Malgré des cheveux poivre et sel qui trahissent son âge, dès qu’on évoque Paul McCartney et les Beatles, le regard de Georges Delas s’éclaire comme celui de l’ado qu’il était au début des années 60. Une époque où, avec son frère, il découvre et tombe amoureux de la musique jouée par les quatre garçons de Liverpool.
« L’arrivée de la pop culture et du rock dans nos vies a été une véritable révolution pour tous ceux de ma génération. Très vite, pour moi, les Beatles se sont détachés du lot et ça a été le coup de foudre ». Cette passion dure depuis plus de quarante ans maintenant et a emmené notre homme bien plus loin que prévu.
À Liverpool bien sûr, pour un pèlerinage dans la ville natale des Fab Four mais aussi à New York au pied du Dakota building où John Lennon fut assassiné. Mais cet amour pour les Beatles s’est surtout traduit par la constitution, au fil des ans , d’une collection impressionnante autour du groupe et de son oeuvre. Au point que Georges a réuni tant de pièces et de documents qu’il a créé un petit musée qu’on peut visiter à la demande.
« Tout a commencé quand j’ai découvert la beauté de leurs 45 tours français, puis les innombrables nuances qui existaient entre les éditions, j’ai parexemple 28 versions différentes du vinyle de Sgt Pepper ! ». Vingt-huit versions d’un même disque ? Inutile de chercher une explication rationnelle, Georges l’admet bien volontiers. « N’essayez pas de comprendre un collectionneur, c’est un fou ! », plaisante-t-il.
Un Magical Mystery day
Au cours de ses pérégrinations pour trouver la perle rare, il découvre le festival Beatles Day, à Mons en Belgique. Epaulé par quelques amis, fans eux aussi, il décide d’en créer la réplique dans le sud. Ce sera le temps fort Une journée avec les Beatles, organisé chaque troisième week-end de septembre à Salon-de-Provence. Cette année, le festival, qui héberge une bourse aux disques et propose 14 concerts de Tribute bands, soufflera sa huitième bougie et s’intitulera Magical Mystery Day.
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En attendant cette 8e édition, le véritable événement pour Georges et ses amis, c’est évidemment la venue de Paul McCartney au stade Vélodrome. « Je l’ai déjà vu cinq ou six fois à Bercy ou au Stade de France et même avec Wings en 1972 pour un concert « mythique » au théâtre antique d’Arles, mais le voir à Marseille c’est vraiment exceptionnel ! Et puis à 72 ans, ce sera peut-être sa dernière tournée… «
Avant le concert, l’association Une journée avec les Beatles s’installera devant le Vélodrome pour se faire connaître et échanger avec d’autres fans. L’occasion pour ceux qui le voudront d’aller recueillir quelques anecdotes auprès de Georges, une véritable encyclopédie vivante que rien ne peut arrêter quand il évoque son groupe favori. Ceux qui veulent le rencontrer devront se hâter car dès les premières notes, Georges sera au premier rang pour applaudir celui qui, avec son groupe, aura été le fil conducteur de sa vie.
Source : laprovence













