Avec Only Our Hearts, ultime titre de Kisses On The Bottom (2012), Paul McCartney signe une ballade émouvante où il retrouve Stevie Wonder, trente ans après Ebony and Ivory. Enregistrée aux Capitol Studios, cette chanson se distingue par une orchestration raffinée de Johnny Mandel et un harmonica poignant de Wonder. Entre nostalgie et douceur, McCartney offre une déclaration d’amour sincère, concluant son album hommage avec une touche de fraîcheur et d’émotion.
En 2012, Paul McCartney dévoileKisses On The Bottom, un album hommage aux classiques du Great American Songbook. Parmi les titres de cet opus, deux compositions originales du musicien britannique se distinguent :My ValentineetOnly Our Hearts. Ce dernier morceau, ultime piste du disque, revêt une importance particulière, non seulement par son atmosphère intime et chaleureuse, mais aussi par la participation d’une légende : Stevie Wonder.
Sommaire
Un hommage au passé teinté d’inédit
Lorsque McCartney conçoitKisses On The Bottom, son intention est claire : revisiter les chansons qui ont bercé son enfance, ces standards qui l’ont inspiré bien avant l’éclosion de la Beatlemania. Toutefois, il ne se contente pas d’un simple hommage et introduit deux inédits dans cette collection de reprises.Only Our Heartsvient ainsi clore l’album avec une touche personnelle et inédite, prolongeant l’émotion suscitée par les interprétations nostalgiques qui le précèdent.
Un casting d’exception pour une ballade poignante
Loin des orchestrations légères et jazzy qui caractérisent le reste de l’album,Only Our Heartsse distingue par une instrumentation différente et un casting de musiciens triés sur le volet. Enregistré en mars 2010 aux Capitol Studios de Los Angeles sous la houlette du producteur Tommy LiPuma et de l’ingénieur du son Al Schmitt, ce morceau réunit le pianiste Tamir Hendelman, le guitariste John Chiodini, le bassiste Chuck Berghoffer et le batteur Vinnie Colaiuta. Mais la véritable surprise vient de la présence d’un collaborateur d’exception : Stevie Wonder.
Quatre décennies après leurs premières rencontres musicales, et trente ans après leur collaboration sur l’emblématiqueEbony and Ivory(1982), McCartney et Wonder se retrouvent pour une nouvelle aventure. L’harmonica expressif et poignant de Stevie Wonder confère àOnly Our Heartsune profondeur inégalée, ajoutant une dimension supplémentaire à la douceur de la voix de McCartney.
Une orchestration raffinée et une ambiance feutrée
Le morceau bénéficie d’un arrangement orchestré par Johnny Mandel, figure respectée de la musique de film et du jazz. Mandel, connu pour son travail avec Frank Sinatra et Peggy Lee, insuffle une finesse et une sophistication supplémentaires à la composition. Le résultat est une ballade aux tonalités romantiques, avec un subtil équilibre entre la nostalgie et la fraîcheur d’une mélodie inédite.
L’absence de Diana Krall, pourtant omniprésente sur le reste de l’album, souligne la singularité de ce morceau. McCartney, en s’entourant d’une nouvelle équipe, explore un registre plus proche de la soul et de la ballade orchestrale que du jazz traditionnel qui imprègne les autres titres de l’album.
Une poignante déclaration d’amour
Lyricalement,Only Our Heartss’inscrit dans la lignée des chansons d’amour intemporelles. McCartney y déploie une tendre déclaration, où la simplicité des paroles se mêle à une interprétation sincère. Fidèle à son style, il préfère la suggestion à l’effusion, laissant la musique et les intonations de sa voix traduire toute l’intensité de l’émotion.
L’harmonica de Stevie Wonder, quant à lui, apporte une touche mélancolique et profonde, rappelant les plus belles heures de la Motown. Cette fusion entre la sensibilité mélodique de McCartney et l’expressivité de Wonder confère à la chanson une aura intemporelle, capable de toucher aussi bien les amateurs de pop que les inconditionnels du répertoire jazz-soul.
Une conclusion en douceur pour un album d’exception
SiKisses On The Bottomest un voyage dans le passé musical de McCartney,Only Our Heartsen est la touche finale, un murmure à la fois nostalgique et résolument tourné vers l’avenir. Ce titre illustre parfaitement la capacité du musicien à se renouveler tout en restant fidèle à son essence.
En invitant Stevie Wonder à ses côtés, McCartney offre un clin d’œil à une amitié musicale de longue date et réaffirme son amour pour les collaborations artistiques marquantes.Only Our Heartss’impose ainsi comme une pépite cachée dans la discographie de l’ex-Beatle, un trésor mélodique où s’expriment toute la maturité et la sensibilité d’un compositeur qui n’a jamais cessé de faire battre les cœurs.














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