceaux.
Pour le reste, j'ai vu que Pipes Of Peace était dans la liste. Et en effet il n'a jamais interprété le grand morceau de l'album, "Pipes Of Peace", en concert, alors que c'est pourtant un de ses grands titres, quoiqu'on dise. Ah c'est étrange là aussi...
ALLIGATOR
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Je te suis à 100% sur Pipes of Peace (le morceau)
Les Beatles ?
Du parfum pour mes oreilles...
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PaulRamon
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flowers a écrit : ven. 15 nov. 2024 19:49
Je ne savais meme pas qu'il avait émis un quelconque avis a posteriori sur cet album, c'est dire...comme s'il l'avait totalement zappé de sa carrière...meme pas disponible sur Deezer d'ailleurs (Spotify aussi j'imagine...) à part un ou deux morceaux.
L'album Press est disponible au complet sur Spotify.
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The rumors of my death have been greatly exaggerated
regisbergot
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Bonjour JORI,
Avis cent fois partagé, un forum doit accepter des avis complémentaires, voire divergents (divers gents). Les démonstrations rationnelles ou économiques ne sont pas intéressantes du tout, et en tout cas n'apportent pas grand chose.
Souvenons-nous que les premiers albums de MACCA ont été gravement touchés par la critique de l'époque, totalement insensible à cette nouvelle approche de la musique (même Lennon ne comprenait plus rien à PAUL).
L'intérêt premier de ce forum est d'échanger, et de temps à autre d'y faire une découverte, ou une trouvaille!
ALL YOU NEED IS BEATLES AND MACCA!
flowers
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PaulRamon a écrit : sam. 16 nov. 2024 08:50
flowers a écrit : ven. 15 nov. 2024 19:49
Je ne savais meme pas qu'il avait émis un quelconque avis a posteriori sur cet album, c'est dire...comme s'il l'avait totalement zappé de sa carrière...meme pas disponible sur Deezer d'ailleurs (Spotify aussi j'imagine...) à part un ou deux morceaux.
L'album Press est disponible au complet sur Spotify.
ah tiens ? ok (j'ai Deezer en effet)
Circle83
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Gary James' Interview With Record Producer
Hugh PadghamQ - You were a fan of The Beatles. So, when Paul McCartney asked you to produce one of his albums, how do you get past the fact that standing in front of you or sitting across from you is one of the most celebrated singer / songwriters the world has ever known?ImageA - Of course I was bowled over. I was in my late 20s, still relatively young, young to the game. I thought this was just amazing. When he or someone couriered to me a cassette to the studio when I was working with Phil Collins or whoever I was working with, I went home incredibly excited to listen to a cassette of those demos that he had done with Eric Stewart from 10cc and I can honestly tell you now that I was underwhelmed when I heard those songs. I thought, well, hang on, who am I to know, as a little 28 year old guy, that Paul McCartney has given me these songs that are not very impressive? It must be me not being able to sort of see these songs that are effectively them sitting around a campfire with a couple of acoustic guitars. If I'm completely honest then, the album we made called "Press To Play" wasn't a very good album. I kind of fell out with Eric Stewart during it. Paul McCartney became quite annoying as far as I'm concerned, if I'm being completely honest. After sort of a year of every day in the studio, he's not on the same pedestal as when you started. I really don't look back on the record that I made with him with much fondness at all to be quite honest. I don't think it was that great. I don't think he was in an era of writing good songs. I was amazed because Eric Stewart was a hero of mine from 10cc. I just thought it must be me. I can't see the wood for the trees, or whatever. But I look back at it now and realize I was completely right, really. But what are you going to do as a 28 year old when you've suddenly been asked to record an album with one of the greatest guys in Pop music ever? You're not gonna say no, are you
Circle83
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Enregistré le : ven. 13 janv. 2023 08:08

Press To PlayPaul McCartneyby Patrick HumphriesArticle from Sound On Sound, October 1986ImageTRACK BY TRACK On then to the songs which constitute Press To Play, with Paul's track by track comments:
 ANGRY: "That's me being pretty straightforward, although there is a crazy synth thing on there. The backing track is me, Phil Collins and Pete Townshend, which is a nice little rhythm section! That took maybe two hours to record, while the actual take was around 20 minutes long. They're just so good those guys - you just tell Phil 'It's a fast one, and it stops here!'...
What makes me angry are things like Thatcher's attitude to the blacks in South Africa, and Reagan calling it South America. People who burn children with cigarettes. That sort of thing makes me angry - not bad reviews of my albums."
 TALK MORE TALK: "The basic track was done in a day. Lyrically it was picking out quotes that I liked from, I think, a Tom Waits interview. 'I don't actually like sitting down music', great things like that, random cut-outs. 'A master can highlight the phrases his words to digress'. I liked the surrealism of that line. I like 'art' films, Bunuel, Bergman, 'The Seventh Seal'. I could never make out what the hell they were about, but there was something attractive about the abstractness of them. So I've gone that way on 'Talk More Talk' and 'However Absurd', which are the two main surrealist lyrics."
 HOWEVER ABSURD: "It did suggest the epic finale - which is why it's at the end of the album! For me, it was another thing you start off and think 'Ooh no, that's too Beatley, so I won't do it'. So I resisted it for a while, but I kept coming back to 'Why? Tell me one good reason why you're resisting this Beatles influence?' Cos if anyone's got a right to do it, there's three guys alive who've got the right to do it. I've got past the point of comparisons with The Beatles, or being accused of being a 'Beatle Stylist', but I mean, I was involved in all that stuff very heavily, and realising it was a good system then, why ignore it now?There's a sort of 'Walrus' intro to this track, but of course any time you play that style on piano it evokes that. It's a style I know and love. The lyrics on this song are a bit bizarre, but then again they make a kind of sense, a strange kind of sense. But then I find that things in life don't always make sense, they're not always conveniently wrapped up with a little sticker that says 'This is very sensible!' Sometimes they are completely absurd, which is what the song is about. In the middle section it explains itself a bit, less surrealist: 'Something special between us... Words wouldn't get my feelings through... However absurd it may seem.' That's taking off into 'The Prophet' by Kahlil Gibran - there's a line of his that always used to attract me and John, which was 'Half of what I say is meaningless, but I say it just to reach you'. So it's that kind of meaning to 'However Absurd'."
 MOVE OVER BUSKER: "That's got a good American rock 'n' roll feel to it. I think originally it was called 'Move Over Buster', which Eric and I thought was a bit ordinary. So we just kicked it about a little bit and it came out 'busker', then that gave us more possibilities about wandering round and meeting people...
There's a bit of harmless sexism in the lyrics - that strong British tradition, you know, of seaside postcards. Nell Gwynne, well you know the archetypal image of her, with her oranges and all! Then there's Mae West 'in her sweaty vest' - that's an old Beatle joke 'and here's Miranda in her little sweaty vest'; just one of those insanities. Then we get Errol Flynn, looking out of his motor home, another one who was supposedly renowned for his sexual prowess."
 TALK MORE TALK: "The basic track was done in a day. Lyrically it was picking out quotes that I liked from, I think, a Tom Waits interview. 'I don't actually like sitting down music', great things like that, random cut-outs. 'A master can highlight the phrases his words to digress'. I liked the surrealism of that line. I like 'art' films, Bunuel, Bergman, 'The Seventh Seal'. I could never make out what the hell they were about, but there was something attractive about the abstractness of them. So I've gone that way on 'Talk More Talk' and 'However Absurd', which are the two main surrealist lyrics."
 HOWEVER ABSURD: "It did suggest the epic finale - which is why it's at the end of the album! For me, it was another thing you start off and think 'Ooh no, that's too Beatley, so I won't do it'. So I resisted it for a while, but I kept coming back to 'Why? Tell me one good reason why you're resisting this Beatles influence?' Cos if anyone's got a right to do it, there's three guys alive who've got the right to do it. I've got past the point of comparisons with The Beatles, or being accused of being a 'Beatle Stylist', but I mean, I was involved in all that stuff very heavily, and realising it was a good system then, why ignore it now?There's a sort of 'Walrus' intro to this track, but of course any time you play that style on piano it evokes that. It's a style I know and love. The lyrics on this song are a bit bizarre, but then again they make a kind of sense, a strange kind of sense. But then I find that things in life don't always make sense, they're not always conveniently wrapped up with a little sticker that says 'This is very sensible!' Sometimes they are completely absurd, which is what the song is about. In the middle section it explains itself a bit, less surrealist: 'Something special between us... Words wouldn't get my feelings through... However absurd it may seem.' That's taking off into 'The Prophet' by Kahlil Gibran - there's a line of his that always used to attract me and John, which was 'Half of what I say is meaningless, but I say it just to reach you'. So it's that kind of meaning to 'However Absurd'."
 MOVE OVER BUSKER: "That's got a good American rock 'n' roll feel to it. I think originally it was called 'Move Over Buster', which Eric and I thought was a bit ordinary. So we just kicked it about a little bit and it came out 'busker', then that gave us more possibilities about wandering round and meeting people...There's a bit of harmless sexism in the lyrics - that strong British tradition, you know, of seaside postcards. Nell Gwynne, well you know the archetypal image of her, with her oranges and all! Then there's Mae West 'in her sweaty vest' - that's an old Beatle joke 'and here's Miranda in her little sweaty vest'; just one of those insanities. Then we get Errol Flynn, looking out of his motor home, another one who was supposedly renowned for his sexual prowess
 PRETTY LITTLE HEAD: "That was done very quickly, without thinking too much about it. I had a new studio, a new producer, a new songwriting partner, so I wanted to try something different. We'd push it a bit further just to see what would happen. That was an old philosophy of The Beatles - particularly on things like 'Sergeant Pepper' - you'd just start off with a backwards track, something zany, then you'd make up something from what it suggested. It's quite a nice way of working - a bit like abstract art...For a long while 'Pretty Little Head' was an instrumental. I drummed on it, Jerry Marotta played vibes, and Eric Stewart played keyboards, so we all switched roles to send us off in a different direction. Eventually you pull it back and make some sort of sense of it.Again, the lyrics on this one are pretty exotic. I see it as a tribe who live in the hills who descend from their caves once every blue moon to bring silks and precious stones, so that their princess doesn't have to worry her pretty little head. What's kinda nice is that it can also be an ordinary family, and the pretty little head is the kid. The father protecting his family so that you won't have to worry your pretty little head."
 ONLY LOVE REMAINS: "People ask if I feel an album's incomplete without a ballad, and I do think that a little bit. I know there are people who like them who will inevitably gravitate towards that particular track... People who've heard the album say 'That's the McCartney I like'. So I sorta put it on for them, and for myself, because I'm pretty romantic by nature. It's not so much the feeling 'Now we must do the compulsory ballad', it's more that I can write them, and I like them. I like the quiet moment, and this song is that reflective moment - and it comes at the end of Side One, so if you're not in that mood, you can always take it off!"
 GOOD TIMES COMING / FEEL THE SUN: "There's a nostalgic air about hot summers that have gone. It's a pretty strong feeling, even for people who are only 17, they can remember a summer when they were 10. In Britain you tend not to get too much of that stuff anyway, so you tend to remember 'em.To me the song is three summers: one when I was a kid going to Butlins in my short trousers, feeling embarrassed cos I wanted long trousers. That was a good one, sort of donkeys on the beach summer
Then the second verse is a bit more grown up, when I imagine you're working, so I associate that lyric with The Beatles - 'It was a silly season, was it the best? We didn't need a reason, just a rest!' That's one of my favourite lines on the album. It reminded me of The Beatles because of some photos taken by Dezo Hoffman, great shots of us in old-fashioned Victorian bathing gear, John doing the Charleston - classic stuff.Then the third verse is kinda ominous, talking about a great summer before the war; that takes the good-time edge off it. I remember I heard there were a couple of really cracking summers in 1936 and 1937, or whenever, but Hitler was just round the corner. I always imagined people playing a great game of cricket, in their whites, everything as it should be: gentle applause, tea... and then the next year they're all gonna be off at war. That's the twist in the tail of that song
 FOOTPRINTS "From summer to winter. The song was written on a snowy day. It came from an image of a magpie looking for food out in the snow. Eric and I changed the magpie to an old man, although the magpie came back for the third verse. The old man is out there looking for Yule logs or something, like the character in Good King Wenceslas. He's lonely. Does he live on his own? What do we know about him? The song goes into what his story might have been, the heartaches there might have been, the girl he might have left behind, the paths he didn't take, the moves he didn't make, etcetera."
 PRESS: "'Oklahoma was never like this'. That can mean whatever you want it to mean. To me, when you're writing songs, you often get a line you assume you're going to edit later, you're going to knock it out and put something sensible in. But every time I came to that line, I couldn't sing anything else - just the scanning, the way it sang. People would have understood it if it was 'Liverpool was never like this', but it wouldn't have sung the same. It's a symbol for the provinces, the sticks, the out of the way places. The line just wouldn't change, and when you meet such resistance from the lyrics themselves, you have to give in."
flowers
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Circle83 a écrit : dim. 17 nov. 2024 13:04 Press To PlayPaul McCartneyby Patrick HumphriesArticle from Sound On Sound, October 1986ImageTRACK BY TRACK On then to the songs which constitute Press To Play, with Paul's track by track comments:
Top vraiment interessant je ne le connaissais pas cet interview.
Interessant le point ou il dit "resister a ce que ça fasse trop Beatles" avant finalement de ceder a la tentation et au fond il a raison (meme si ça ne donne que However Absurd...). Interessant aussi quand il dit ne pouvoir éviter de mettre une balade dans l'album car c'est demandé par les fans. Comme un devoir forcé en fait. Bon faut pas se forcer, Paulo, t'es pas obligé...et en l'occurence elle est très oubliable.
Beaucoup de references livresques, ce qui chez lui était très rare jusque là.
Et Pretty Little Head qu'il aurait en effet du laisser en instrumental, finalement. Enfin bon...
Il manque juste son avis sur Stranglehold a priori...
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PaulRamon
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flowers a écrit : jeu. 21 nov. 2024 13:35 Il manque juste son avis sur Stranglehold a priori...
"We [Paul and Eric] started off with ‘Stranglehold’, putting rhythmic words in, using lyrics like a bongo, accenting the words. We enjoyed the experience, then went on to write the six that are on the album… I remembered the old way I’d written with John, the two acoustic guitars facing each other, like a mirror, but better! Like an objective mirror, you’re looking at the person playing chords, but it’s not you."

Paul McCartney, about writing songs with Eric Stewart for “Press To Play”, Club Sandwich N°42, Autumn 1986
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flowers
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PaulRamon a écrit : jeu. 21 nov. 2024 15:09
flowers a écrit : jeu. 21 nov. 2024 13:35 Il manque juste son avis sur Stranglehold a priori...
"We [Paul and Eric] started off with ‘Stranglehold’, putting rhythmic words in, using lyrics like a bongo, accenting the words. We enjoyed the experience, then went on to write the six that are on the album… I remembered the old way I’d written with John, the two acoustic guitars facing each other, like a mirror, but better! Like an objective mirror, you’re looking at the person playing chords, but it’s not you."
ah oui merci :)...oui ça en revanche je l'avais lu quelque part. D'ailleurs je n'imaginais pas la séance d'enregistrement comme il la présente. Morceau assez étonnant d'ailleurs, un style qu'il n'a jamais vraiment réédité après, c'est un peu un cas à part dans sa carrière. On sent la volonté de tenter du nouveau, mais...il lui manque une étincelle pour décoller (ça ne décolle pas en fait) un petit quelque chose pour "réussir". Je me souviens de ma déception à la découverte de l'album (par ce morceau...). Il y a une honneteté, un coté direct plaisant, et ce n'est pas du tout indigne. Mais bon, après les ouvertures des albums précedents (Coming up, Yug of War, Pipes of Peace...), là on descend une marche c'est incontestable.
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