Paul McCartney s’est produit dimanche soir à Los Angeles. Notre journaliste y était.
Avait-il en tête le 28 août 1966 quil reviendrait un jour chanter ici? Les Beatles avaient donné leur avant dernier concert au Dodger Stadium de Los Angeles, ne sachant pas encore que la fin était proche. A lépoque, les Fab Four se contentaient dune quinzaine de chansons expédiées en une petite demi-heure. Mais hier soir dans la cité des anges, pour son grand retour dans la mythique enceinte de base-ball, Paul Mc Cartney, 72 ans, navait pas lintention de jouer petit bras. Après un virus qui lobligea à annuler des concerts en mai, lex Beatles a repris la route début juillet dans le cadre de sa tournée «Out there». Et cest donc dans les grands stades américains que le bassiste se produit pour cette nouvelle série de concerts.
Première surprise, Paul ouvre sur «Eight days a week» un titre des Beatles chanté par John, sacrifiant à la règle officieuse de ne pas interpréter les titres de son défunt collègue. Autour de lui, les quatre mêmes musiciens qui laccompagnent depuis plus de dix ans assurent. Harmonies parfaites, rythme maitrisé, le Paquebot Mc Cartney a levé lancre. Doucement mais sûrement, pendant près de trois heures, lancien Fab Four va dérouler lusine à tubes, voyageant dans son immense répertoire. Il serait aisé de faire la liste des chansons quil a choisi de ne pas jouer («Penny Lane», «Cant buy me love», «Magical Mystery Tour», «Hello Goodbye», «Drive my car», «Get Back» etc, etc). Mais Mc Cartney est rusé, il sait que ses fans les plus inconditionnels attendent des surprises.
Ce sera «All together now», joué de manière potache, ou un magnifique diptyque autour de «Sgt Peppers Lonely Hearts Club band»: Paul et ses boys sattaquent au psychédélique «Lovely Rita» avant doser se lancer à lassaut de «Being for the benefit of mr Kite!», hypnotique et paradisiaque pour tout expert Beatles.
Sans forcer, lami Paul glisse quatre titres issus de son dernier album «New», qui nont pas à rougir de la comparaison avec leurs illustres aînés. Ici ou là également, Mc Cartney noublie pas le répertoire de Wings (très belle version de «Nineteen hundred and eighty-five») ni son répertoire solo (un «Maybe Im amazed» magique dédié à Linda, sa première épouse décédée, ou un «Another Day» bien trop rare).
Mais cest évidemment dans la dernière ligne droite que le show décolle, Mc Cartney envoyant lartillerie lourde assommer les 56 000 spectateurs présents. La pyrotechnie de «Live and let die» fait rugir Los Angeles de bonheur, tout comme «Hey Jude» chanté en chur pendant plus de sept minutes. Même le personnel de sécurité, généralement réservé, se prend au jeu et entonne le «Na na na» impérial. Au final, la setlist affiche 39 titres au compteur et presque 2h50 de show. Depuis des mois le landerneau musical parisien sagite pour savoir quand Paul se produira en France. Les rumeurs parlent de novembre. Mais rien nest officiellement confirmé. Certains à Los Angeles ont patienté près de 50 ans pour revoir leur idole Paris peut bien attendre encore un peu
Setlist du 10 août 2014, Los Angeles, Dodger Stadium
1/ Eight days a week
2/ Save us
3/ All my loving
4/ Listen to what the man said
5/ Let me roll it
6/ Paperback writer
7/ My Valentine
8/ Nineten hundred and eighty-five
9/ The Long and winding road
10/ Maybe Im amazed
11/ Ive just seen a face
12/ We can work it out
13/ Another day
14/ And I love her
15/ Blackbird
16/ Here Today
17/ New
18/ Queenie Eye
19/ Lady Madonna
20/ All together now
21/ Lovely Rita
22/ Everybody out there
23/ Eleanor Rigby
24/ Being for the benefit of mr Kite !
25/ Something
26/ Ob-la-di Ob-la-da
27/ Band on the run
28. Back in the USSR
29/ Let it be
30/ Live and let die
31/ Hey Jude
32/ Day Tripper
33/ Hi hi hi
34/ I saw her standing there
35/ Yesterday
36/ Helter Skelter
37/ Golden Slumbers
38/ Carry that weight
39/ The End
Source : parismatch













