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Parue en 1972,« John Sinclair »est une chanson de protestation écrite par John Lennon pour dénoncer l’emprisonnement abusif du militant américain John Sinclair, condamné à dix ans de prison pour avoir donné deux joints. Interprétée en concert trois jours avant la libération de Sinclair, la chanson, portée par une slide guitar bluesy, a eu un impact immédiat mais éphémère. Symbole de l’engagement politique de Lennon, elle reflète une période où il utilise sa musique comme arme contre l’injustice, quitte à s’exposer à la censure et à la surveillance du FBI.
Écrit par : Lennon
Enregistrement : 13 février – 8 mars 1972
Producteurs : John Lennon, Yoko Ono, Phil Spector
Sortie : 15 septembre 1972 (Royaume-Uni), 12 juin 1972 (États-Unis)
Disponible sur :
Some Time In New York City
John Lennon Anthology
Acoustique
Personnel
John Lennon : chant, guitare
Adam Ippolito : piano, orgue
Gary Van Scyoc : basse
Richard Frank Jr : batterie, percussions
Jim Keltner : batterie
« John Sinclair » : Quand John Lennon Chante la Lutte Politique
Parue en 1972 sur l’albumSome Time In New York City,John Sinclairest l’un des morceaux les plus explicitement militants de John Lennon. Écrite en soutien au poète et activiste américain John Sinclair, condamné à une peine de dix ans de prison pour avoir donné deux joints à un policier infiltré,le titre illustre l’engagement politique du musicien à cette époque. Si elle a eu un impact immédiat lors de sa sortie, son message s’est rapidement retrouvé obsolète après la libération de Sinclair, trois jours seulement après que Lennon l’ait interprétée en concert.
John Lennon a toujours été sensible aux luttes contre l’injustice, notamment après son propre arrestation pour possession de marijuana en 1968. Lorsqu’il apprend la condamnation de Sinclair, il décide d’agir. Un concert de soutien est organisé le 10 décembre 1971 à la Crisler Arena d’Ann Arbor, Michigan, et Lennon y participe aux côtés de Yoko Ono.
« Ils voulaient une titre sur John Sinclair. Alors je l’ai écrite. C’est la part d’artisan en moi. Si on me demande quelque chose, je peux le faire. » – John Lennon, 1980
Musicalement,le titre repose sur une rythmique blues structurée autour du jeu de slide guitar de Lennon sur une guitare dobro. Avec des paroles directes et sans détours – « Gotta set him free / They gave him ten for two / What else can the bastards do ? » – Lennon dénonce ouvertement l’absurdité d’une peine disproportionnée et revendique la libération immédiate du militant.
LeTen For Two Rallydu 10 décembre 1971 est un succès et bénéficie d’une couverture médiatique importante. Trois jours plus tard, le 13 décembre, John Sinclair est libéré de prison. L’effet est immédiat :le titre de Lennon, qui résonnait comme un cri d’urgence, perd en pertinence presque aussitôt.
Malgré cela, Lennon continue à la défendre en direct surThe David Frost Showle 16 décembre 1971, où il interprète égalementAttica State,The Luck of the IrishetSisters, O Sisters. Puis, en février et mars 1972, il l’enregistre officiellement pourSome Time In New York City. Mais lorsque l’album sort en juin aux États-Unis, la situation a déjà évolué, rendantle titre largement anecdotique.
L’enregistrement studio deJohn Sinclairse distingue par son instrumentation minimaliste, dominée par la slide guitar et le piano d’Adam Ippolito. Aux côtés de Lennon, on retrouve Gary Van Scyoc à la basse, Richard Frank Jr et Jim Keltner à la batterie et aux percussions. L’approche brute et directe de la production rappelle l’urgence du message.
Malheureusement,Some Time In New York Cityreçoit un accueil critique mitigé, souvent critiqué pour ses paroles trop simplistes et son manque de profondeur musicale. Avec des slogans politiques parfois datés au moment de leur sortie, l’album peine à s’imposer face aux œuvres plus intemporelles de Lennon.
SiJohn Sinclairn’est pas devenue une titre iconique de Lennon, elle témoigne néanmoins d’une période où l’artiste s’engage pleinement dans les luttes politiques. Ce militantisme accru, notamment dans les causes radicales américaines, contribuera d’ailleurs à la surveillance de Lennon par le FBI et aux tentatives d’expulsion menées contre lui sous l’administration Nixon.
Avec le recul,John Sinclairest un témoignage fidèle d’une époque où la musique se voulait un vecteur de changement social immédiat. Si son impact a été éphémère, elle reste une preuve de la volonté de Lennon d’utiliser son art pour défendre ceux qu’il considérait comme victimes de l’injustice.
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It aint fair, John Sinclair
In the stir for breathing air
Wont you care for John Sinclair ?
In the stir for breathing air
Let him be, set him free
Let him be like You And Me
They gave him ten for two
What else can the judges do ?
Gotta, gotta, gotta, gotta, gotta, gotta, gotta, gotta, gotta, gotta, gotta, gotta, gotta, gotta, gotta set him free
If hed been a soldier man
Shooting gooks in Vietnam
If he was the CIA
Selling dope and making hay
Hed be free, theyd let him be
Breathing air, like You And Me
They gave him ten for two
What else can the judges do ?
Gotta, gotta, gotta, gotta, gotta, gotta, gotta, gotta, gotta, gotta, gotta, gotta, gotta, gotta, gotta set him free
They gave him ten for two
They got Ali Otis too.
Gotta, gotta, gotta, gotta, gotta, gotta, gotta, gotta, gotta, gotta, gotta, gotta, gotta, gotta, gotta set him free
Was he jailed for what he done ?
Or representing everyone
Free John now, if we can
From the clutches of The Man
Let him be, lift the lid
Bring him to his wife and kids
They gave him ten for two
What else can the bastards do ?
Gotta, gotta, gotta, gotta, gotta, gotta, gotta, gotta, gotta, gotta, gotta, gotta, gotta, gotta, gotta set him free
Ce n’est pas juste, John Sinclair
Dans la tourmente pour respirer de l’air
Ne t’occuperas-tu pas de John Sinclair ?
Dans la tourmente pour respirer de l’air
Laisse-le, libère-le
Laisse-le être comme Toi et Moi
Ils lui ont donné dix ans pour deux
Que peuvent faire d’autre les juges ?
Il faut, il faut, il faut, il faut, il faut, il faut, il faut, il faut, il faut, il faut, il faut, il faut, il faut, il faut, il faut, il faut le libérer
S’il avait été un soldat
Tirant sur des Vietnamiens
S’il avait été de la CIA
Vendant de la drogue et faisant des affaires
Il serait libre, ils le laisseraient être
Respirant de l’air, comme toi et moi
Ils lui ont donné dix pour deux
Que peuvent faire d’autre les juges ?
Il faut, il faut, il faut, il faut, il faut, il faut, il faut, il faut, il faut, il faut, il faut, il faut, il faut, il faut, il faut le libérer
Ils lui ont donné dix pour deux
Ils ont aussi eu Ali Otis.
Il faut, il faut, il faut, il faut, il faut, il faut, il faut, il faut, il faut, il faut, il faut, il faut, il faut, il faut, il faut le libérer
A-t-il été emprisonné pour ce qu’il a fait ?
Ou pour avoir représenté tout le monde
Libérez John maintenant, si nous le pouvons
Des griffes de l’Homme
Laissez-le, soulevez le couvercle
Ramenez-le à sa femme et à ses enfants
Ils lui ont donné dix ans pour deux
Que peuvent faire d’autre ces salauds ?
Il faut, il faut, il faut, il faut, il faut, il faut, il faut, il faut, il faut, il faut, il faut, il faut, il faut, il faut, il faut, il faut le libérer
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