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Interview pour la publication de Flower In The Dirt

INTRODUCTION

Une interview réalisée peu de temps après la sortie de l’album “Flowers in the Dirt”, lors du passage de Paul à Paris Bercy.

L’INTERVIEW

Paul, pouvez-vous nous parler de votre association avec Elvis Costello ?
J’aime bien écrire en collaboration avec quelqu’un. Aussi, quand j’en suis venu à préparer mon nouvel album, Flowers In The Dirt, mon manager et le sien ont pesé le pour et le contre, et ils nous ont mis ensemble pour voir si on pouvait composer tous les deux, si le courant passait. Ensuite, on s’est mis au boulot afin de contempler notre imagination créatrice réciproque. On s’est amusés à comparer nos talents respectifs. Dans l’ensemble, ça s’est plutôt bien passé, et on a réussi à écrire neuf chansons dont quatre sont sur Flowers In The Dirt, les autres non.
 Quelle est la finalité de votre tournée mondiale ? 
C’est d’abord de jouer de la musique pour les fans et, en second lieu, de donner une sorte de tribune à une organisation du nom des Amis de la Terre, qui se préoccupe d’écologie et qui tient beaucoup à sauver la planète, comme Greenpeace et beaucoup d’autres organisations. Ils soutiennent bon nombre de causes essentielles telles que le problème des forêts tropicales, celui de la couche d’ozone ou de la pollution des eaux douces et mannes. Aussi, en tant que père de quatre enfants, je pense que c’est très important d’appuyer ce genre d’entreprise. Cette année a été une année de mobilisation et d’information ; je ne pense pas que ce soit une mode passagère. Les gens ont vraiment pris conscience du danger que représente ce trou dans la couche d’ozone, tout comme moi. C’est pourquoi nous soutenons les Amis de la Terre au cours de cette tournée.
 Pourquoi avoir attendu si longtemps avant de vous exprimer en public au sujet des questions écologiques ? 
1989 a vraiment été une année écologique. Jusqu’alors… si, il y a une douzaine d’années, quelques personnes avaient bel et bien prévu tout ça à la suite de recherches scientifiques. Ils avaient établi une sorte de schéma directeur de la planète, ça s’appelait « Blueprint for Survival » (Plan de Survie). Ils avaient prévu l’effet de serre, mais moi je faisais comme tout le monde à l’époque. Je pensais que ça n’arriverait jamais, que les gouvernements agiraient bien assez tôt. Mais l’arrivée de ce trou dans la couche d’ozone dont on a des preuves tangibles maintenant – ça n’a rien de théorique – a donné à réfléchir à beaucoup d’entre nous. Ce n’est qu’un début, de plus en plus de gens vont en prendre conscience et vont se mobiliser. Jusqu’à une période récente, je pensais comme tout le monde qu’on pouvait laisser les gouvernements se charger de l’affaire, mais vu le manque d’empressement…
 Quels moyens allez-vous donner pour plaider la cause de l’environnement ? 
Je ne suis pas expert en la matière, aussi suis-je assez limité à ce sujet. Je ne suis qu’un père de quatre enfants. C’est pourquoi je me tourne vers des personnes compétentes comme les Amis de la Terre afin qu’ils me disent ce qui ne va pas. Le trou dans l’ozone ne date pas d’hier, ni la pollution des mers – rappelez-vous l’accident en Alaska – ni l’exportation des pluies acides en provenance de Grande-Bretagne vers le continent. Ce n’est pas nouveau, on vous l’a déjà dit. Tout ce que je peux faire, c’est leur permettre de s’exprimer en tant qu’experts. Je ne suis pas spécialiste, je suis chanteur, c’est tout.
 On a l’impression que tous les chanteurs ont un peu une cause à défendre. Est-ce que cela ne serait pas un trousseau que toutes les stars de la pop s’offrent ? 
Il y a beaucoup de gens comme vous qui trouvent tout cela ennuyeux. Comme par exemple l’action menée par Sting. Moi-même je trouve ça rasant, mais le fait est que si on ne le fait pas, qui s’en chargera ? Vous ?… Vous voulez des infos et rien d’autre. Alors ça tombe sur des gens comme Sting, Peter Gabriel ou moi. On n’a rien demandé. S’il y a un gouvernement quelconque prêt à prendre la relève, il est le bienvenu.
 Ce n’est pas la première fois que vous affichez vos préoccupations pour l’environnement. Le message n’était-il donc pas passé, à l’époque ? 
C’est vrai que ce n’est pas la première cause que je défends. La plupart des artistes issus des années 60 veulent que les choses bougent et c’est ce qui se passe actuellement. Il a fallu du temps, mais on y est arrivé. Pensez au peuple d’Allemagne de l’Est ou à Gorbatchev. Je pense que tous ces changements ont pris racine dans les années 60. Même la Chine finira par se démocratiser à la longue. Le monde change lentement, mais sûrement. J’y contribue, mais je ne m’érige pas en meneur, c’est la même chose pour vous.
 Parlez-nous des musiciens qui vous accompagnent. Vous en avez fait l’éloge, je crois. Cela n’a pas toujours été le cas dans le passé… Et pourquoi avoir attendu treize ans avant de recommencer une tournée ? 
On m’a demandé mon avis sur la qualité des musiciens qui m’entourent, eh bien si vous venez au concert de ce soir, on espère vous prouver notre talent. Vous jugerez par vous-même… Si j’ai attendu si longtemps, c’est parce que je crois avoir trouvé de bons musiciens au moment de faire Flowers In The Dirt, et quoi de plus logique que d’entreprendre une tournée à la suite de cela ?
 J’aimerais que vous nous parliez de votre école de chant à Liverpool, actuellement en projet. 
Le conseil municipal de Liverpool a fermé mon ancienne école. C’est une très belle école, construite en 1825, que j’ai entrepris de visiter à nouveau il y a quelque temps, par nostalgie pure. Elle est dans un état de délabrement avancé, c’est pourquoi je me suis encore engagé à la sauver – j’aurais pu rentrer chez moi et m’en laver les mains ! – au contraire, j’ai décidé d’en faire une école des arts et du spectacle, afin que les enfants de Liverpool aient les mêmes chances que moi à l’époque.
 Est-ce qu’il est facile de vivre dans un présent un peu ordinaire après le passé qui a été le vôtre ? Est-il possible d’être à la fois dans son époque, dans son temps et hors du temps, parce que finalement, les Beatles dureront toujours… 
Non, ça n’est pas difficile. Je suis très fier de mon passé avec les Beatles, du travail que j’ai fait avec et sans eux. Les Beatles ont sans doute été le point culminant de ma carrière du fait de leur spécificité et de leur accomplissement dans l’histoire de la musique. Il est par conséquent difficile de faire mieux… De faire mieux que les meilleurs ! Je suis satisfait de mon travail et en plus je mène une vie heureuse. Ma situation est différente puisque j’ai une femme et des enfants. C’est une autre forme de bonheur.
 La part du mythe des Beatles dans votre charisme, dans votre aura d’aujourd’hui, n’est-elle pas source d’ambiguïté ? 
En tout cas, pas pour moi. Je suis resté tout aussi charismatique, comme vous avez pu le constater. Et surtout modeste !
 Une quarantaine de vos compositions ne sont pas encore reparues sur CD, telle Give Ireland Back To The Irish. qui gère tout cela ? 
Malheureusement, je suis un peu étranger à ce domaine. C’est ma maison de disques qui s’occupe de la sortie de tel ou tel morceau. Vous devez savoir d’ailleurs mieux que moi quels sont les disques disponibles sur le marché. Je me contente de composer les chansons et, pour le reste, je m’en remets aux maisons de disques

Lire  Interview pour la publication de l'Anthology Beatles

intflo

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