Les Beatles et la drogue

Les rapports des Beatles avec la drogue commencent dès le mois d’Août 1964 (le 28), quelques jours après les mythiques concerts à l’ Hollywood Bowl de Los Angeles. Ce jour là, les Fab Four font la connaissance de Bob Dylan qui les initie à la Marijuana. Dès ce jour, alors que nous sommes au début des sessions d’enregistrements de « Beatles for sale », la drogue va prendre de plus en plus d’importance dans la vie du groupe, ainsi que dans leurs compositions.

Un peu d’histoire…

Au milieu des années 60, Timothy Leary (chercheur en psychologie à l’université d’Harvard) absorbe un extrait de plante hallucinogène : le Peyotl . Il découvre alors que la drogue peut libérer la conscience humaine. Il se concentra par la suite à un dérivé de l’acide lysergique : le LSD 25. Celui-ci altère la perception du monde qu’on les individus, en faisant naître au cours des hallucinations, des formes et des couleurs. De plus, cette pilule fait accéder la personne qui en prend, à un stade de « conscience supérieure », sorte de révélation ultime. Après s’être fait renvoyer de l’université, Leary publie son expérience dans « The Psychedelic Review » (que John achètera peu avant de composer « Tomorrow Never Knows »). Le concept de « Psychédélisme » naît alors, et connaît un essor plus que rapide sur la Côte Ouest des Etats-Unis, surtout auprès des jeunes musiciens. S’en suivent alors des « Acid-tests » (prise collective de LSD) et autres expériences auxquelles se prêtent les Grateful Dead et les Doors. La prise de LSD est donc à l’origine d’une nouvelle musique (psychédélique) , mais pas d’un genre de musique en particulier. En effet, il s’agit à travers la « psyché » (révélatrice de l’âme) de percevoir différemment (sans limite) toutes les musiques existantes. Cette façon folle et débridée de jouer autrement a pour conséquences les distorsions sonores, l’usage de nouveaux instruments, les nombreuses improvisations, et les solos de guitares plus longs qu’à l’accoutumé (et assez planants). Il va sans dire que « Sgt Pepper’s » est LE disque « psychédélique » par excellence. De nombreuses chansons de l’album auront d’ailleurs des problèmes (censures) avec les radios, pour allusions au LSD… John : « J’ai toujours eu besoin de drogue pour survivre. Les autres aussi, mais j’en ai toujours pris plus. Je prenais toujours plus de pilules, plus de tout parce que je suis sans doute dingue » (1970)

L’expérience Dentaire…

C’est John et George qui furent les premiers Beatles à tester le LSD. Ils le découvrirent en fait à leur insu. Après avoir fait la connaissance d’un dentiste dans une boite, celui-ci les invita, accompagnés par Cynthia et Pattie (les épouses de John et George) à manger chez lui. Il mélangea le LSD (encore en vente libre à cette époque) avec leur café… George : « Tout d’un coup, j’ai senti la plus incroyable des sensations m’envahir …c’était fantastique …très étrange ». John : « On était complètement partis. On était a côté de nos pompes. Terrifiant…mais fabuleux ». John : « J’ai dû faire un millier de trips. J’en avalais tout le temps. J’ai arrêté à cause des mauvais trips. Je ne supportais plus… Et j’ai recommencé à en prendre avant de rencontrer Yoko ». En effet, « Pepper » a été complètement réalisé sous acide. John était le plus atteint, totalement sous emprise, occupé a essayer de détruire son ego.

Paul, l’acide…et les journalistes !

Jusqu’à présent , les Beatles n’ont pas avoués en public qu’ils prenaient du LSD . Les derniers vestiges de leur image de garçon sage vont tomber le 17 juin 1967 (peu de temps après la sortie de l’album), lorsque Paul, dans un entretien à « Life Magazine » reconnaît avoir pris des acides. Cela est assez étonnant car Paul avait toujours était le plus réticent à la prise de LSD, et il était également le Beatle qui en prenait le moins… Le soir même, assiégé par tous les journalistes du Royaume-Uni, Paul accorda une interview pour le journal télévisé : Le journaliste : « Combien de fois avez vous pris du LSD ? » Paul : « Hum … 4 fois » Paul aurait peut être dû se taire…mais dans le fond, tôt ou tard il aurait fallu que les Beatles en parlent… George (1987) : « Avant le LSD, je n’avais jamais réalisé qu’il existait quoi que ce soit au-delà de cet état de conscience. La première fois que j’en ai pris, ça a tout fait exploser. J’ai eu une telle impression incroyable de bien être, qu’il existait un Dieu et que je pouvais le voir dans n’importe quel brin d’herbe. Ça m’a changé, et il n’était pas question de retourner à ce que j’étais avant ! ».

Pensez aussi à lire

Paul McCartney : l’interview exclusive

INTRODUCTION Paul McCartney – l’interview Exclusive : En mai dernier, à Londres, Paul McCartney accordait …

La newsletter de Yellow-Sub

N/'attendez plus !
Abonnez-vous à la newsletter de Yellow-Sub et recevez les dernières actus par email !