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Écrit par : Lennon
Enregistrement : juillet-août 1974
Producteur : John Lennon
Sortie : 4 octobre 1974 (Royaume-Uni), 26 septembre 1974 (États-Unis)
Disponible sur :
Walls And Bridges
Power To The People – The Hits
Personnel
John Lennon : chant, guitare acoustique
Nicky Hopkins : piano électrique
Jesse Ed Davis : guitare électrique
Eddie Mottau : guitare acoustique
Ken Ascher : clavinet
Klaus Voormann : basse
Arthur Jenkins : percussions
Jim Keltner : batterie
Bobby Keys : saxophone
May Pang, Lori Burton, Joey Dambra : chœurs
Parmi les joyaux de la discographie solo de John Lennon, « #9 Dream » occupe une place à part. Deuxième single extrait de l’album Walls and Bridges (1974), cette titre est une plongée dans l’univers onirique de l’ancien Beatle, marquée par une atmosphère envoûtante et une production ciselée. Un titre qui, bien que considéré par Lennon lui-même comme un simple exercice de style, reste l’un de ses morceaux les plus fascinants.
Contrairement à d’autres morceaux inspirés par des événements de sa vie ou par son engagement politique, « #9 Dream » a une origine bien plus mystérieuse. Selon John Lennon, la titre lui est littéralement apparue dans un rêve. « C’était un simple exercice d’écriture, un morceau que j’ai sorti machinalement », confiera-t-il en 1980. Mais derrière cette modestie apparente, le titre révèle une structure sophistiquée et une ambiance enivrante.
La titre trouve son origine dans une démo intitulée « So Long », que Lennon a enregistrée à l’été 1974. Alors qu’il produit l’album Pussy Cats de Harry Nilsson, Lennon compose une mélodie inspirée par les arrangements de cordes qu’il a écrits pour la reprise de « Many Rivers To Cross » de Jimmy Cliff. Ce motif musical devient la base de « #9 Dream ».
Le chiffre 9 occupe une place récurrente dans la vie et l’œuvre de Lennon. Il est né un 9 octobre 1940, et plusieurs moments clés de sa carrière sont associés à ce nombre : son premier domicile familial à Liverpool était au 9 Newcastle Road, son premier groupe s’appelait The Quarrymen (9 lettres), et son fils Sean est également né un 9 octobre. De plus, « Revolution 9 » sur l’album The White Album des Beatles était déjà une exploration expérimentale de cette obsession.
Dans « #9 Dream », cette fascination se retrouve aussi bien dans le titre que dans la structure du morceau. L’étrange refrain « Ah! böwakawa poussé, poussé » compte neuf syllabes et, selon May Pang, la compagne de Lennon à l’époque, il s’agit d’une expression sans signification apparue dans son rêve.
Enregistrée en juillet et août 1974 au Record Plant de New York, « #9 Dream » est l’un des morceaux les plus produits de Walls and Bridges. Lennon s’entoure de musiciens chevronnés : le bassiste Klaus Voormann, le guitariste Jesse Ed Davis, le pianiste Nicky Hopkins et le batteur Jim Keltner, fidèle collaborateur de l’ex-Beatle.
Le titre se distingue par sa richesse sonore : un écho profond sur la voix de Lennon, des harmonies vocales envoûtantes (assurées par May Pang, Lori Burton et Joey Dambra) et un arrangement de cordes subtil signé Ken Ascher. Le mixage du titre a été particulièrement peaufiné, notamment au niveau de la voix de Lennon, traitée avec des effets de retard et de doublement pour accentuer son caractère onirique.
Un détail amusant : lors des sessions d’enregistrement, l’ingénieur du son Roy Cicala annonçait « take nine » avant chaque prise, ajoutant encore une coïncidence numérologique au morceau.
Sorti en single le 16 décembre 1974 aux États-Unis et le 31 janvier 1975 au Royaume-Uni, « #9 Dream » ne rencontre pas un succès fracassant mais obtient des résultats honorables. Aux USA, il atteint ironiquement la 9e place du Billboard Hot 100 le 22 février 1975. En revanche, au Royaume-Uni, il ne grimpe qu’à la 23e position.
Bien que moins populaire que « Whatever Gets You Thru The Night », le premier single de Walls and Bridges, « #9 Dream » est salué par la critique pour sa production raffinée et son atmosphère envoûtante. Billboard le décrit comme un « soft rocker » au potentiel certain, tandis que Cashbox souligne ses « paroles superbes » et son instrumentation envoûtante.
Malgré son statut de « titre secondaire » dans le catalogue de Lennon, « #9 Dream » a laissé une empreinte durable. De nombreux artistes ont repris le titre, notamment R.E.M. en 2007 pour la compilation caritative Instant Karma: The Amnesty International Campaign to Save Darfur. Bill Frisell, Andrea Corr et José González l’ont également revisité au fil des années.
L’influence du morceau s’étend au-delà de la musique : le romancier britannique David Mitchell a intitulé son deuxième livre number9dream en hommage à Lennon.
Avec « #9 Dream », John Lennon a offert l’un de ses morceaux les plus mystérieux et immersifs. Une titre qui, près d’un demi-siècle après sa sortie, continue de fasciner par son ambiance onirique et sa structure envoûtante. Un rêve devenu réalité musicale.
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So long ago
Was it in a Dream, was it just a Dream
I know, yes I know
Seemed so very real, it seemed so real to me
Took a walk down the street
Thru the heat whispered trees
I thought I could hear, hear, hear, hear
Somebody call out my name as it started to Rain
Two spirits dancing so strange
Ah ! böwakawa poussé, poussé
Ah ! böwakawa poussé, poussé
Ah ! böwakawa poussé, poussé
Dream, Dream away
Magic in the air, was magic in the air
I believe, yes I believe
More I cannot say, what more can I say
On a river of sound
Thru the mirror go round, round
I thought I could feel, feel, feel, feel
Music touching my soul, Something warm, sudden cold
The spirit dance was unfolding
Ah ! böwakawa poussé, poussé
Ah ! böwakawa poussé, poussé
Ah ! böwakawa poussé, poussé
Ah ! böwakawa poussé, poussé
Ah ! böwakawa poussé, poussé
Ah ! böwakawa poussé, poussé
Ah ! böwakawa poussé, poussé
Ah ! böwakawa poussé, poussé
Ah ! böwakawa poussé, poussé
Ah ! böwakawa poussé, poussé
Ah ! böwakawa poussé, poussé
Il y a si longtemps
Était-ce dans un rêve, était-ce juste un rêve
Je sais, oui je sais
Cela semblait si réel, cela me semblait si réel à moi
J’ai marché dans la rue
À travers les arbres murmurant sous la chaleur
J’ai cru entendre, entendre, entendre, entendre
Quelqu’un crier mon nom alors que la pluie commençait
Deux esprits dansant de manière si étrange
Ah ! böwakawa poussé, poussé
Ah ! böwakawa poussé, poussé
Ah ! böwakawa poussé, poussé
Rêve, rêve loin
La magie dans l’air, il y avait de la magie dans l’air
Je crois, oui je crois
Je ne peux pas en dire plus, que puis-je en dire de plus
Sur une rivière de sons
À travers le miroir, tourner, tourner
J’ai cru pouvoir sentir, sentir, sentir, sentir
La musique toucher mon âme, quelque chose de chaud, soudain froid
La danse des esprits se déroulait
Ah ! böwakawa poussé, poussé
Ah ! böwakawa poussé, poussé
Ah ! böwakawa poussé, poussé
Ah ! böwakawa poussé, poussé
Ah ! böwakawa poussé, poussé
Ah ! böwakawa poussé, poussé
Ah ! böwakawa poussé, poussé
Ah ! böwakawa poussé, poussé
Ah ! böwakawa poussé, poussé
Ah ! böwakawa poussé, poussé
Ah ! böwakawa poussé, poussé