Les Beatles et la France

Pour des raisons qui tiennent à notre patrimoine culturel, intellectuel, artistique et touristique, les quatre garçons de Liverpool ont, avant même d’être célèbres, entretenu des relations un peu privilégiées avec notre pays, nourrissant pour lui un mélange de fascination et de perplexité. De plus, par un heureux concours de circonstances ou la bienveillance d’une divinité musicale, la France a bénéficié d’un véritable traitement de faveur de la part des Beatles, une situation qui lui confère encore aujourd’hui, avec le recul, un statut un peu particulier au regard d’autres pays qui leur avaient pourtant réservé un meilleur accueil initial.

La coupe de cheveux Beatles

S’ils ont su conquérir l’hexagone par la fraîcheur de leur musique, leur humour et leur charme, les Beatles n’en doivent pas moins à la culture de notre pays l’une des caractéristiques qui fit toute leur singularité au début de leur célébrité : leur fameuse coupe de cheveux à frange, dite « coupe à la Jules César » qui, paradoxe plutôt savoureux, choqua tant les mentalités dans la société française de l’époque. L’histoire de cette coiffure, devenue en quelques mois à peine la « coupe Beatles », au point même de symboliser l’image du groupe dans le monde entier et de s’imposer comme une véritable marque de fabrique, est assez piquante.

Au cours de leur premier séjour en Allemagne en 1960, les Beatles – qui comptaient encore parmi eux le bassiste et peintre Stuart Sutcliffe – avaient fait la connaissance d’étudiants aux Beaux-Arts issus de la bourgeoisie de Hambourg : la Photographe Astrid Kirchherr, son petit ami de l’époque, Klaus Voormann et un autre Photographe, Jürgen Vollmer. Ces jeunes intellectuels avant-gardistes, que l’on surnommait les « Exis » en raison de leur intérêt pour l’Existentialisme récemment mis à la mode par l’œuvre théâtrale de Jean-Paul Sartre, étaient fortement imprégnés de culture française. Ils écoutaient les disques d’artistes comme Edith Piaf, Juliette Gréco, Gilbert Bécaud ou Mouloudji, et se ruaient sur les salles de cinéma qui projetaient des films français (notamment ceux de Jean Cocteau). Leurs acteurs favoris étaient Jean Marais, Gérard Philippe, et ceux de la Nouvelle Vague, comme Jean-Claude Brialy, héros du film de Claude Chabrol, Le Beau Serge. C’est précisément de la façon dont était coiffé Jean-Claude Brialy que Klaus Voormann s’inspira, et il demanda à Astrid Kirchherr de lui retailler les cheveux pour les peigner de cette manière. Il fut ainsi le premier à avoir adopté cette coupe à frange, plate sur le dessus, avec une raie au milieu. Jürgen Vollmer lui emboîta rapidement le pas, la nouvelle coiffure se révélant pour lui une excellente façon de protester contre l’insupportable carcan des conventions bourgeoises de Hambourg. La mode des coiffures en Pilzen Kopf (« têtes de champignons ») était née.

En avril 1961, alors que les Beatles effectuaient leur second séjour à Hambourg, Stuart Sutcliffe (devenu entre-temps le fiancé d’Astrid Kirchherr) fut le premier membre du groupe à laisser tomber, sous l’influence d’Astrid, sa « banane » de rocker pour la nouvelle coupe en vogue chez les « Exis ». Lorsqu’il arriva au Top Ten – le club où se produisait le groupe – coiffé de cette façon, il fut l’objet de tels sarcasmes de la part des quatre autres Beatles qu’il préféra renoncer provisoirement et se repeigner comme un Teddy Boy. Fort du soutien d’Astrid, il revint cependant peu après au club, de nouveau coiffé avec la frange, et cette fois il tint bon en dépit des moqueries. George Harrison fut même lui aussi conquis par la nouvelle apparence de Stuart et demanda à Astrid Kirchherr de lui couper les cheveux à l’identique. Lennon et McCartney restèrent cependant réfractaires pendant encore quelques mois.

Il fallut attendre le début octobre 1961 pour que John et Paul changent d’avis et se décident d’adopter à leur tour la coiffure Pilzen Kopf. A l’occasion des 21 ans de Lennon, McCartney et lui s’étaient rendus quelques jours en vacances à Paris (en train et auto-stop), et ils avaient retrouvé là-bas leur ami allemand Jürgen Vollmer, qui séjournait depuis environ un mois dans la capitale française où il travaillait pour un Photographe. John et Paul (qui s’étaient achetés des capes et des pantalons à pattes d’éléphant au marché aux puces) remarquèrent que certains étudiants français portaient la fameuse coiffure à frange semblable à celle de Jürgen. Finalement les deux Beatles insistèrent eux-mêmes auprès de leur ami afin qu’il leur coupât les cheveux de la même façon, ce que le Photographe fit de bonne grâce dans sa chambre d’hôtel du Quartier latin (les cheveux coupés de Lennon et McCartney furent négligemment repoussés du pied sous le lit de Jürgen, ce qui lui valut pas mal de réprimandes de la part de la concierge !) Vollmer leur fit néanmoins une coupe légèrement différente de la sienne, avec la raie sur le côté, et c’est ainsi que naquit la « coupe Beatles », largement inspirée de la mode française. Seul Pete Best – le premier batteur du groupe – resta fidèle à sa coiffure à la Tony Curtis jusqu’à son renvoi du groupe, le 16 août 1962, une éviction qui n’avait toutefois rien à voir avec son refus de modifier l’apparence de sa chevelure… Son remplaçant, Ringo Starr, fut tout de même prié de raser sa barbe et d’adopter la nouvelle coupe à frange « à la française » qui allait sous peu conquérir et révolutionner la planète entière !

Les Beatles et Brigitte Bardot

Il est impossible d’évoquer les Beatles et la France sans parler de Brigitte Bardot, tant la fascination que cette dernière exerça sur les quatre musiciens marqua leur imaginaire et influença de façon non négligeable leur vie amoureuse. Mis à part Juliette Gréco (encore une française !) qui arrivait en deuxième position dans le classement de John Lennon, il n’y eut sans doute pas de modèle féminin qui sut autant recueillir leurs suffrages que « BB ».

Alors qu’ils étaient encore adolescents à Liverpool, à la fin des années cinquante, Brigitte Bardot représentait le symbole sexuel parfait pour toute une génération de jeunes Anglais. Les futurs Beatles, John Lennon en tête – qui avait déjà une importante collection de photos de l’actrice – lui vouaient aussi un véritable culte. Ils comparaient toutes les filles qu’ils rencontraient avec la star française, et leurs petites amies étaient priées de se conformer le plus possible à l’apparence de Brigitte. John Lennon obligea ainsi sa compagne de l’époque (et future femme) Cynthia Powell à se laisser pousser les cheveux et se teindre en blonde, à porter des jupes courtes et des pull-overs noirs serrés, des bas résille noirs avec des jarretelles et des chaussures pointues à hauts talons. Paul McCartney fit de même avec Dot Rhone pour laquelle il avait même acheté une jupe en cuir à Hambourg. Mais l’odieuse dictature ne s’arrêtait pas là : Cynthia et Dot devaient en plus afficher en permanence une moue boudeuse, comme Bardot !

A leur arrivée en France en janvier 1964, les Beatles désormais célèbres n’avaient qu’une idée en tête, rencontrer « BB ». Dans ce but ils s’arrangèrent pour faire une demande spéciale par l’intermédiaire de leur maison de disques (Odéon). Cependant, le directeur de cette dernière leur fit parvenir le lendemain matin dans leur suite du George V une grande boîte de bonbons, qui était accompagnée du billet suivant : « Malheureusement, Brigitte Bardot est retenue au Brésil ! Espérons que ces douceurs sauront la remplacer. »

Ce n’était cependant que partie remise. Le Photographe Jean-Marie Périer affirme en effet qu’il organisa une rencontre (qui aurait eu lieu à la fin janvier ou au début février 1964) entre l’actrice et les garçons de Liverpool à l’hôtel George V. Jean-Marie Périer raconte : « Je me souviendrai toujours du moment où j’ai ouvert la porte : l’effet qu’elle produisait était incroyable. Le silence qui suivit fut des plus difficiles à combler. Les Beatles étaient assis dans un coin de la pièce. Tétanisés, ils la regardaient comme une couverture de Jours de France. Quant à elle, timidement assise à l’autre bout, elle les examinait comme s’ils sortaient d’une pochette de disque. Et moi, je virevoltais au milieu pour meubler le moment. Ce n’est pas tant qu’ils n’avaient rien à se dire ; simplement, leur situation exceptionnelle leur avait fait oublier l’habitude d’être spectateurs. Je n’ai pas pu faire cette photo-là. »

Une deuxième chance se présenta cependant en mai 1968, alors que Brigitte Bardot séjournait à Londres au Mayfair Hotel. Cette fois, c’est elle qui demanda à rencontrer les quatre Beatles, mais Paul était en Ecosse. Quant à George et Ringo, ils déclinèrent poliment son invitation. Donc, c’est uniquement accompagné de l’attaché de Presse d’Apple, Derek Taylor, que John se rendit à la petite fête organisée par l’actrice. Mais la rencontre fut une fois encore un échec. Lennon était tellement nerveux à l’idée de se trouver face à face avec « BB » qu’il avait pris du LSD, ce qui lui fit perdre totalement ses moyens : « La seule chose que je lui ai dite durant toute la nuit fut ‘Hello’ quand nous sommes allés lui serrer la main. Puis elle a passé le reste du temps à parler en français avec ses amis et je n’ai pas pu trouver quoi que ce soit d’autre à dire. Ce fut une épouvantable soirée de merde – encore pire que de rencontrer Elvis ».

Même lorsqu’il fut question d’inclure son image sur la pochette de leur disque Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band en 1967, les Beatles jouèrent de malchance avec Brigitte Bardot : alors qu’elle avait été initialement retenue sur la liste de Paul McCartney, les concepteurs du projet, Peter Blake et Robert Fraser, qui avaient également leur mot à dire, l’éliminèrent au profit d’une autre blonde sexy, Diana Dors, qui n’était pourtant pas du tout l’idole des Beatles !

L’influence de la France dans l’oeuvre des Beatles

L’attirance des Beatles pour la France et sa culture s’est bien sûr également manifestée à travers leur œuvre, et leurs chansons ne manquent pas d’allusions ou de références à l’Hexagone, quand elles ne sont pas directement interprétées in French. Ainsi en fut-il pour Michelle (sortie sur l’album Rubber Soul le 3 décembre 1965) dont une partie des paroles est dans la langue de Molière. Ecrite avec l’aide d’un professeur de français, Janet Vaughan (l’épouse d’Ivan, ami d’enfance de Paul et ex-Quarry Man), Michelle fut probablement la chanson qui, dans le cœur des fans de notre pays, symbolisa le mieux la relation qu’ils entretenaient avec le groupe de Liverpool. Le super 45 tours « E.P. » sur lequel elle figurait (aux côtés de Run For Your Life, Drive My Car et Girl) fut d’ailleurs l’une des meilleures ventes de Pathé Marconi à l’époque. Le titre fut même déclaré chanson de l’année 1966, en recevant le 11 mars 1967 un Grammy Award, la récompense américaine suprême, et le 25 mars suivant, elle fut de nouveau honorée du prix Ivor Novello en Grande-Bretagne, comme chanson la plus jouée de l’année 1966.

Le clin d’œil se fait parfois dans le domaine musical, avec par exemple la chanson Paperback Writer, sortie en 45 tours le 10 juin 1966 (avec Rain en face B), où pour les chœurs, les Beatles reprennent plusieurs fois en falsetto les mots « Frère Jacques » empruntés à la célèbre comptine populaire française. Mais il y encore plus fort : en démarrant très solennellement la chanson All You Need Is Love avec les premières mesures de la Marseillaise, le groupe n’a pas hésité à récupérer et s’approprier une des valeurs nationales les plus hautement symboliques ! Cette chanson pacifique, qui fut retransmise le 25 juin 1967 en mondovision dans l’émission télévisée Our World et vue par plus de 400 millions de téléspectateurs, devint instantanément l’hymne international de l’année 1967.

Il arrive aussi que certains textes de chansons fassent référence à des lieux touristiques français célèbres comme en 1967 dans I’m The Walrus : « Semolina Pilchard climbing up the Eiffel Tower » (« le pilchard à la semoule grimpe la Tour Eiffel »), ou en 1969 dans The Ballad Of John And Yoko où Lennon fait allusion au bref séjour qu’il fit dans la capitale avec sa nouvelle épouse au mois de mars : « Finally made the plane into Paris, honeymooning down by the Seine » (« Finalement, on a pris l’avion pour Paris et passé notre lune de miel au bord de la Seine »). Mais la France a également su conquérir les « Fab Four » par la beauté de ses paysages, un atout qui n’a pas échappé à Paul McCartney lorsqu’il était à la recherche d’un décor onirique et ensoleillé pour tourner la séquence de sa chanson The Fool On The Hill, dernière pièce manquante au film Magical Mystery Tour, prévu pour sortir à Noël 1967. C’est ainsi que le 30 octobre 1967, accompagné du cameraman Aubrey Dewar, Paul s’envola pour le sud de la France où, durant deux journées, ils firent d’onéreuses prises de vues sur les hauteurs de l’arrière-pays niçois. La scène où Paul déambule sur la colline coûta en effet plus de 4000 Livres sterling de l’époque. (Les Beatles ont rapidement eu un petit faible pour la Côte d’Azur qu’ils aimaient fréquenter au moment du Festival de Cannes et pendant la période estivale.)

L’impact des Beatles sur la vie musicale française

Si la France eut un retentissement artistique et culturel non négligeable sur les Beatles et leur travail, la réciproque n’en fut bien évidemment pas moins importante. En premier lieu parce que grâce aux nombreuses adaptations de leurs chansons pour le marché intérieur (ou à cause d’elles !), le public français découvrit très tôt leur musique, le plus souvent bien avant même d’en connaître les véritables auteurs. En effet, avec l’explosion au début des années soixante de ce que l’on a appelé la vague Yé-Yé – une expression dérivée du « Yeah Yeah » anglais, également empruntée aux Beatles – les producteurs et directeurs artistiques français, qui avaient parfaitement perçu l’impact et le potentiel commercial du rock’n’roll et de la « pop » (variété) auprès du jeune public anglo-saxon, se mirent à adapter massivement et sans vergogne, pour leurs poulains, les succès importés d’Angleterre et des Etats-Unis. Cette solution de facilité avait, entres autres, le gros inconvénient de faire obstacle aux artistes originaux qui, du coup, avaient du mal à pénétrer sur le marché français car ils étaient en concurrence directe avec leurs propres adaptations. Un comble ! Elle avait cependant au moins l’avantage de faire découvrir ces nouvelles sonorités à un public qui n’était encore que partiellement enclin à écouter des disques chantés en anglais.

Les Beatles ne furent pas épargnés par ce phénomène de récupération, loin s’en faut, puisque c’est probablement leur catalogue – avec 159 versions françaises de titres composés ou popularisés par eux – qui fut le plus exploité de ce côté-ci de la Manche. Allant du pire (le plus souvent) au meilleur (plus rarement), les adaptations fleurissaient tous azimuts, interprétées par des vedettes déjà confirmées ou des artistes plus obscurs tombés aujourd’hui dans l’oubli. La première catégorie rassemble des gens issus de la branche rock comme Johnny Hallyday, avec quatre reprises, la plus réussie étant sans doute Je Veux Te Graver Dans Ma Vie (Got To Get You Into My Life), en 1966 ; Dick Rivers, avec cinq tentatives parmi lesquelles J’en Suis Fou (Love Me Do) en 1962, Quand Je L’Ai Vue Devant Moi (I Saw Her Standing There) en 1963, ou Ces Mots Qu’On Oublie Un Jour (Things We Said Today) en 1964 ; de la variété, comme Richard Anthony, avec Toi L’Ami (All My Loving) ou La Corde Au Cou (I Should Have Known Better) en 1964, Claude François, avec Des Bises De Moi Pour Toi (From Me To You) et Laisse-Moi Tenir Ta Main (I Want To Hold Your Hand) en 1963, ou de la chanson française traditionnelle, avec Le Sous-Marin Vert, reprise très kitsch de Yellow Submarine en 1966 par Maurice Chevalier, pour ne citer que ceux-là…

La seconde catégorie comporte des artistes également issus du monde du rock, la palme revenant indiscutablement aux héroïques Lionceaux (10 reprises) qui se distinguèrent notamment avec Le Temps Est Long (It Won’t Be Long), Toi L’Ami (All My Loving), Je Te Veux Tout A Moi (I Wanna Be Your Man), ou Il Faut Revenir (This Boy) en 1964 ; d’autres oubliés évoluant plus dans la variété, comme le duo Claudette & Sylvie interprétant Oui C’est Vrai (Hold Me Tight) en 1964, ou Akim s’essayant sur Humm ! Qu’Elle Est Belle (I Feel Fine) en 1965. Plus rares enfin étaient les réels admirateurs de la « pop » concoctée avec délice par les Beatles. On retiendra cependant le délicat Erick St Laurent, qui s’en sortit avec les honneurs sur Eléonor Rigby (Eleanor Rigby) en 1966 et avec C’Est Devenu Un Homme (She’s Leaving Home), en 1967…

A partir de 1966, le processus des adaptations s’essouffla : en premier lieu parce que la musique des Beatles était plus directement connue par leurs propres disques ; ensuite parce que des compositeurs confirmés, comme Serge Gainsbourg, ou de nouveaux talents, tel Michel Polnareff, préférèrent, plutôt que de se soumettre servilement à leur œuvre, s’inspirer de leurs sonorités et de leurs arrangements, quitte à aller enregistrer leurs disques à Londres avec des musiciens anglais.

Dans un autre registre, 1966 fut également l’année de sortie de la BD Astérix chez les Bretons, où le héros gaulois au casque ailé, en mission chez ses cousins buveurs d’eau chaude et de cervoise tiède, fit la connaissance de « quatre bardes très populaires » outre-Manche. Il s’agissait là de la part d’Uderzo et de Goscinny d’un sympathique clin d’œil à une formation musicale qui avait désormais conquis le cœur de beaucoup de Français…

L’auteur de dossier : Eric Krasker

Eric Krasker est né à Nogent sur Marne en 1960. Fils de l’accordéoniste professionnel Jo Krasker, il entend parler pour la première fois des Beatles en 1964 alors que son père rentre précipitamment un jour dans leur appartement de Vincennes et lâche cette sentence telle un coup de tonnerre : « Ces Beatles et ces Yé-yé sont en train de tuer l’accordéon !! ». (Par la suite Jo Krasker s’est réconcilié avec la musique des Beatles, son orchestre l’interprétant même au cours de soirées dansantes). Mais ce n’est qu’en 1970, avec le 45 tours Sympathy des Rare Bird, qu’Eric s’intéresse vraiment à ce que l’on appelle alors la « pop music » – et bien sûr, les Beatles. La sortie en 1973 des compilations « rouge » et « bleue » agira comme un second détonateur qui le conduira à mieux connaître la discographie des quatre garçons et à apprendre la batterie, non pas sur une « Ludwig » mais sur une vieille « Hollywood » de jazz prêtée par un ami de son père ! Batteur du groupe The Peals (« Les carillons ») au début des années 80, Eric suit parallèlement des études supérieures d’histoire dans le but d’être professeur. Son intérêt croissant pour la musique le conduit cependant à marier ses deux spécialités, et alors qu’il prépare sa maîtrise il décide de consacrer ses futurs travaux à la musique populaire contemporaine, et aux Beatles en particulier.

Refusant d’emblée la mauvaise vulgarisation et conscient que le véritable débat Beatles s’effectue avant tout sur la scène anglo-saxonne, il publie en 1989 un premier courrier dans la revue spécialisée américaine Belmo’s Beatleg News. Suivront une quantité d’articles dans les publications mondiales les plus réputées en la matière : Discoveries, The 910 Newsletter, Beatlefan, Beatles Unlimited et Record Collector. Parallèlement, Eric collabore en France avec des magazines généralistes tels Le Nouvel Observateur et L’Événement du Jeudi, puis signe plusieurs autres articles pour la presse spécialisée (Best, Guitarist Magazine, Rock Mixer, etc.). Consultant spécialisé pour France Info, France Inter, Europe 1 et RTL, il est le co-auteur de La Saga des Beatles diffusée quotidiennement sur France Inter durant l’été 1994. Il termine actuellement une importante étude historique de fond sur les Beatles, un travail intitulé Les Beatles : Enquête sur un Mythe (1960-1962), qui lui a demandé huit années de minutieuses recherches. L’édition française de ce livre – truffé de documents originaux – a été publiée en Octobre 2003.

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