La population éprouvée de Lac-Mégantic a été touchée en plein coeur par les mots de Paul McCartney mardi soir.
«C’était très émouvant. Ça nous a brassé en dedans», a relaté mercredi Annie Charron, chargée la semaine dernière de la distribution de quelque 900 billets parmi les sinistrés de Lac-Mégantic invités par l’organisateur 3E à assister gratuitement au spectacle de Sir Paul.
Une présence sur les Plaines que l’ex-Beatles n’a pas manqué de souligner lors d’une intervention chaudement applaudie.
«Nous avons des invités très spéciaux dans le public ce soir. Je voudrais dédier cette chanson aux gens de Lac-Mégantic. Tout cet amour va à vous», a lancé Paul McCartney avant d’entamer la touchante chanson Let it Be. Un grand moment pour les quelque 900 Méganticois répartis dans la foule.
«Les gens se sont retrouvés en gang d’amis. C’était notre moment à nous autres», relate Mme Charron qui a travaillé fort pour organiser en quelques jours seulement la logistique ayant culminé par l’arrivée de 11 autobus bondés à l’entrée des Plaines vers 19h40 mardi.
Une organisation qui valait la peine, dit-elle, et qui a permis aux sinistrés de «penser à autre chose» le temps d’une soirée.
Solidarité
Même la route a fait partie de l’aventure, les autobus scolaires ayant été escortés par la police dans les rues de Québec. «Les gens qui nous voyaient nous envoyaient la main, klaxonnaient. C’était touchant, c’est super de voir que les gens sont aussi solidaires», a poursuivi Mme Charron.
Retour à Lac-Mégantic après le spectacle oblige, tous n’ont pu écouter le généreux marathon musical de «Macca» jusqu’à la fin puisque le départ des autobus était prévu pour minuit environ.
Certains ont toutefois dépassé le couvre-feu, rigole Mme Charron à propos de joyeux «indisciplinés» qui ont fait durer le plaisir pendant les innombrables rappels. «Certains départs ont été retardés, mais personne n’était fâché d’arriver tard chez eux. Tout le monde était content du spectacle, tout le monde a passé une belle soirée et c’est ça qui est l’important.»
Source : lapresse












